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17 décembre 2009

IDENTITÉ NATIONALE

Il n’appartient à aucun pouvoir politique de définir ce qu’est une identité. L’histoire nous rappelle que toute tentative de le faire, ravive les préjugés les plus vils et dégénère en xénophobie, haine raciale et guerres.

Cette histoire est récente pourtant, c’est celle de la montée des fascismes au milieu du XXème siècle. A t-on déjà oublié les erreurs de la France de Vichy et les horreurs du nazisme ? C’est bien possible. La France traverse une crise profonde qui n’est pas qu’une crise économique. Sa population est lasse, fatiguée et malade. Cela se lit sur tous les visages. Sauf peut-être sur le visage de certains jeunes qui viennent d’ailleurs et qui représentent pour une part, la force de son avenir.

Ce “grand débat sur l’identité nationale” est nauséabond parce qu’il remue la fange de la vieille France, crispée, arrogante et frileuse. Il va à contre-courant d’un monde où les échanges, la mixité, les métissages de toutes sortes sont appelés à se multiplier. Il n’y a pas d’avenir dans les replis identitaires, qu’ils soient politiques, religieux ou culturels. S’il est important de savoir d’où on vient et qui on est,  il est plus important encore de savoir où l’on va et ce que l’on veut être.

Je veux être un homme de bien, libre et responsable, et je veux vivre dans un monde en paix. Pas besoin de me déclarer “français”, “papou”, “américain” ou autre, pour cela. Bien au contraire. Besoin de dépasser tous les sentiments de supériorité que génèrent les “sentiments d’appartenance” à une culture ou une identité.

Je n’appartiens à rien d’autre qu’à l’Humanité.

/

***  En visite sur ce blog, Xavier me pose la question : existe t-il une identité nationale ? J’ai ‘inclus la réponse que je lui ai faite dans le corps de ce post ***

“Existe t-il une identité nationale ?” Poser la question revient à demander si un cheval sauvage peut vivre dans un enclos.

Une évidence : on a tous une identité, quand à savoir ce qu’elle est et ce qui la définit, c’est des fois l’affaire de toute une vie pour le découvrir.

"Identité", à l’identique de.

Dis moi quel est ton “modèle” et je te dirai qui tu (envisages ou t’efforces) d’être.

Une identité est profonde et complexe à la fois. Ce qui fait ce que l’on est est le fruit de notre existence. On ne peut pas enfermer cela. Car en plus de ne pas être énumérable, ce quelque chose est toujours en mouvement en redéfinition permanente. Vouloir le définir c’est comme tenter de figer la vie dans son élan.

Le pouvoir politique n’aime pas les chevaux sauvages. Il aime les colonnes bien dressées et les devises en forme d’épitaphe sur les monuments élevés à sa gloire. Quand il s’empare de cette question, c’est évidemment dans le but de nous agglomérer et de nous imposer plus lourdement encore sa vision des choses. Sur que l’histoire, la culture, la langue, l’éducation, les habitudes… contribuent à nous forger. Et l’Etat qui tient dans sa main, l’Education Nationale, Le Ministère de la Culture, les lois,… nous charge déjà pas mal la barque, pour faire de nous des “bons sujets”, “bien gouvernés” avant tout . Mais je crois qu’il y a, au fond de nous, une part de l’Unique qui nous est propre et incessible. Une part sur lequel il n’a pas prise

Lutter pour que cette part grandisse et s’épanouisse est depuis toujours le combat des hommes en quête de véritable liberté, d’égalité, de fraternité. Certains hommes “politiques” ont pu y contribuer. Mais rarement. Et jamais en lançant de grands débats sur “l’identité nationale”, démarches toujours réductrices qui aboutissent à des hypers simplifications dangereuses.

L’idée de “nation” telle qu’on l’entend aujourd’hui, est un concept assez récent à l’échelle de l’histoire. Mais déjà suffisamment chargé de guerres et d’erreur pour que l’on ait pas à y revenir. C’est d’ailleurs pour cela que ce débat a fait flop. Parce que ce concept n’est plus porteur : terreur de 93, guerres napoléoniennes, 1870, 14-18, 39-45…. des millions de morts “pour la France”, pour la Gloire de la Patrie, la “Grandeur de la Nation”. Je crois que les français ressentent et savent cela au fond d’eux. S’ils n’ont pas beaucoup réagi -hormis quelques intellectuels et médiatiques ou politiques du bord opposé qui ont vu la une occasion de redorer leur blason-, c’est parce qu’ils sont las et fatigués des discours politiques.

