Samedi soir en pleine rase campagne dans "les Territoires", cette frange d'une France oubliée de la Capitale où les dits Gueux, ces pauvres "Damnés de la terre" sur le dos, les souffrances et attentes desquels les biens lotis de cette société inique font leur beurre, sont nombreux à trimer. Un pote de retour d'une escapade pour rendre service à un autre poto dans la mouise comme lui m'appelle pour me demander d'aller le chercher à la gare et le ramener chez lui. Ni une ni deux, je rassemble mes affaires et j'embraye. Je récupère le pote et on reprend la route direction sa crèche pour poser ses affaires. Après une halte au kebab du coin pour se remettre l'estomac en place, on se met en quête d'un petit bar où passer la soirée, tâter de la vibe humaine avant de reprendre la semaine. C'est weekend, faut bien décompresser, d'autant qu'on s'est pas vu depuis deux semaines et qu'on a des choses à se raconter. Et le samedi soir y'a toujours un comptoir en fête où se poser pour tâter le bout de gras et échanger les nouvelles de la contrée entre deux gorgées dans une ambiance conviviale. Mais là, choux blanc, nuit noire. On trouve les deux bars des alentours portes closes et pas un rat à roder autours. Ambiance mortuaire dans l'air. Mais KESSKISSPASS ! On n'est pas un jour férié et même si on a passé la date fatidique du 20 du mois qui sonne le glas dans les bourses serrées, c'est pas le genre de ces officines de tirer le rideau LE jour de la semaine où tout le monde lâche ses derniers deniers, ne serait-ce que pour oublier ensemble qu'on est tous à grapiller un sou par ci, un billet par là pour s'en sortir et partager ce qu'on a de plus cher à offrir, ce parfum unique d'une pauvreté digne même si c'est l'histoire d'en rire plutôt que d'en pleurer.
Passé le moment de stupéfaction, pour ne pas dire de déception interloquée, je propose à l'ami de retour de virer de bord pour se poser à la maison devant un bon feu de cheminée. J'ai toujours un fût de côté dans les placards pour honorer les "visiteurs du soir" qui s'invitent à l'improviste l'histoire de se changer les idées. C'est tout le fond de ma philosophie : partager et accueillir tout ceux qui passent le pas de ma porte en ami comme si c'était Dieu en personne qui venait me rendre visite. Après tout, ne sommes nous pas crées à son Image (Genèse 1/18) comme le dit le premier livre de la Bible ? Et si il y a bien quelque chose que le prophète Jésus venu pour spiritualiser ce fatras antique (ou serait-ce ce fracas comme le lut l'ami qui reprendit mes mots pour corriger mes fautes pour aller loin) nous a laissé, c'est bien le geste de boire un verre en bonne compagnie et d'ouvrir sa porte avec hospitalité pour retrouver cette vie qui fait de nous des frères. "Nous devons apprendre à vivre en frères si nous ne voulons pas mourir comme des idiots" tançait les foules Martin Luther King, un haut-parleur de Jésus des temps modernes.
