Pages

11 avril 2008

QUELLE LIBERTÉ ?


À l'heure ou quantités d'hommes dans le monde manifestent pour la défense ou la promotion de leur liberté (liberté politique, liberté religieuse, liberté de la presse, ...), il n'est pas inutile de rappeler que "la seule liberté inscrite dans la nature humaine est la liberté absolue" (Michel Potay, Le Pèlerin d'Arès 93-96).


Qu'est ce que la liberté absolue ? C'est la possibilité qu'a chaque homme de déterminer et d'orienter librement son existence dans le sens de la Lumière ou de la ténèbre, en usant de tous les moyens naturels dont il dispose, au maximum de ses possibilités. Dit autrement, c'est la possibilité, inscrite en tout homme, de choisir librement entre un destin d'homme-dieu (libre et vertueux) ou une vie d'homme-nèpe (écrasé par le mal). L'homme est la seule créature dans tout l'univers à disposer d'une telle latitude de choix. Toutes les autres formes de vie, végétales, animales, minérales,... sont soumises aux lois de leur espèce. L'homme, à l'inverse, a le pouvoir de maîtriser et même dans certains cas, de dépasser les lois de sa biologie et de son psychisme jusqu'à se créer spirituel (ou de refuser de l'être). Cette liberté là n'est pas sans contingence mais elle ouvre à l'homme un champs de possibilités infinies. Elle a partie liée avec la conscience et la volonté d'être. Elle tire sa force de la liberté même du Créateur de l'Univers, qui a créé l'homme à son image et à sa ressemblance.

L'humanité, même la plus avancée sur le terrain des libertés, n'est pas libre (Evangile donné à Arès 10/10) au sens que Dieu donne à ce mot. Au regard des régimes dictatoriaux qui ont sévi et sévissent encore dans le monde, la liberté d'entreprendre, de s'exprimer, de pratiquer la religion de son choix,... sont des avancées précieuses et considérables. Mais ces libertés ont-elles rendus heureuse l'humanité ? Ont elles produit le Bien Universel ? En quadrillant et découpant sa liberté, absolue par nature, en libertés politiques, religieuses, civiques, morales, publiques, économiques,...toutes hyper-règlementées et soumises à de multiples et incessants contrôles, l'homme a considérablement réduit son champs d'action et ses possibilités. Il s'est auto-mutilé volontairement. Son imagination et sa créativité dépérissent, et le monde s'uniformise. Le plus problématique c'est que l'homme s'est tellement conditionné au besoin d'une liberté enrégimentée, qu'il est en passe d'oublier complètement les fantastiques possibilités de création et de Vie qui sommeillent en lui. Toute tentative de se libérer, i.e de retrouver et réactiver la liberté absolue de chercher et créer le Bien ailleurs que dans et par le système, passe désormais pour une folle entreprise dénuée de fondement et d'intérêt. "Doux rêveurs" ricanent les moqueurs, "dangereux révolutionnaires" clament les plus conformistes.

Et pourtant, sans cette liberté là, pas d'espérance d'un monde changé. Car la liberté absolue est la seule liberté qui ouvre à l'homme la possibilité de changer de nature, de transformer le mal en bien, de transmuer la violence en douceur, la colère en écoute, la haine en pardon,... car elle est la seule qui lui ouvre les portes de son cœur. "Aucune loi n'a jamais fait naitre une conscience" disait Martin Luther King. Le bonheur ne sortira pas de droits proclamés ou de régimes sociaux généralisés ; il ne sortira pas d'un partage des richesses imposé ou d'une gouvernance mondiale "avisée". Le bonheur, ne sortira que de la conscience et la volonté d'un petit reste d'hommes de faire prévaloir sur toute loi, sur tout système, sur toute liberté surveillée, la liberté absolue d'aimer et de créer.


Souldigg



06 avril 2008

HOMMAGE À MARTIN LUTHER KING

 PIOUS GENS Je fais un reve
envoyé par souldigg


Martin Luther King a consacré sa vie à lutter pour les droits civiques des noirs aux USA. S'il a pu rassembler autant de personnes autours de lui dans son combat, s'il a su remporter des victoires et rester dans les mémoires, s'il a été tué aussi (il a été assassiné le 4 avril 1968), c'est à mon sens, parce que son message transcendait tous les clivages. Il puisait sa force à l'amour universel, qu'on le nomme amour divin, amour du prochain, ou amour fraternel, une force capable de transformer l'individu et la société.