Je suis “français”. Je suis né et je vis dans ce pays (j’en ai visité d’autres cependant). Je parle sa langue, je participe même à sa vie politique, et à la vie de ses institutions en votant, en payant mes impôts, en participant à ses débats à ma manière…. Mais je ne me réduis pas à cela. Et “être français” ne se réduit pas à “faire partie d’une Nation”. C’est autre chose. C’est plus vaste. Je ne suis même pas sur, contrairement à ce que d’éminents intellectuels disent-, qu’il s’agit d’une “appartenance”. Je n’appartiens pas à la France. Si je devais appartenir à quelque chose, ce serait à l’humanité, et plus dans une relation d‘échange et de partage, que de “propriété”.

Pour toutes ces raisons, un peu jetées en vrac, j’ai dans l’idée qu’il ne peut pas y avoir “d’identité nationale”, philosophiquement parlant. Que cette expression est un immense leurre. Il ne peut y avoir que des individus qui ont chacun, chacune, leur identité propre. Même si aujourd'hui et pour longtemps encore, l’homme vit sous le joug du politique et de sa pensée (et de bien d’autres maitres dont il devra apprendre à se libérer), qui tente de le circonscrire, le définir, pour mieux le gouverner.

Je suis convaincu d’une chose,

L’homme n’est Homme que libre,

et que son avenir n’est pas dans un enclos national quel qu’il soit,

mais dans la redéfinition permanente, libre et constructive [créatrice], de son identité propre

[qui se puise à l'image et ressemblance du Créateur, libre par excellence].

Eric Desneux

21 novembre 2009

DEVOIR DE RÉSERVE ? LA PENSÉE SOUS SURVEILLANCE !


En réclamant un “devoir de réserve” aux lauréats du prix Goncourt, le député UMP Eric Raoult (élu d’une république dont la devise est Liberté-Egalité-Fraternité !) ne propose ni plus ni moins que de museler la pensée et la libre expression des artistes, des écrivains, des penseurs, des intellectuels, des philosophes, des parleurs, … de tous ceux qui par leurs mots et leurs idées, leurs visions et leur force d’expression, sont susceptibles (capables, même) d’ouvrir et de proposer à l’homme des pistes nouvelles pour engendrer un avenir et une humanité AUTRE.

À ce “devoir de réserve”, j’oppose un devoir de résistance civile et spirituelle et je rappelle que la vocation de l’homme n’est pas de vivre sous le contrôle d’une surveillance généralisée,

mais acteur et créateur de sa pensée

et de son Existence,

absolument libre (Révélation d'Arès 10/10).

Eric Desneux

MA MAIN GAUCHE

 


/ De Ma Main mal-habile,

.                                              /Mal-à-droite

.                                              / Bien à gauche

.                                              / Je tire

.                                                            / élan vers le bonheur et joie de vivre !

***

NB : toute allusion au but marqué par Thierry Henry lors du match France-Irlande est à prendre comme pure coïncidence ;)

29 octobre 2009

ÉTAT GRIPPAL

 


//

Suées.

Glacis de fièvre folle

Nuées.

Mémoire sombre

Je lutte, avachi ; je jeûne, je bois, je rampe, j’évacue. Par tous les pores et les orifices j’exsude ce malin qui crapahute dans  mon sang. Je le traque. Il s’en rit. Je le débusque, il s’agrippe. Il me consomme. Je le consume.  Je le perce à vif.

Fer la flamme ! Combat sans merci

.

Corps-débris. JE reforge l’UN-souvenir

Sur-éveil, mes nuits.

Je purge

mille ans de quarantaine

servile.

.

J’aspire

à renaître

Libre.

//

Première vague du virus grippal sur la Francilie. Je confirme, le virus est malin et persistant mais on en guérit. Les médias, la panique, les infos-vaccins-haro-sur-la-grippe = beaucoup de bla-bla pour nous abasourdir, nous faire oublier tout ce qui ne va pas : le déficit de l’Etat qui se creuse, le “grand emprunt” qui ne résoudra rien, les banques qui filoutent de plus belle, la croissance qui ne vient pas, la guerre en Afghanistan, les lois liberticides , … toutes ces choses dont on pense à tort qu’on n’y peut rien mais que l’on subit. Certes, à soi seul on ne représente pas grand chose, à peine une poussière dans l’univers. Mais quand même, tout un amas d’atomes que l’on peut tourner (sciemment) vers le Bien !


Eric Desneux

NOTA : qui ne voit aujourd'hui (en 2025 à l'heure où je reprends ces lignes sur ce site-blog mémoire pour laisser trace de mes pas sur cette terre), que l'enchainement de cet épisode du H1N1 et des débats qui ont agité le pays autours de 2010 (identité nationale, devoir de réserve... voir articles suivants et précédents) ont un avant gout de préparation de ce que l'on a vécu avec le COVID et de ce que l'on prend en pleine face aujourd'hui ? De là à y voir une conspiration bien préparée et testée grandeur nature avant application à grande échelle, il y a un pas que d'aucuns qualifierait de "complotiste" que pour ma part j'assume pleinement aujourd'hui.

22 octobre 2009

LAURE COUPEY À LA GALERIE TALBOT


Laure Coupey travaille principalement le bois.