Qui dit frère, dit mêmes pairs et Mer dixit le Druide qui relu mes lignes. Père ET Mère de toute l'Humanité c'est ce que Celui que l'on nomme Dieu est dans son Unité. C'est pour ça qu'il nous a créé Homme ET femme pour ne faire à notre tour qu'UNE seule chair. Le couple, cellule de base de la société et image idéale de cette unité quand l'Amour auréole ce lien de toutes ses forces assemblées, romantique d'abord parce que c'est ce qui fait s'élancer vers l'autre et s'unir, parental et filial quand ce couple se multiplie à son tour, et évangélique bien sûr, cette force à l'énergie insoupçonnée qui continue d'être ignorée de la plupart des humains car il demande effort, constance et dépassement en toutes circonstances. À l'opposé de l'amour romantique, amour chaud puisée à l'émotionnel, starter de tout élan, de toute poussée, l'amour évangélique est un amour froid, un amour de Raison qui agit en conscience. Feu bleu de l'âme cet Amour tient plus du fer que du magma. "Je ne suis pas venu porter la paix mais le glaive" rappelait Jésus dans ses élancées pour appeler l'homme à descendre en lui-même et lutter contre ses propres démons pour changer sa vie. Aussi peut-il parfois déconcerter voire éprouver vu qu'il nous demande d'aimer jusqu'à nos ennemis, mais poussé loin, il peut refondre en l'homme la plénitude de cette Image pour la faire vraiment ressembler à Celui qui s'y est fondu sur cette Terre, et même changer le monde (Le Signe 28/7) s'il s'étend au point de devenir force sociale. Étendu aux relations quelles qu'elles soient cet Amour là pourrait former un ciment plus dur et plus fort que toutes les lois qui l'ont remplacé pour régir les rapports humains en "(société)". Société, un mot qui cadenasse bien des envolées vers ce que Dieu, Assemblée de forces lui-même, nous appelle à retrouver, associé qu'il a été au cours des siècles aux religions, cultures, idéologies, histoires qui divisent plus qu'elles n'unissent.
Mais trêve de prêche. Le sujet ici c'est ce KESSKISSPASS en France pour qu'un samedi soir, rues et bars de petits villages où abondent d'ordinaire les rencontres, se retrouvent plongées dans le noir ? Un lien avec la multiplication des manifestations des paysans et petits agriculteurs un peu partout dans la pays ? Un coup de force de la Kommandantur élyséenne qui fait tout pour étouffer la vie en base par relais préfectoral ? Les grands médias ignorant savamment et sciemment de relayer ces coups de force qui la mettent à mal, comment savoir ce qui se passe vraiment ? Réduit à des suppositions, nous voilà le pote et moi à naviguer entre petites routes et villages éteints pour aller se réchauffer auprès du poêle domestique quand, coup de bol, en traversant un petit village, on tombe sur une échoppe allumée où quelques têtes plongent leur nez dans un verre au comptoir. A peine le temps de se jeter un regard pour se décider et me voilà garé à côté du bar pour s'y engouffrer.
Il est 21h30, autant dire que c'est le début de la soirée qui commence en temps "normal". Tout chauds à l'idée de tremper notre jus dans un bain local on enjambe les quelques mètres qui nous séparent du pas de porte et on pénètre le lieu avec ce sourire large sur le visage qui marque la joie de trouver un havre où se poser après une traversée. Ce lieu je le connais. C'est le bar-tabac de secours de la petite ville d'à côté quand celui de mon village est fermé pour congés. Autant dire que je me sens un peu en terrain familier. Mais là, re-stupeur (sans tremblement). Le bar est presque vide et la patronne qui nous dévisage d'un air gênée nous fait savoir d'emblée qu'elle va bientôt fermer, mais comme les trois pékins qui font piliers de comptoir avec des airs de chiens tristes n'ont pas fini leurs verres, elle consent à nous en servir un. Pas bégueule, on prend commande avec le sourire, et là petit miracle, assis à une table dans un petit coin bien chauffé, je reconnais un local qui passe son temps à dessiner sur table, un verre toujours rempli à côté de lui, avec lequel j'avais sympathisé lors d'une précédente virée dans cette ville dans le bar d'à côté, fermé lui aussi en ce samedi !
