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14 novembre 2025

AUX MÉDIAS QUI VIVENT DU MENSONGE ET À CEUX QUI LES NOURRISSENT DE LEUR ATTENTION


Les médias d'aujourd'hui ne nous relient pas, contrairement à ce qu'ils se donnent comme mission et fonction. Ils nous divisent comme tout pouvoir dont c'est la devise pour mieux régner en toute impunité. Il n'y a qu'à voir comment les médias en France continuent de vivre sur un clivage gauche/droite caduque à souhait à l'heure où les enjeux se sont déplacés sur le terrain nations versus mondialisation. Que le médiatique répercute jusqu'à la nausée les propos et les arcanes du politique n'est pas anodin. Il est même révélateur de leur parenté profonde qui se signe à bien des égards par une sorte de consanguinité qui n'enfante que des monstres voués à disparaitre comme jadis les dinosaures. Les médias contre-pouvoirs ? Contre, tout-contre le pouvoir dirions-nous, comme le relevait Jean-Louis Commolli documentariste français. Combien de "hautes figures d'Etat" mariés à des coqueluches issues du monde médiatico-artistique pour booster leur notoriété et visibilité auprès du peuple captif ? Comment s'étonner de cette proximité lorsque l'on se rappelle que politique et médias modernes sont tous deux issus de la Révolution Industrielle ? Révolution qui a enfanté pouvoirs, luttes sociales et revendications qui ont trouvé leurs aboutissements dans ces formes qui perdurent aujourd'hui ? Pour combien de temps encore ? Le monde a bien changé depuis. L'Occident est à l'heure de la désindustrialisation et d'un profond remaniement de ses équilibres, qui explique entre autre la fin de ce politique, un temps porteur et vecteur de changement, aujourd'hui honni faute d'avoir su évoluer avec les évolutions de notre temps, trop soucieux qu'il aura été de ne servir que ses intérêts.

N'y a t-il pas là le relent de ce qu'aura été la religion hier, morte dans l'esprit du peuple faute d'avoir vraiment rempli les espérances qu'elle prêchait ? Si le monde politique devenu une sorte de Jurassik Park se meurt, sombrant dans une médiocrité sans précédent, le Médiatik Park semble encore bien vivace porté par la vague des réseaux dit sociaux, où circulent soit dit en passant plus de trolls et de bots que d'humains en chair et en os pour alimenter le Game, réseaux qui ont transformé le monde en un "village global" forgé par ces écrans qui vomissent à tours de bouches, mensonges, insanités, tromperies et manipulations, de plus en plus grotesques et caricaturales de surcroît, pour nous mettre sous tension hors-tension et nous rendre captifs de leurs illusions. Générer sentiment d'impuissance et inaction, voilà leur véritable fonction ! 

Le Médiatik Park n'est guère plus qu'une arène où s'écharpent des similis gladiateurs sur des sujets qui masquent la réalité des vrais problèmes pour mieux occuper la populace dont on détourne l'attention avec des os à ronger pour leur faire oublier leur vraie faim de Justice, d'Amour, de Liberté,... En un mot de vérité qui git au fond d'eux comme un aigle blessé (Le Signe 28/6). Les quelques uns qui portent sur la scène les vraies questions ou des embryons de solutions sont systématiquement écartés, invisibilisés (quand ils ne sont pas tout simplement "accidentés" ou "suicidés"), comme en témoignent les récentes révélations sur les manœuvres de X France avec cette Claire Dilac aux commandes en interne en courroie de transmission de l'UE et de l'Elysée. Et je ne parle là que de ce qui affleure dans la marmite à bouillasse que sont devenus ces réseaux soces qui occupent le devant de la scène avec des sujets dits d'actualité. S'il fallait évoquer la Pensée, sa présence et son devenir, avec la généralisation des "mêmes", de vidéos "pranks" et la prolifération d'un langage de plus en plus réducteur, là je crois bien que l'on pourrait affirmer sans ambages que l'on touche le fond à chaque tourné de page ou de clic sur écran. 

Les grands médias, comme ces "réseaux d'asociaux" comme je les nomme, disparaîtront dans leur forme actuelle, n'en doutez pas. Ou bien c'est l'humanité en l'homme qui s'éteindra. Quel monde peut se créer sur le mensonge et l'abrutissement généralisés ? Il y a bien là dans le spectacle affligeant que nous proposent les médias un indice, sinon un pan de réalité déjà là, de ce que La Révélation d'Arès dit Le Signe nomme "le péché des péchés" (38/1) qui menace de nous envoyer dans l'abîme comme une pierre au pied. La fin des fins de l'humanité, sans retour possible ! Ce monde est tel que l'on en vient à se demander si ce point de non-retour n'a pas déjà été franchi par certains, ce qui rend la lutte pour ce besoin de vérité qui est que le monde doit changer (Le Signe 28/7) plus que plus que jamais d'actualité, URGENT ! En attendant, il faut bien s'informer diront certains. Ok, mais alors à la condition de regarder et manger ce que nous proposent les médias comme un plat avarié dont il faut soigneusement choisir le peu qui exprime ou dit le vrai sous la masse d'un jus noir infect et débilitant de surcroit. Un peu comme si on vous tendait pour le dessert une assiette de fraises imbibées de moutarde que vous devez laver, laver, filtrer pour en retrouver quelques traces (entendez ici que je reste poli par soucis de garder une certaine tenue de langage car si je devais imager la chose, je serai plus enclin à parler de plongée en apnée dans une fosse sceptique que d'assiette pour le dessert à manger).