Elle s’est engagée il y a des années dans un corps à corps avec cette matière dont elle fait surgir des formes exigeantes, fières et généreuses.

Exposées en vis à vis  du travail de Jean-Luc Bruniaux, ses sculptures appellent davantage le toucher et l’ouïe que le regard.

Et pourtant,

ces formes pures, fendues par leur milieu, jouent du sombre et du clair pour mieux donner à voir leur volume et leur matière.

C’est un travail qui se visite dans le silence et la solitude intérieure de l’être.

//

Gorge profonde.

Fendu le bois de tête !

Graines fécondes percent l’œil d’une infinie promesse

de Douceur.

//

Exposition jusqu’au 31 octobre à la Galerie Talbot
11, rue Guénégaud 75006 PARIS.
.
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08 octobre 2009

MIROIR ET FUMÉE


Quel directeur des effets spéciaux d’Hollywood a dit en parlant de son métier que “tout n’était que miroir et fumée” ?

Je travaille en ce moment au "compositing" d’un film entièrement réalisé en images de synthèse et cette citation m’est revenu en mémoire.

Je pense à tous ces artifices que l’on utilise pour donner aux images de cinéma l’apparence du vrai. (Création d’artifices qui réclament tellement d’efforts que l’on serait enclin à penser que)  l’important pour un film c’est d’être crédible, [à l'intérieur de son propre système (ou code) de représentation].

Le cinéma n’est (certes) qu’illusion mais quelle illusion !

Une illusion capable de nous toucher profondément et d’emporter notre adhésion.
Qu’il s’agisse de prise de vue réelles ou d’images entièrement compositées,
quand ça marche, on y croit.

Mais ce qui fait que ça marche….

… “miroir et fumée” !

Ce qui vit au cœur d’une œuvre est insaisissable.

//

Reprise du post remanié en 2023 avec éclats de MOT-SONS dans les barres et COMS en primes pour honorer le passage sur un nouveau site Wordpress avec chaine YOUTUBE vidéo et musicale en complément. 

Reproduction ici en intégral pour apprécier la frappe des éclairs de VOIX et la MAGIE de ces effets "spéciaux" que l'on peut tout aussi bien appliquer aux images qu'aux écrits :

Quel directeur des effets spéciaux d’Hollywwod, a dit en parlant de son métier que 
“tout n’était que miroir et fumée” ?

Tous ces artifices que l’on utilise pour donner aux images de film l’apparence du vrai. 

Le cinéma n’est (certes) qu’illusion, mais Quelle Illusion !

iMAGE Ι MAGiE

Une illusion capable de nous toucher profondément et d’emporter notre adhésion

EFFETS Ι ET FéES

Qu’il s’agisse de prise de vue réelles ou d’images entièrement compositées,
Quand “ça marche” on y croit, et quand “ÇA passe” on y voit !

Mais qu’est ce qui fait que “ça marche”… ?

Effet …Ι “miro-i-r” Ι…  i MAGE

et que “ÇA passe” ?

Et Fées ≈ fumée’ ! ≈ MAGiE

… Ι MIROIR & FUMéE Ι≈

≈ iMAGE Ι MAGiE ≈

Ce qui vit au cœur d’une œuvre est insaisissable mais se laisse capter pour le prix de pouvoir s’échapper

Magie des images
Et fées des effets

… Tout n’est QUE MIROIR ET F(UM)éE !

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02 octobre 2009

RETOUR DANS LES STUDIOS

Restes d’un b(r)ouillon d’article.

Je résume la situation :
Retour à l’atelier ; Je retrouve ma table de montage et de compositing.
Je m’interroge sur la nature de mon travail.
“Où est le vrai dans tout ce que je fais ?
Réver, imaginer est-ce se leurrer ?
Couper-découper-(re)coller est-ce mentir ?”

“Compositing d’image
Rêve ou réalité ?
Découpe du réel filmé
Collage

Adjonction
Apposition
Forcer la jonction

Cinéma un artifice

Melies
l’a(t-)rt de réinventer le réel
pour le rendre plus vrai ?

L’image aujourd’hui
Divertir, distraire, détourner
le regard”

L'image vraie 
L'image belle
Qu'est-elle ?
Peut-elle seulement ÊTRE ? Etre image de papier ou de lumière quand vérité et beauté appartiennent à Dieu seul ou à l'Homme dans la plénitude de sa condition spirituelle première ? 

25 septembre 2009

RESTES DE MA MÉMOIRE

 


Crocheté, le présent passé

N’a pas d’avenir.


Je prise l’imprévisible

Retour d’une mémoire enfouie.



Bonheur fugace,

Un rien l’efface ^

Ô

Joie des  grands départs,

Sa trace


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DESCENTE


Retour retors au réalités.

Je vrombis, je rue, je vrille

J’exsude ce qui me reste de caporaléité.