"Salut gars, toujours à dessiner ? Comment va ? Tu nous remets ?" que je lui lance en m'approchant de lui avec le pote qui m'accompagne, tout joyeux lui aussi de croiser dans ce rade déserté un visages familier. La dernière fois, la rencontre avait fait des étincelles. Quand un infographiste TV de métier, musicos à ses heures venu s'échouer dans ce territoire croise un dessinateur, ancien producteur de Rap pendant 10 ans dans le 93 qui a lui aussi pris la tangente pour fuir la Capitale, forcément ils ont des choses à se raconter et des coups (à boire) à s'envoyer avant de se quitter. "Ouais, bien sûr que je vous remets. Salut les mecs ! L'autre bar d'à côté est fermé alors j'ai fait de celui-ci mon nouveau QG". "L'autre bar fermé lui aussi ? Mazette KESSKISSPASS dans ce pays ? Tous les rades ont tiré le rideau de fer ce soir !?"... Silence froid dans la salle... Je sens la patronne derrière moi qui nous plombe du regard. Insouciant comme d'hab, je reprends derechef sur un ton amical : "T'as pas perdu la main. Toujours en train de graffer avec agilité ton papier !". Lui, rassuré par la branche de mots que je lui tends sur son ouvrage au lieu de poursuivre mon fil d'interloqué par la situation de cloaque : "Comme tu le vois ! J'ai même la BD que j'ai publiée avec moi. Il n'y en a plus qu'un exemplaire en vente disponible sur internet" me lâche t-il en sortant de sa besace avec fierté le petit livret broché qu'il garde précieusement pour faire sa pub auprès des curieux qui l'abordent dans ses "QG". "Steu BD ?!" Que je lui rétorque direct : "Je l'ai chez moi. La dernière fois qu'on s'est vu, j'ai TAGGUÉ sa couv avec mon phone et l'ai commandée. J'ai du prendre l'avant-dernier exemplaire vu que tu n'en as plus qu'un à vendre et que ça fait pas si longtemps qu'on s'est croisé". Rigolade rigolarde ! Ému d'apprendre que j'ai son bouquin en banque, il me sort de son tiroir, le gars a plus d'un tour dans son sac pour faire la blague comme on dit dans le cinéma, le flyer de ses compos RAP sous l'intitulé "AZIM L'écume de la vague", "toujours en ligne sur youtube" après toutes ces années "sans que je n'ai rien eu à faire pour les diffuser" flagorne t-il un brin avant de préciser : "Bon, faut dire que j'ai bossé avec des gitans et pour ce qui est de passer les lignes et de faire vivre la liberté ils s'y connaissent". Amusé, touché de plein fouet par ce mot qui fait vibrer et vriller mon cœur nanti qu'il est d'un héritage familial aux origines troubles restées dans l'ombre de sombres histoires que l'on ne préfère pas raconter, je saisis le tract et le flashe avec mon portable pour en garder trace avec la promesse de relayer l'info pour faire vivre ce jus de Gadjo qui en a, ma foi ! L'album précité vaut le détours. Ecrit et sorti en 2004, 20 ans plus tard il n'a pas pris une ride. Ses rimes blastent les airs comme au premier jour et ses accents gitans s'entendent ici et là. La famille ça se tait parfois, mais ça s'oublie pas. Dans le sang ça court, ça court et ça se signe quand ça ne saigne pas, ici ou là au détours d'une rencontre impromptue comme ce soir-là. Pas étonnant que le gars a pu faire jonction avec cette communauté-là. Couteaux et stylos, des LAMES, promptes à faire verser des LARMES de surcroît. Larmes de peine ou de joie selon qu'elles tirent pleurs ou rires, selon qu'elles tirent plusieurs fois.
Je retiens les miennes et j'embraye sur le tract et ses mots qui fusent comme des éclairs dans ma chair. "Yo ! Le Rap ? Du bon jus qui claque et qui fleure le flow de la Vida, Amigo ! Lo me gusta". Le gars se lève et vla ti pas qu'il me sort qu'il est en train d'apprendre le portugais en écho à mes sorties hispagnolées. 30 ans marié avec une fille d'espagnol pur jus ça s'oublie pas ! L'espagnol court dans mes veines comme une seconde langue maternelle avec l'americano-english appris à l'adolescence aux USA et qui me sert de passe-partout à tout va, mais qui n'égale pas cette flambée que je ressens quand les O et les A rythment le phrasée. FRATELLO, FRATELLA ?! "ÇA C'EST DE L'ITALO !" que je réplique directo en m'esclaffant quand je l'entends prononcer ces mots inscrits sur ses paplars griffonnés en mode petit dico qu'il me montre pour me prouver qu'il est vraiment en train d'apprendre le "portouguesh". Il a du faire une rencontre de choix qui l'a invité à manier cette langue avec brio, pensais-je. "Oui, je parle un peu l'italien aussi, c'est pour ça que je prononce le mot comme ça, mais en portugais c'est le même mot pour dire la chose' me rétorque t-il pour se justifier du "mescla" (mélange en espagnol) de ces accents harmonieux dans sa voix... Ah! La Rome Antique qui répandit sa langue jusque dans nos contrées... Elle ne nous aura pas que laisser son Droit écrit et ses lois, au panier ses lois écrites!, que vive plutôt, libres de surcroît, ces Eaux et ces Has que ces sonorités réveillent dans nos âmes... O, A, AHOU !
