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29 février 2008

UN AUTRE REGARD SUR LE MONDE


Le piège de toute culture, c'est qu'elle apparait comme "évidente" à qui en est issu. On ne la voit pas et pourtant elle façonne notre regard, nos pensées et nos actes. Quand je parle de culture, je ne parle pas de savoir, de modes de vie ou d'oeuvres d'art, mais de l'attachement à ces "identités" qui divisent l'humanité en ethnies, nations, religions, idéologies,... qui entretiennent toutes en leur sein, des sentiments d'exclusion et de supériorité à l'égard des "autres" ethnies, nations, religions, idéologies,... qui peuplent l'humanité. De ces divisions et orgueils identitaires naissent le plus souvent les guerres (politiques, économiques, militaires....). L'urgence pour notre monde d'aujourd'hui où sévit une compétition féroce généralisée, est de ré-apprendre à aimer, à regarder tout homme comme un frère. L'urgence est de se "déculturer" si nous voulons sortir de cet état de guerre.


D'une rencontre avec le frère Michel (témoin de la Révélation d'Arès), je retiens qu'il y a trois choses que l'homme qui veut se libérer de sa culture doit combattre : ses préjugés, ses habitudes et son autosatisfaction. Pour celui qui entre en lui même pour se changer, toute certitude sur soi se refuse. Mais à mesure qu'il avance dans sa pénitence, grandit en lui le sentiment de se (re)découvrir père et mère de toute l'humanité.

Aimer fraternellement n'est plus naturel à l'homme depuis longtemps. L'évoquer suscite davantage le rire et l'indifférence que l'enthousiasme et la réflexion. Se "déculturer" peut paraitre plus insensé encore, car l'appartenance à une "culture" est ce qui définit un homme aujourd'hui. Mettez "sa culture" en cause, et celui qui s'y est identifié enrage comme un écorché vif.  "Vous voulez anéantir des siècles de civilisation !" s'exclame t-on avec des yeux exorbités quand je dis qu'il faut tout revoir des valeurs qui fondent nos existences et ce monde. "Je ne suis pas venu anéantir, mais dépasser" leur dis-je avec un large sourire, en paraphrasant Jésus. Au reste, que nous ont véritablement légué ces siècles de "civilisation", sinon un lourd passif de défiances, de mépris et de haines vengeresses ? J'ai conscience des "sacrifices" que demande l'effort de dépasser nos "identités". Mais c'est à ce prix que nous établirons la paix et changerons le monde pour qu'il redevienne le nuage d'or où les nations s'embrassent, où le frère ne vend pas le pain, ni la laine (Révélation d'Arès XIX/22).

Souldigg




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