Retour en enfance,

Je défie la gravité

.

Je ne reposerai pas le pied dans la grasse vallée.




Descente.

Eglise déserte ne nourrit plus

Agonie des autels

Lentement

Les fruits murissent  au dehors.

Au dehors.


JE bondis


/


MONTÉE


 Vacances,

Le lieu du souvenir

Et des échappées.




Marche.

Rincé par la sueur

je retrouve béat,

le vent frais de mon ignorance

sauvage.

14 septembre 2009

Mort de Willy Ronis : l'innocence du regard en deuil

 


Willy Ronis est mort ? Mais il l’est depuis longtemps !

Qui porte encore ce regard à la fois tendre et généreux sur le quotidien des hommes ? On a parlé à son propos de “photographe humaniste”. Je préfère dire tout simplement qu’il aimait les êtres qu’il photographiait. On ressent une véritable empathie dans ses photos mais la générosité n’est pas seulement du coté  du photographe, elle irradie aussi de ses personnages. L’enfant qui court et qui sourit à la caméra, la femme qui se dévêtit,  l’homme qui travaille… Qui s’offre encore ainsi au regard d’un photographe “anonyme”  ?

C’est quasiment impossible de faire aujourd’hui des clichés à la Willy Ronis, Edouard Boubat ou Robert Doisneau (autres tenants de la “photographie humaniste”). Notre époque a perdu toute innocence face au regard d’autrui. L’ère est au soupçon, à la défiance ou à la provocation, quand ce n’est pas au “m’as-tu-vu”. Sortez un appareil photo en public et les hommes vous fusille du regard, ils se cachent le visage, tendent la main pour dire “pognon, pognon” ou “droit à l’image”. Les photographes de talents (et de métier) qui exercent aujourd’hui ont pris le chemin des studio ou de l’imaginaire. Ils recomposent leurs images sur ordinateur, travaillent sur l’autofiction ou à partir d’un concept et d’une mise en scène.  Quand ils filment le monde, ils photographient ses déserts et la solitude des êtres. Il n’y a guère que l’art du portrait et les photographes de l’intime, qui perpétuent encore aujourd’hui un certain “humanisme” dans la photographie. Un travail qui demande d’approcher l’autre, de le mettre en confiance et d’établir une relation avec lui. De ce point de vue, Nan Golding peut être regardée comme une photographe de la veine d’un Willy Ronis , humainement parlant. Elle aussi, aime profondément les êtres qu’elle photographie. Même si dans l’œuvre de Willy Ronis, transparaissait également quelque chose qui a bien du mal à se faire entendre aujourd’hui : l’espérance en l’homme.

Reste que, photographier le monde pour  témoigner de ce qu’il est, est important. C’est l’un des principaux moyens -à notre époque d’image et de communication- de se regarder avec un peu de recul. La télévision, telle qu’elle est conçue et faite aujourd’hui, c’est d’abord du son :  du commentaire creux, de la langue de bois ou du blabla vulgaire et aguichant. Le cinéma, ce sont des histoires. Reste les journaux et les livres. Mais qui lit vraiment aujourd’hui ? La photo de reportage est l’un des rares modes d’investigation véritablement en prise avec le monde (avec un certain documentaire de création) qui peut l’aider (et nous aider) à prendre conscience  de lui- (de nous-)même.

Voila pourquoi je défends ardemment la possibilité pour les hommes d’image (dont je fais partie), de  pouvoir prendre des photos dans l’espace public sans être assailli par milles scrupules et revendications concernant “le droit à l’image”. A condition bien sûr, qu’il y ait un œil derrière la caméra et un doigt sur le bouton poussoir. Seules conditions pour que la prise d’image ait une chance d’être mue par le respect voire l’amour du prochain, et serve un propos, une pensée.

Nous sommes tous liés les uns les autres. Il n’y a pas d’image que l’on prenne, qui ne soit pas déjà en nous, ou qui ne s’imprime pas, d’une manière ou d’une autre, en nous-même. “L‘oeil est la lumière du corps. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténébres !”  disait Jésus, il y a 2000 ans. Une manière de dire que l’on est responsable du regard que l’on porte sur le monde, et que celui-ci nous construit et  participe au même titre que tous nos actes, au cours des choses.

Photographier, c’est s’imprégner de la lumière d’autrui mais c’est aussi restituer au monde, sa propre lumière.

Eric Desneux

11 septembre 2009

PRIÈRE DU SOIR


Prière du soir, espoir

Il est tard quand je rentre du boulot ce soir là.  Pour financer la réalisation de mes films, je travaille comme technicien sur les films des autres. Je cadre, je monte, j’étalonne, j’habille, c’est selon. Je préfèrerai promouvoir les deux films sur l’Islam que je viens d’achever mais je suis à cours d’argent. J’ai trois mois pour rétablir mes finances.