Désormais debout tous les trois, chopines en main, nous voilà maintenant à savourer ces mots FRATELLO, FRATELLA en finissant nos verres. "Les rencontres..." Lâche le gars. "Je vis pour ça. C'est pour ça que je m'installe toute la journée dans un bar et que je dessine à tout va. Pour faire RENCONTRE avec d'autres qui l'attendent et l'espèrent comme moi". Ah les Rencontres ! Et plus encore, celles qu'on fait dans les bars, là où échouent le temps d'un verre ou d'un soir, tous ceux de passage et qui font tourner les mots pour relayer les vraies infos, celles qui font Notre Histoire à nous, les gens d'en bas. "Si les curés au temps de la religion triomphante étaient descendus dans les bars, le vrai christianisme aurait peut-être pris dans ce pays à l'âme partageuse. Les élus de la raie poublique sont eux aussi restés assis sur leurs trônes murés dans leur mépris. On vit (du verbe vivre), et voit le résultat aujourd'hui !" ai-je récemment répondu en com à un "qui" signe "Le Parrèsiaste" sur X, i.e "celui qui dit la vérité tout haut sans ambages", en écho à une rencontre opportune qu'il a justement fait... dans un bar et qu'il a relaté dans un post bien tourné !
"Le bar c'est la rue arrêtée un instant" écrit Michel Potay. C'est la Vie qui se mire dans son propre miroir, entendez par là Dieu, et oui encore Lui, qui par nos oreilles et nos voix chauffées par l'échange de proximité, se mêle à nos propres bouffées de chaleur et lumières partagées. Plus que dans les églises ou les chaires du pouvoir, je suis sûr pour ma part que c'est là qu'Il se glisse en secret pour entendre ce que disent, pensent et partagent Ses Enfants, et tout ceux qu'il affectionne particulièrement, les pauvres, les oubliés, les petits, les damnés de la "(société)", si j'en crois ces lointains échos de l'Ancien et Nouveau testament qui se répercutent jusque dans Sa Parole récemment redonnée en France à Arès en 1974 et 1977 (Le Signe). Je dis "je suis sûr" mais qu'en sais-je vraiment ? Si j'étais lui c'est ce que je ferais en tous cas. Car ou ailleurs que dans les bars les cœurs s'étrennent et les gorges s'ouvrent pour lâcher des mots qui font tressaillir la chair et emporter l'esprit dans les airs ? Cet esprit qui nous élève au dessus de cette chair que l'on a tous en partage qui porte le sang qui claque et circule dans nos veines, fébrilement, quand la chaleur des bouffées s'en mêlent, comment ne pourrait-il pas résonner au Cœur de Celui-là même qui dit être " plus proche de l'homme que sa veine jugulaire" (Le Coran) ? "Si la tête est faible remplie d'orgueil (et Dieu que "la tête" de ce pays l'est)", mais heureusement notre cœur est empli de notre Dieu". Jésus qui nous a invité à partager son corps et son sang dans l'affliction de nos peines pour les transfigurer de nos joies partagées... PARTAGER ! Un verbe qui a lui seul pourrait faire socle de civilisation et refondre les assises de cette "(société)" conduite par la rapacité, l'envie et l'hubris. PARTAGER, plus qu'un programme, une manière d'être et de vivre qui signe les force, bonté et beauté de ce qui git dans le cœur de l'humanité.