En hommage donc, au pasteur qui ébranla le pouvoir aux USA et fit trembler les foules, je publie cette vidéo d'un jeune chanteur de rap dont le verbe m'étreint et la présence sur scène décoiffe. J'ai filmé ce plan-séquence le 21 juin 2006 lors d'un concert donné
à la SCENE BASTILLE. Le morceau s'intitule "Je fais un rêve" et c'est un appel à reprendre la lutte pacifique et aimante pour que surgisse enfin un peuple capable d'arrêter les guerres.

A vous d'entendre et voir !

Souldigg

NB : La vidéo est disponible sur le site DAILYMOTION. Cliquer sur l'image ou ce lien pour y avoir accès









05 avril 2008

CRI DU CŒUR

 


La nouvelle a été annoncée par le Vatican, comme les résultats d'une société cotée en bourse. Les nouveaux chiffres des religions sont arrivés ! L'Islam confirme son offensive en devenant la première religion du monde avec désormais 19,2% de la population mondiale, devançant le catholicisme (17,4%) grâce notamment à une plus forte natalité. Reste que la chrétienté se maintient avec près de 33% toutes églises confondues (orthodoxe, catholique et protestantes...) avec comme bastion, l'Amérique et en particulier l'Amérique Latine (pour le catholicisme).

Au total ces croyants représentent plus de 3,5 milliards d'individus. Mais combien de pénitents ? A savoir combien d'hommes réellement animés par l'Amour du prochain, la bonté, le pardon des offenses, la recherche de la Paix, la liberté absolue,... toutes ces choses qui nous viennent de Dieu et dans lesquelles on trouve Dieu ? Presque aucun répond la Révélation d'Arès. Presque Aucun ! C'est assez peu dire que les religions emprisonnent la vie spirituelle.

Oui, il est temps que l'homme se libère  ! Qu'il retrouve le vrai sens de la Parole et redécouvre le vrai visage de son Créateur, qui est avant tout un Père ! Un Père qui pleure de voir ses enfants se faire la guerre et qui souffre de ces divisions établies "en son Nom" qui légitiment sentiments de supériorité et dominations qui entretiennent les faiblesses.

"L'homme compte, l'homme compte" déplore à de multiples reprises la Révélation d'Arès (Le Livre II/14). Quand l'homme cessera t-il donc de se laisser parquer en troupeaux par des dominateurs qui lui disent quoi manger, quoi penser, quoi croire, qui haïr, qui tuer mais qui n'appelle jamais (ou si peu) à pardonner, à aimer, à dépasser les préjugés ? Qu'importe ce à quoi vous croyez (ou ne croyez pas) mes sœurs, mes frères. L'important est ce que vous avez dans le cœur et ce que vous y puisez pour l'offrir aux autres, tous les êtres humains qui vivent sur cette terre, vos sœurs et vos frères !

Car il n'y a qu'un seul Père qui souffre
de nous voir faire la guerre.


Souldigg





28 mars 2008

SALAM ISLAM


A ceux qui ont été surpris de voir figurer sur ce blog une citation du Coran, je veux dire quelques mots sur l'Islam, que j'ai appris à apprécier et à connaître. C'est en lisant une vie du prophète Mahomet que je suis devenu croyant. Je ne suis pas devenu musulman pour autant car peu de temps après je découvrais la Révélation d'Arès dans laquelle j'ai reconnu ce à quoi mon cœur aspirait profondément : l'appel à une foi libre et responsable, dégagée des lourdeurs rituelles et dogmatiques, une foi simple, évolutive et créatrice. J'adhérerai d'autant plus facilement à la Révélation d'Arès, qu'elle confirme le Coran comme Parole révélée et invite le croyant à s'y référer. Le prophète Mouhammad est cité 28 fois dans la Révélation d'Arès qui appelle tous les fils d'Abraham à dépasser leurs préjugés pour unir leurs forces. De fait, je garderai longtemps une certaine affection non dénuée de naïveté pour le monde musulman. Ce n'est que peu à peu que j'ouvrirai les yeux sur le poids de la religion en Islam, sur les formes spécifiques d'inertie qui s'y sont installés au cours de siècles et qui y sévissent aujourd'hui. Mais que mes frères musulmans, que je tiens en grande estime, ne se sentent pas blessés par ces propos. Je ne cherche pas à établir de hiérarchie entre les différentes confessions ou à me faire juge ou donneur de leçon. Je me contente de répéter avec mes mots ce que le Créateur est revenu dire à Arès : à savoir, qu'aucune religion n'a accompli le projet d'amour et de justice énoncé dans les écrits bibliques, évangéliques et coraniques et que l'homme doit cesser d'attendre des dogmes (ou des lois c'est pareil), des rites (ou des traditions) ou même de la Miséricorde Divine, la solution à ses problèmes et le salut éternel. La vie est existentielle. C'est uniquement par un effort sur lui-même que l'homme se crée spirituel, se sauve et contribue au retour en Eden.