J’ai investi 3 ans de ma vie et toutes mes économies dans la réalisation de ces 2 films.  Je n’ai pas regardé à la dépense, soucieux avant tout de réaliser un film qui tienne la route. Je peste tellement contre la médiocrité devenue la norme à la télévision, que j’ai mis un point d’honneur à éviter les travers que j’y j’observe habituellement : bâclage, sensationnalisme, approximation, vulgarité….. Mais cela a un coût : le temps passé à enquêter, approcher les gens, les comprendre, et restituer avec justesse et honnêteté leurs propos et la réalité observée. La télévision (sauf quelques exceptions) n’a que faire des scrupules de “l’honnête homme”, de la recherche du mot et de l’image juste. Sa volonté de frapper les esprits superstructure tout son discours. Elle hyper-simplifie tout, à l’excès. Ce faisant, elle passe à coté de la vraie vie, qui est riche, complexe, profonde, subtile. J’ignore si je suis parvenu à faire un “bon film” (ce sera au public de le dire) mais au moins, je sais que je n’ai pas fait ces films  “à-la-va-vite” et qu’ils sont loin d’être superficiels. 

J’ai travaillé sans producteur, sans subvention, et sans chaine télé cela va sans dire. Cela n’a peut-être pas été mon meilleur choix, car je dois aujourd’hui me consacrer aux films des autres pour vivre, mais c’était la seule manière d’aller au bout de ce projet comme je l’entendais. Reste qu’un film que l'on ne voit pas, c’est un film qui ne vit pas, c’est comme un enfant mort-né. Les caméra DV m'ont permis de réaliser ces films en auto-production, un choix qui me vaudra, je l'apprendrais plus tard de la bouche d'un producteur patenté, après démarchages auprès des chaines, d'être "blacklisté" dans le PAF ayant œuvré sur un sujet des plus sensibles et mis à mal un édile de la place dans sa gestion de la Cité. Mais ceci est une autre histoire...

22h30.  Retour sur le quai. Le métro arrive, je quitte mes pensées. En entrant dans la rame, je vois un homme qui prie. Mes pensées s’allègent et rejoignent celles et ceux que j’ai rencontrés au cour de mon enquête. Je pense en particulier à la phrase de Paulette : “c’est une bonne chose pour nous tous qu’il y ait une prière musulmane qui soit visible”.   Nous sommes en plein ramadan, l’homme tient un Coran à la main. Les crissements et vrombissements du métro couvrent très nettement la légère psalmodie qui s’échappe de ses lèvres mais j’entends comme un lointain murmure, sa prière.  Rien de provoquant dans son attitude. Il reste assis, concentré sur sa lecture. Quelques stations plus loin, trois jeunes femmes entrent dans le métro et s’assoient à coté de lui. Elles rient, s’interpellent, parlent avec emphase, mais lui ne bouge pas. Je me demande même si elles ont remarqué qu’il priait. En Islam, le croyant peut prier n’importe où pourvu qu’il se tourne intérieurement vers Dieu. Aller à la mosquée n’a rien d’obligatoire, exception faite de la prière du vendredi. C’est la force de la prière musulmane que de pouvoir s’affranchir, au besoin, des gestes rituels et du collectif, et de ramener l’homme en lui même, concentré sur le seul verbe divin.

Eric Desneux

15 juillet 2009

“LA NATION DU MILIEU”, un film documentaire de Eric Desneux

Film auto-produit. En recherche de partenaires pour la diffusion et la distribution.
Dossier de presse et DVD de visionnage sur demande. Contact : ericdesneux@gmail.com

Réalisé en complément du film, « Un Minaret dans la ville ? »  -voir post précédent-, « La Nation du milieu » propose un aperçu des aspects spirituels et religieux de l’islam à partir d’une confrontation de propos entre chrétiens et musulmans et les activités traditionnelles d’une mosquée : prière et cours coraniques.

Face à une foi chrétienne qui a perdu de sa dynamique, la foi musulmane apparaît comme une foi en prise directe avec l’absolu, forte de sa simplicité et de la dimension morale qui l’anime. Mais les questions que soulèvent le terrorisme islamique révèlent une communauté en quête de reconnaissance qui a besoin de revisiter ses fondements.

>>> voir page dédiée

09 juillet 2009

NEW-YORK 1992 : portrait d'une ville-monde

Les Twins Towers à New York en 1992
Photo © Eric Desneux

24 heures non-stop.

C'est le temps que j'ai passé à New York lors de mon premier voyage en 1992. J'y suis arrivé en milieu d'après midi, vers 15h, après 7 heures de trajet en bus depuis Montréal. Etudiant pour quelques mois dans cette ville canadienne, je n'ai que les week-ends pour sortir. J'ai pris ma décision au pied levé, sur un coup de tête. Après les cours, j'ai rassemblé mes affaires (quelques dollars et un appareil photo) et me suis rendu à la gare routière.