Ces pensées ont fusé dans ma tête à l'évocation de ce mot magique "RENCONTRE" prononcé par un gus qui m'offrit à partager ce qu'il a en cœur le temps d'une chopine. J'arbore un large sourire et lui claque la pogne en retour pour acter la rencontre et la sceller d'un contact de vérité en chair. Je finis mon verre et d'un regard avec le pote qui finit le sien, on se décide à tâter de la patronne pour en prendre un deuxième. Mais nos éclats de voix ont embaumé les lieux d'un je-ne-sais-quoi qui fait sentir sa gêne près du comptoir. Je fais le tour de la pièce du regard en mode furtif et je chope la jeune serveuse du regard. Elle me lance avec ses mirettes flamboyantes qu'elle a chopé nos voix avec bonheur complice mais baisse la tête illico comme pour me dire un brin déconfite : "Si cela ne tenait qu'à moi J'VOUS aurais resservi direct, mais c'est avec la patronne qui faut voir ça ...". Sur ce, je sors fumer un clope et laisse le copain avec sa "manière de", habitué qu'il est des zones grises, pour tenter de franchir le mur qui se dresse en bout de comptoir avec une mine un brin effarouchée. Est-ce l'éclatement de nos voix en O et nos A qui l'ont crispé ? Ou autre chose qui court dans toute la contrée comme un arrêté qui ne dit pas son nom qui plombe la situation ?
Parvenu seul au dehors, j'hume l'air froid de la nuit et laisse le ciel qui verse sa pluie en larmes fines perler mes pensées. La bruine bruite sourdement. Je lève les yeux et aperçoit la lune en croissant au dessus des toits qui tente une percée derrière les nuages qui la nimbent de brume. Je repense à tous ses rades fermés en ce samedi soir qui clôt une semaine de mobilisations sur tout le territoire, info étouffée par la sortie en foire d'un Praizidan en lunettes noires au forum économique mondial qui se la joue "a merry can" testostéronée [une joyeuse cannette en anglais, jeu de mot anglicisé sur l'écriture du mot American qui signifie américain par allusion à ce look bling-bling "Top Gunné" typiquement américain que le "praizidan", de la France s'il vous plait, a arboré pour interpeller directement son homologue de la Maison Blanche] et cherche par tous les moyens à provoquer une guerre pour rester au pouvoir. Quel foin il nous sert celui-là, relayé par tous les médias au prétexte de "cacher un œil que l'on ne saurait voir". Cacher ostensiblement, vieux truc de cinéma et magicien de cirque pour attirer l'attention sur un pan de faux mystère prompt à exciter et faire jaser pour mieux détourner le regard de ce que l'on fait passer en douce sans crier gare, auquel j'ai opposé un tonitruant #SilenceMarqué sur le compte d'un grand média qui relayait l'info complaisamment pour mieux noyer les autres, celles d'importance qui font la vraie vie de ce pays. Jugez plutôt :
MOTS-MENSONGES POUR LA GLOIRE LUNETTES NOIRES POUR LA FOIRE VOIS LÀ LE PRAIZIDAN EN FANFARE UNE SEULE CHOSE À ACTER LA MORT DE LA VÉRITÉ UNE SEULE CHOSE À VOIR UN JUS NOIR DE NOIR UNE SEULE CHOSE À RELAYER BANNIR LES MEDIAS-POUVOIRS OPPOSER UN SILENCE MARQUÉ
Le com a connu sa petite flambée sur X. Mais le gus est toujours là dans les Grands Médias à parader avec son œil au beurre noir qu'il cache pour qu'on en parle pendant qu'il continue de découper ce pays en tranches pour le vendre à tout va au plus offrant et plomber les forces encore vives du pays comme aujourd'hui les petits agriculteurs qui croulent sous la bureaucratie étatique européiste sans qu'aucun grand média ne pointe tout cela du doigt mais qui se mobilisent soudés, unis face à l'adversité. Une chape de plomb semble peser sur toutes les voix de ce pays et maintenant tous les lieux où se rassemblent encore les gens, en particulier ceux d'en bas. Le COVID avait fait bien du mal à toutes ces échoppes, les bars, les troquets, les bistrots, les comptoirs, les lieux où se partagent en plus des verres tintés, les échos des suées, du sang et des larmes versées à trimer qui font fluide irrigué des pensées que l'on partage. Combien ont fermé et n'ont pas réouvert passé le temps de cette psychose collective savamment organisée par Big Pharma et consorts avec la complicité des États désormais tenus en laisse par les Dettes contractées ? Et aujourd'hui en pleine crise nationale, ce qu'il en reste ferme le samedi soir ! Où va t-on ? Qu'est-ce qui se prépare sous cette chape de plomb ?