Néanmoins il faut reconnaître à l'Islam et aux musulmans un grand mérite : celui d'avoir gardé intacte, l'expression d'un monothéisme strict, et d'avoir maintenu direct à savoir sans intermédiaire, le lien entre le Créateur et l'homme. Car c'est bien de cela dont il s'agit avant tout. Vers l'an 610 quand Mahomet reçoit la première visite de l'Ange Gabriel, qui pendant 22 ans lui dictera le Coran au gré des circonstances et de la vie de sa communauté, où en est-on de la révélation du Dieu unique annoncé à Abraham près de 2500 ans auparavant ? Israël a été anéanti et le monde juif est dispersé. Il ne représente plus une force de foi. Il va survivre dans l'errance en protégeant son héritage aux prix de terribles persécutions. Le christianisme s'est certes répandu sur les deux rives de la Méditerranée, mais il a adopté en 325, au concile de Nicée, la Trinité comme dogme, faisant de Jésus, simple prophète, une incarnation de Dieu lui-même, instituant et légitimant ipso facto, le clergé comme le représentant de Dieu sur terre. Dans ce contexte, l'Islam s'est avant tout imposé comme le rappel de l'existence et de l'Unicité de Dieu et les musulmans meneront une lutte parfois très vigoureuse, contre tous les polythéismes et associationnismes. La sourate "la foi pure", qui compte parmi les premières révélée et qui occupe une place centrale dans la pièté du croyant, témoigne de l'attachement de l'islam à ce caractère de la foi musulmane. Je vous invite vivement à la lire pour mesurer la portée, ainsi que la force d'expression et de concision du texte coranique : 

« Au nom de Dieu,
le Clément, le Misericordieux.

Il est Dieu Unique,
Dieu absolu.
Il n'a ni engendré,
ni été engendré.
Il n'a point d'égal. »

Cette force, avec laquelle le croyant peut entrer en contact sans intermédiaire, est à mon sens,  ce qui vaut aujourd'hui à l'Islam de nombreuses conversions. Il est un rappel de cette absolue transcendance dont l'homme ne peut se passer et que notre société hypermatérialiste a tendance à étouffer sinon à nier. Lu dans la fidélité à l'essentiel et dans un état d'esprit libre de tout préjugé, le Coran se révèle un texte d'une grande beauté qui exalte dans le cœur de l'homme les plus nobles sentiments. Sans compter qu'il se présente comme une parole "purifiée", alors que la Bible et les Evangiles nous sont parvenus avec beaucoup de gloses, d'ajouts de main d'homme et d'omissions.


Mais le Dieu « Tout-Puissant » du Coran, peut aussi donner le sentiment d'écraser le croyant. En lui demandant de se soumettre dans et à la paix (musulman signifie littéralement soumis de Dieu et le mot islam est aussi présenté comme dérivant du mot salam qui signifie Paix), il ne semble pas faire grand cas de la liberté humaine. De fait en Islam un profond fatalisme domine la foi : une majorité de musulmans croient que Dieu décide de tout ce qui arrive et qu'il n'y a pas d'autre issue que de s'en remettre à Lui. « Incha Allah », que les musulmans répetent souvent et qui signifie "Si Dieu le veut", traduit cette disposition d'esprit. Est-elle le fruit de circonstances et d'interprétations historiques ou une étape nécessaire de la foi dans son retour graduel à la vie spirituelle libre ?  Il ne nous est pas possible d'en juger mais seulement de rapporter que La Révélation d'Arès qui survient 1400 ans après le Coran, appelle l'homme à se rendre maître de son destin, à choisir librement de renoncer au mal et de faire le bien, à regarder ces deux notions au delà des carcans de toute religion comme de toute morale. A les prendre comme des forces actives dont la maîtrise font de l'homme le co-créateur de ce monde, l'image et ressemblance positive et active du Père de l'Univers. Ce que le Coran dit à sa manière quand il dit que « l'homme n'est que ce qu'il s'efforce d'être »  et que « Dieu a choisi l'homme pour être son lieutenant sur la terre ». N'est ce pas là justement honorer la liberté humaine ?


Souldigg