J'ai raté le bus du vendredi soir. J'ai dormi à la gare sur les chaises d'attente, pour être sûr de ne pas rater le premier départ du lendemain. Nuit courte. Salle vide et froide. J’ai dormi à moitié éveillé. Je n’ai même pas pu boire un café. Le distributeur de boissons chaudes était en panne. Je suis monté dans le premier bus en partance pour NY et me suis installé sur les premiers sièges pour ne rien louper du trajet. Mais après une nuit entrecoupée de réveils et le dos scié par les chaises, j'ai eu du mal à retenir mon sommeil.Je me suis réveillé quand j'ai passé la frontière. J'ai senti physiquement que je pénétrai un autre monde. Les Etats-Unis ont une odeur particulière. J'ai vécu trois ans dans ce pays à l'adolescence. Ma chair a immédiatement reconnu ce qui l’avait jadis tendue. Elle s’est étirée comme le bois d’un arc saisi, prêt à décocher ses flèches. Du trajet je ne me souviens que de ces longs filets de forêts à travers la vitre. La pluie tombait et des belles couleurs de l’été indien comme des cieux éclatants qui emplissaient mes souvenirs d’enfants, je ne capte que quelques faibles reflets.

A la gare routière de New York, en pleine 42ème avenue, la vie grouille. A peine descendu du car, je suis pris de spasmes. Je ressens toute l’intensité de cette ville au fond de mes entrailles. J’ai l’impression d’être pris au milieu d‘un tourbillon de vie incontrôlable. La peur m’étreint. Je me rends aux toilettes de la gare pour me ressaisir. Je m’enferme dans un chiotte et là je me raisonne. Je n’ai que deux choix : céder et reprendre le premier bus pour Montréal ou passer la nuit dans les rues de cette ville. Je n’ai pas l’argent pour une chambre d’hôtel, tout juste de quoi me payer un ou deux repas et quelques pellicules ekta. J’ai mon billet de retour en poche. Nous sommes samedi. Si je veux être à Montréal lundi matin, je dois prendre le bus le lendemain soir à 17h. Je me vide ce qui me restait de bile, je me rince la bouche et m’asperge la tête. Je scrute mon œil dans la glace. Miroir vitreux à moitié ébréché où se reflète mon visage pâle. Je resserre mon ceinturon à m’en broyer les entrailles et l’instant d’après je suis dehors. Je hume comme un malade l’air poisseux de cette ville-monde, estuaire foisonnant où bouillonne une humanité fiévreuse qui dévore avec férocité la vie et le temps.

De ce bref séjour intense je n’ai capté « photographiquement » que quelques moments. Et même, j’en ai perdu la moitié dans le bus du retour. 2 ou 3 pellicules probablement tombées de ma poche de blouson alors que j’essayais de dormir à moitié replié sur un siège raide après 24 heures de veille alerte. Mais ce que j’y ai vécu coule encore dans mes veines. De retour au Canada, la ville de Montréal m’est apparu très… américaine, avec son esprit marchand, ses blocs d’immeubles cubiques et ses rues perpendiculaires. Mais sans cachet et sans étincelles. Quant à Paris et la France où je retournerai quelques mois plus tard (j’y suis encore), elle m’apparaît (aujourd’hui toujours) bien douce à vivre (trop ?), mais tellement « étroite ». Les idées, l’universel en France ont l’épaisseur et la largeur d’un texte de loi. Douce tyrannie des mots écrits et d’une sécurité « garantie par l’Etat ». Aux USA, la vie est d’abord affaire de foi en soi et de volonté de sur-vivre.