« Ce qui rend un homme malheureux, ce n'est pas de mourir, ni même de mourir de faim. Beaucoup d'hommes sont morts. Tous les hommes sont mortels. C'est de vivre dans la misère sans savoir pourquoi, de travailler comme des bêtes sans rien gagner, d'avoir le cœur usé, d'être épuisé, isolé, sans amis, dans un laissez-faire glacial et généralisé. » écrit Jack London dans Le peuple d'en bas. Un laissez-faire glacial et généralisé n'est-ce pas ce qui se trame, ce que l'on voit pointer à l'horizon quand on tend le regard vers les Pouvoirs qui nous dirigent, les grands médias qui façonnent l'opinion et les réseaux sociaux qui nous enferment dans nos solitudes devant des écrans qui ne nous renvoient que lumière froide qui produit refrigirance médiatique et glacialisation luminique à l'échelle de la "(société)" toute entière comme je l'écrivais dans un précédent article ?
Le danger est bien réel de voir "spectraliser" nos vies pour faire de nous des zombies. Mais sous la cendre, la braise est là, à crépiter bien tapie. "Il y a un vivier de forces extraordinaires qui gisent tapies sous la cendre en ce pays. Avec Macron la France touche le fond. Mais la braise est là ! Soufflez, soufflez, amis de tous bords qui avez conscience du tragique qui nous enserre. C'est dans l'épreuve que l'on se révèle !" écrivais-je il y a peu sur X en réponse à un com d'Etienne Chouard, chantre d'une nouvelle constitution qui ferait de chaque citoyen un participant à part entière de la vie politique de ce pays au sens noble du terme. Ces forces sont de générosité, l'âme partageuse de ce pays!, et de courage. Regardez les petits paysans qui se battent avec ténacité contre l'UE rappelant à chacun que l'UNION EST LA FORCE. Si l'on ne peut plus compter sur les politiques instituées et les grands médias pour changer quoique ce soit, si demain comme le projette le président, il nous faudra tous déclarer notre identité pour arpenter les réseaux sociaux, si même les bars où l'on se retrouvent ferment le samedi soir, que nous restera t-il pour nous retrouver et faire UN en humanité ? Nos maisonnées ou d'autres lieux encore plus privés ? Mais alors je gage que vu l'évolution de la "(société)" il nous faudra prendre la précaution élémentaire d'éteindre tous nos portables-mouchards avant de se retrouver.
C'est dans l'épreuve que l'on se révèle et l'heure qui sonne est grave. Mais ne baissons pas les bras, ne cédons pas au désespoir. Certains signes ne mentent pas. Les lunettes noires d'un faiseur pour cacher un œil au beurre noir ? Ceux qui ont arboré cet œil avant lui, de grandes figures instituées, ont toutes été délogées peu après me rappela l'ami avec qui j'ai partagé cette soirée une fois revenu entre quatre murs réchauffés par la chaleur d'un feu de cheminée. Le feu, le Feu sacré qui brûle dans les cœurs et les âmes des hommes et femmes de bonne volonté qui aspirent à autre chose qu'une vie de chien ou de "normi(e)" endormi(e) n'est pas éteint. Il ne tient qu'à nous de souffler, souffler, souffler sur ces braises pour qu'elles embrasent la terre pour retrouver ce qui fait de nous des frères.
À très bientôt 🔥
Eric Desneux dit ÆRIK