Au demeurant cette image n'est pas incongrue en la circonstance car c'est bien la moutarde qui m'est monté au nez en écrivant ces lignes un brin salées que je me risque à rendre publiques pour que chacun puisse acter de la mort des médias, toutes formes confondues, à la fois comme contre-pouvoir déclaré (la mission jadis d'un certain journalisme), comme agent de lien entre citoyens (notamment entre le sommet et la base diront certains) dans la société et plus encore comme vecteur de vérité. Aucun média quel qu'il soit n'a soucis de vérité et de liberté. Tous, sans exception, sont d'abord et avant tout des commerces. Des commerces dont la monnaie d'échange est notre attention captée à grands renforts de mensonges et manipulations. Une exception peut-être pour ce réseau X que son propriétaire dit avoir acheté et propulsé pour faire vivre ces "besoin de vérité" et "liberté d'expression" qui lui sont chères, réseau qui fait trembler le Pouvoir en France et les arcanes de l'UE qui cherchent à le juguler, et où je peux, pour combien de temps encore, lancer ce cri à la cantonade comme une bouteille à la mer qui se voudrait bouée de sauvetage dans un monde délétère et mortifère.

Quel avenir, quel espoir peut surgir de ce jus noir me direz-vous ? Je vous retourne la question. Car ce qui surgira ne dépendra que de ce que nous ferons pour sortir de ce noir croupissant. Si espoir il y a il passera à l'évidence par un certain SILENCE, un SILENCE MARQUÉ. N'est-ce pas ce silence au demeurant que nous entendons en France dans les proportions grandissantes de l'abstentionnisme aux élections politiques ? Ce silence qui se signe dans le refus et le rejet de ce même monde médiatique par des hordes cachées de refuzniks ? Ce silence qui court qui court qui court dans les ombres du monde, tapi prêt à surgir... L'espoir est bien là mais il vit caché trop conscient qu'il est de ne plus pouvoir librement s'exprimer autrement qu'en faisant résonner sourdement sa présence. Un silence qui grogne et qui gronde en attendant de monter de la tombe pour surgir en trombe... Avec quels mots, quelles voix, quelle force de Parole pourrions nous ajouter pour nous signer

Ceux qui côtoient mes écrits savent l'importance que je donne dans ce challenge au rire et à la poésie. Un rire qui comme tous les rires ne prend racine que dans un profond "des-espoirs" et une poésie qui s'extrait de gouffres (Michaux) dans des envolées pour une Éternité à retrouver (Rimbaud). Gouffres et Éternité qui dressent l'arc d'une tension intérieure et d'efforts que d'aucuns nomment pénitence (Le Signe 30/11) et que je peins ici à la manière d'un Caravage en peintre que je suis aussi. Je reviendrai pour évoquer avec force ce point capital, crucial pour ainsi dire, puisqu'il est question là de vie ou de mort de l'âme. Une pénitence qui n'est pas remords ou auto-punition, mais effort de changement et transformation.

Tout cela afin de faire réfléchir à ce que nous donnons quand nous nous donnons à tout média quel qu'il soit. Plus que regards tendus ou oreilles prêtées, plus qu'attention à proprement parler, et même plus que pognon. Nous leur donnons vie et énergie dont ils vivent bien au chaud dans leurs petits salons pendant que nous trimons comme des fions dans nos vies à la con. C'est Nous qui les faisons vivre, n'oublions jamais cela ! Eux en retour que font-ils sinon nous faire courir après leurs dires et mourir à petit feu de nos peurs, colères et indignation avivées sans apporter de réelles solutions à nos problèmes, sinon nous donner à ruminer et ronger l'os de nos vies volées ? Et que si ce monde là, celui des médias, a pris une telle proportion dans ce monde, au point que la plupart qui s'y adonnent se retrouvent seuls derrière leurs écrans coupés des autres assis à côté d'eux à mater et commenter leur show, alors que conviendrait-il de faire sinon silence de notre attention à leur égard pour sortir de cet enfermement et nous retrouver réellement les yeux dans les yeux pour se parler de ce qui nous concerne vraiment ? Un silence proposé ici en écho à tout ce que remue et propose le document visé en question, HISTOIRE D'UN HASHTAG, porteur d'une proposition à l'égard de tous les politiques qui ont fait du mensonge et de la séduction le cœur et le mobile de leur profession.


Eric Desneux

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