En 1992, la récession est forte. Elle pousse les américains à gagner leur vie de toutes les manières possibles, y compris dans la rue. Poubelles, clodos, artistes, vendeurs à la sauvette côtoient les vitrines de luxe et les gratte-ciels. Ville ultra-moderne, New York prend, aux détours de certaines rues, des allures de tiers- monde. On trouve de tout sur les étals improvisés. A chaque quartier son affaire. Les artistes à Greenwich Village, les prêcheurs sur Broadway. Broadway est devenu un immense marché du religieux à ciel ouvert. Vendeur de bibles, de corans, prêcheur en tous genres,… se serrent sur les larges trottoirs. Je m’arrête un moment pour écouter l’un d’entre eux dont la verve et la virulence détonnent. Il est noir et fier de l'être, entouré de plusieurs dizaines de jeunes vêtus, comme lui, à la manière des hébreux de l’antiquité : longues chemises cintrés, bracelets de cuir aux poignets, bâtons dans la main, bandeau sur le front, … Ils arborent sur de grands panneaux, l’étoile de David et le nom des douze tribus d’Israël. Leur référence à la Bible est explicite mais leur interprétation du texte plus que radicale. Regards menaçants et imperturbables, ils se sont mis en carré et forment plusieurs enceintes à la manière d’une pyramide autours de leur héraut, juché sur un promontoire. Ce dernier hurle avec véhémence et emphase, son mépris de la race blanche. « Abraham était Noir, Moise était Noir, Jésus était Noir, vous les blancs n’êtes que des menteurs et des voleurs… ». La scène dure apparemment depuis un bon bout de temps et le public, attiré par ce prêcheur atypique, écoute, nombreux. J’observe les visages des blancs qui encaissent sans sourciller les prophéties apocalyptiques de cet homme. Il annonce la fin de la race blanche, «citations de la Bible» à l’appui, et le règne des Noirs sur toute la terre. Quelques uns dans le public réagissent et l’interpellent mais sans grand sérieux. Il faut dire que la mise en scène pharaonesque et l’énormité des propos de ce « Josué des temps modernes », prêteraient presque à rire. Et puis, la liberté d’expression et de religion est l’un des fondements de ce pays. Le prêcheur le sait et jubile. Il connaît ses droits. Il semble emporté par la fougue de son verbe, mais le ton sentencieux, les menaces aussi, les arguments à charge contre ce que l’homme blanc a fait dans l’histoire, cachent mal les douleurs d’une plaie qui n’a pas encore finit de cicatriser en Amérique : l’esclavage.

Quelques pas plus loin, je m’arrête auprès d’un stand tenu par un autre noir, musulman cette fois. La voix du prêcheur en colère à quelques pas derrière, est engloutie par l’immense brouhaha que dégage la ville mais son impact demeure perceptible. Je saisis un coran, l’homme qui tient le stand me dit d’une voix douce : « are you looking for something peaceful ? » (Vous recherchez la Paix ?) - La racine du mot « islam » est la même que celle du mot « paix » (Salam)- .Mon regard croise le sien et nous échangeons un sourire. Je n’ai jamais revu cet homme mais je me souviens encore de ce que j’ai ressenti à son contact. Je repenserai à lui 9 ans plus tard quand Oussama Ben Laden fera sauter les deux tours jumelles. 2 hommes, 2 visions opposées de l’Islam. Douceur et bienveillance d’un coté, haine et vengeance de l’autre. Partout où elles ont sévit, les guerres pour imposer une religion ont poussé l’homme dans le vide car elles ont fait d’une force de vie et de création –la foi-, une force de mort et de destruction. L’athéisme est né de ces aberrations en Occident, en particulier en France, pays de l’absolutisme où l’intolérance religieuse a longtemps été de mise. Mais aux USA où chacun a la liberté de choisir et d’exprimer ses convictions religieuses, les conflits sont en quelque sorte neutralisés par leur coexistence jusque dans l’espace public. Ici la foi ne se cache pas, mais s’affiche, comme un rempart pour mieux affirmer son identité et se préserver. Juifs orthodoxes, musulmans, évangélistes, mormons, quakers, amishs,.. les communautés ont toutes une identité forte. Elles cohabitent mais ne se mélangent pas. Mythe du « melting pot ». Ce qui les soude entre elles, c’est le sentiment d’appartenance à une « nation » où elles peuvent toutes être ce qu’elles sont. Encore faut-il qu’elles aient pour elle le nombre et la détermination. Car au pays de la liberté, la compétition est rude et on ne laisse pas aisément un concurrent s’implanter. La « liberté » s’exerce par un jeu de contreforts et contre-feux multiples et se maintient par la vigueur de l’affirmation de chacun.

J’ai quitté Broadway et la 42ème. J’ai pris le métro et suis ressorti à Greenwich Village. Cœur artistique et nocturne de la ville. La nuit est tombé et avec elle une sorte d’apaisement. J’ai fini par apprivoiser cette ville. Ou est-ce t-elle qui m’a accepté ? Sur le quai avant de remonter à l’air libre, j’ai broyé dans un dernier spasme d’entrailles, ce qui me restait de crainte et d’indécision. Je me suis laissé gagné par son stimuli. Je sens remonter depuis mes pieds jusque dans les os de ma tête, une parole vive qui aiguillonne tous mes sens et me fait dire : « MOI AUSSI JE PEUX REUSSIR. ICI, TOUT EST POSSIBLE », « Bienvenue en Amérique ! Bienvenue à New York City ! ». J’arpente désormais ses rues, l’œil aux aguets, prêt à saisir tout ce que mon instinct me dictera. L’appareil photo est mon rempart et mon alibi. Il va devenir une raison de vivre. C’est ici que je suis devenu le photographe que je suis (encore aujourd’hui).

