09 janvier 2008
08 janvier 2008
VAINCRE LA VIOLENCE ET LA PEUR
2007 s’est achevé sur l’ombre et la haine avec l’assassinat au Pakistan, de Benazir Bhutto, figure d’un islam humaniste et progressiste, en lutte contre de la dictature de son pays. Voisin de l’Iran, de l’Afghanistan, de l’Inde et de la Chine, le Pakistan, par ailleurs détenteur de l’arme nucléaire, s’inscrit au cœur de tensions du monde contemporain. Il est menacé aujourd’hui par de graves troubles politiques et religieux. De sa stabilité et de sa capacité à évoluer progressivement vers la paix, dépend en grande partie le sort de cette région et l'avenir de la paix dans le monde. Sans parler de l’Irak qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos, de la crise au Soudan-Darfour qui s’envenime, des tensions entre l'Iran et les USA et du conflit Israélo-palestinien qui dure depuis prés de 60 ans.
Quel espoir opposer à ces forces brutales qui se déchaînent ? Que peuvent nos efforts laborieux à installer bonté, amour, et bienveillance dans notre cœur contre ces ouragans aveugles ? Pardon et paix semblent de bien frêles voix face à ces tintamarres de guerre. Combien de temps l’homme se laissera t-il encore dominer par la peur et ses désirs de conquête ? Combien de temps avant qu’il ne réalise son besoin de paix, de partage et de douceur ? C’est pourquoi j’ai décidé d’ouvrir cette année 2008 avec l’espoir de réchauffer dans les cœurs force, joie et lumière. En commençant par rappeler que le mal n’est pas une fatalité et que l’humanité quelque soit son état aujourd’hui, a encore la force de se redresser. Pourvu qu’un petit reste d’hommes, déterminés, accepte de se changer (ce que la Révélation d’Arès traduit par entrer en pénitence*).
Car ce que fait chaque homme se répercute sur toute l’humanité. Le Bien comme le Mal, qui ne sont pas que des notions morales mais des forces actives, vivantes, tangibles. La bombe que je fais exploser dans mon cœur quand je me remplis de haine contre untel ou untel qui m’a fait du tord, nourrit la haine de celui qui fera sauter des bombes pour tuer d’autres Benazir ailleurs. Nous devons saisir cette chance de vivre dans un pays en paix qui a été visité par le Père de l’Univers (en 1974 et 1977 à Arès), pour entrer en nous même et lutter de toutes nos forces contre l’héritage de violence et de haine qui habite nos cœurs et coule dans nos veines. Car à n’en pas douter, la force que nous développons en nous pour nous garder du mal et devenir bon, est celle-là même qui arrêtera au loin le bras du méchant, la langue du faux témoin et du diffamateur (Révélation d’Arès 36/16).
18 décembre 2007
RENAISSANCE DE L'ESPÉRANCE
Jésus n’est pas né un 25 décembre. D’après les Évangiles, il est né pendant le séjour que Marie et Joseph ont fait à Béthléem pour se faire recenser par l’occupant romain. Or les romains ne recensaient jamais les populations en hiver. Le Coran (la Révélation d’Arès rappelle que le Coran est Parole de Dieu et donc mérite la même attention que la Bible et l’Evangile, nous reviendrons sur ce point dans un prochain post) soutient que Jésus est né « au temps des dattes », c'est-à-dire au milieu de l’automne. Pourquoi l’église a-t-elle donc bâtie toute une liturgie, le jour de la naissance du « divin enfant », autours de cette date du 25 décembre ?