Je suis resté dans Greenwich Village toute la nuit. J’ai rencontré des clodos sympathiques, un artiste-haïtien qui peignait sur le trottoir et j’ai vu des tessons de bouteilles voler au dessus de ma tête. Je me souviens d’une vague altercation entre deux bandes rivales suivie d’une charge de policemen armés de matraques et de sifflets. J’ai décampé en vitesse sans savoir où j’allais et je me suis retrouvé vers 4 h du matin, dans l’une de ses échoppes ouverte 24h/24 à coté d’un square et d’un vendeur de journaux qui commençait sa tournée. J’ai pris un petit déjeuner gargantuesque : café, pancakes et omelette et j’ai regardé la ville s’éveiller. En fait je n’ai pas eu l’impression qu’elle s’était mise à dormir. Je me suis rendu sur les quais pour voir la mer et –de loin- la statue de la liberté. J’ai fini en haut des Twins Towers. Le sentiment de dominer la ville le disputait au vertige. De cette hauteur, un « yellow cab » (taxi new-yorkais) semble à peine plus gros qu’une mouche. Quant à un humain avec sa mallette qui sort de Wall Street … Et dire que c’est entre les mains d’une poignée de vermisseaux comme celui-là que repose la finance mondiale… ! De retour sur terre, j’ai remonté une partie de la ville à pied jusqu’à Broadway et la 42ème pour rejoindre la gare routière. J’ai payé une dernière visite au prêcheur-vociférateur qui faisait son show et je m’en suis allé.

J’ai perdu la moitié de mes pellicules dans le bus qui me ramenait à Montréal, mais ce que j’ai vu et entendu à New York ces 24h là, je ne l’ai pas oublié.

Eric Desneux

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New-York, 1992.
Portrait d'une ville-monde, où la rue s'offre à tous, de jour comme de nuit.
New-York,  une ville où l'on SUR-vit

À VOIR SUR MA PAGE FACEBOOK ÆRIK ART
dédiée à ma création picturale
LES ALBUMS PHOTOS
NEW YORK 1992 À L'HORIZONTAL
NEW YORK 1992 À LA VERTICALE

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24 juin 2009

« UN MINARET DANS LA VILLE ? »


Film auto-produit. En recherche de partenaires pour la diffusion et la distribution.
Dossier de presse et DVD de visionnage sur demande. Contact : ericdesneux@gmail.com

Toutes les infos >>> voir page dédiée

Je viens d’achever  mon dernier film : un documentaire sur l’islam et la laïcité, intitulé “Un minaret dans la ville ?”

3 ans d’enquête (2006-2009),  50 heures de rushes, un an de montage et au final, un film de 1 h qui aborde en profondeur, la question de la présence et de la construction des mosquées en France,  avec en arrière plan, le débat sur la laïcité et la place des religions et de l’expression de la foi dans l’espace public.

Construit à partir de témoignages recueillis auprès de la communauté musulmane de Montreuil (Seine Saint-Denis), des instances politiques de la ville et de chrétiens engagés dans le dialogue interreligieux, ce film décrit les difficultés rencontrées par la communauté musulmane pour se doter de véritables lieux de culte. Il montre que le cœur du problème réside autant dans la capacité des musulmans à se mobiliser et à s’unir que dans les résistances de la société française face à l’émergence d’une communauté religieuse qui aspire à davantage de visibilité et de reconnaissance.

A l’heure où la burqa chahute les cœurs et mobilise l’opinion, ce film vient élargir le débat et permet de mieux comprendre les enjeux de la présence et de la visibilité de l’islam et des musulmans en France.


Eric Desneux

16 juin 2009

JE CRÉE ICI

 


(vues de l'atelier)


« C'est d'en bas que l'on part ! »

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NDLR 2025

C'est avec, entre autres, cette page photo que j'ai ouvert, en 2009, mon site de documentariste engagé dans la Cité qui a tour à tour pris pour intitulé FORCE DE FOI, MES IMAGE-SIGNES puis L'OUVRE-VOIR, pour montrer le lieu, une cave en plein XXème arrondissement de Paris aménagée en studio de création vidéo, où j'avais œuvré à la réalisation des deux films qui m'ont valu d'être "blacklisté" dans le PAF.

Comme me l'a signifié un producteur de la place : « vous avez œuvré en autoproduction sur un sujet sensible qui met à mal La République, vous le savez mieux que personne. Pour le système, vous êtes potentiellement "incontrôlable". Même si vous présentez un film sur les canards sauvages à une obscure télévision du câble, vous serez rejeté. Votre avenir se joue désormais dans les marges ou à l'international ». J'ai choisi la marge.


ERIC DESNEUX, cinéaste

" JE TOURNE SUR TERRE, JE MONTE AU CIEL "

QUI JE SUIS

J'écris, je filme, je parle. Cinéaste et vidéaste au parcours atypique, j'engendre des créations hybrides où se côtoient animations, films documentaires, installations et vidéos expérimentales. Face à un monde qui s'uniformise chaque jour davantage, j'explore avec insistance ce qu'il y a de plus irréductible et inaliénable en l'Homme, [sa FORCE DE FOI, son image et ressemblance avec le Créateur de l'Univers].