Dans l’antiquité, la vie, était organisée autours des saisons. La période du solciste d’hiver (jour de l’année le plus court) marquait un tournant : celui du rallongement des jours, du retour de la lumière et de l’annonce du printemps. La « fête de la lumière » donnait lieu partout à de profondes réjouissances païennes et les églises naissantes avaient du mal à retenir leurs ouailles pendant cette période. Il est même probable qu’elles voyaient se déliter pendant ces fêtes, tout le travail d’une année (de patiente conversion). Pour concurrencer ces fêtes et donner l’occasion à ses fidèles de se retrouver et de partager un moment intense, l’Eglise eut l’idée d’en faire le jour de la naissance du Christ. Et Noël devint un moment fort de célébration de l’espérance chrétienne. Si Noël est resté aujourd’hui l’une des rares fêtes très populaire du calendrier chrétien, c’est probablement parce qu’elle puise ses racines dans un rite très ancien. En cette époque de l’année, ou le froid et l’obscur l’enserre, l’homme revisite en profondeur ses origines, sans en avoir toujours conscience d’ailleurs. Il manifeste avant tout son besoin de chaleur et de lumière physique, mais aussi son besoin de chaleur et lumière humaine, spirituelle. L’homme a besoin d’espérer, comme il a besoin de boire et de manger. Pour un Pèlerin d’Arès, pour qui les dogmes, les mythes, le folklore sont secondaires, célébrer la naissance du prophète Jésus (même s’il n’est pas né à cette date) n’est pas une mauvaise chose en soi, si cela ravive dans la conscience, la Force de faire le Bien. Conscience que tout homme peut devenir un christ s’il met ses pas dans les pas du Père (Révélation d'Arès). Conscience que tout homme peut devenir prophète (c'est-à-dire créateur) du monde à venir. Si l’Eglise a échoué à rendre ce monde vraiment chrétien (où voit-on l’amour du prochain aujourd’hui ?), c’est parce qu’elle a échoué à rendre la foi dynamique, créatrice ; elle a échoué à faire de Noël un moment fort de l’espérance active.
25 octobre 2007
FAIRE FACE À LA MORT
Qui n’a pas entendu parler de la lettre de Guy Mocquet ? Combien l’ont lu, je veux dire, réellement, sans préjugés d’aucune sorte ? Elle mérite que l’on s’y attarde un peu. La voici :
15 octobre 2007
COMME LES VAGUES DE LA MER...
Je n’avais jamais vu de match de rugby avant cette coupe du monde. Le soir de la victoire du XV de France contre les All Blacks je me suis retrouvé devant le poste de télévision pendant les 15 dernières minutes de la rencontre. J’ai voulu vérifier ce que j’avais toujours entendu dire du rugby, « un sport de brutes joué par des gentlemen », à l’opposé du football, « un sport de gentlemen joué par des brutes ». Ma première impression me confirma dans ce que je pense du sport à la télévision en général : il y a quelque chose dans le spectacle de ces masses humaines en plein effort qui fascine et réveille en l'homme des émotions intenses et qui en meme temps le plonge dans un profond hébétement, au point de le vider de toute présence à lui même. Je me demande : est-ce le sport ou la télé-vision qui produit cela ? A y regarder de plus près, je constate que rares sont les moments vraiment dignes d’intérêt. Toute l’attention du spectateur semble absorbée dans l’attente de ce quelque chose qui n’arrivera peut être pas et qui quand il arrive, fait "exploser le compteur".
Il y a bel et bien un retour au primitif dans cette expérience mais je ne suis pas sur que cela vienne du rubgy. La télé réduit tout en même temps qu'elle sacralise et cérébralise à l'excès. Il y a quelque chose de la philosophie des coupeurs-réducteurs de tête dans la télé d'aujourd'hui qui se manifeste tout particulièrement dans le spectacle du sport que la tension du direct et la simplicité de l'enjeu rendent immédiatement et intensément lisible. J'ai aimé regarder ces 15 minutes de rugby. Ce qui m'a plu c'est avant tout la forte présence physique des joueurs, meme si vu au travers du poste de télévision, leurs élans gardaient quelque chose d'irréel. Les yeux rivés sur l’écran, je me suis surpris à me fondre dans l’image au milieu de ces corps emmêlés, ressentant jusque dans mes cotes les coups de leurs chocs.
Dans notre monde de plus en plus virtuel, le rugby a cela d’intéressant qu’il nous nous fait vivre quelque chose d’un corps à corps avec la vie et nous rappelle que c’est dans une confrontation avec les autres que l’on progresse. En regardant les All Blacks avancer irrésistiblement vers la ligne de marquage, j’ai pensé à cette phrase de la Révélation d’Arès qui appelle l’homme à se lever comme les vagues de la mer, comme les vagues se ruent contre le roc qui leur barre leur cours, sourdes et obstinées, pour abattre le péché (Révélation d'Arès 28/12). Ah! me suis-je dit.... Si cette farouche volonté d’en découdre et de gagner était appliquée par l’homme à lutter contre ses propres ténèbres, sans défaillir, on ne célébrerait pas à la fin d’un match la victoire de telle ou telle équipe, laissant l’autre équipe se remplir d’amertume, on célébrerait tous ensemble, la victoire de toute l’humanité contre le mal.





