Un matin du mois d'août. Je quitte mon domicile pour me rendre sur mon lieu de travail. La ville est encore calme, presque paisible. Les commerces n'ont pas ouvert et beaucoup de parisiens sont encore en vacances. À la nonchalance de l'été s'ajoute la lenteur matinale. Devant ma porte, à une cinquantaine de mètres tout au plus, une voiture stationnée sur un marquage "livraison" est en train de se faire aligner par un officier de police en fonction.
Avant qu'il n’ait regagné son véhicule après avoir glisser l'amende sous l'essuie-glace du pare-brise avant, je crie dans sa direction : "c'est l'arbitraire qui tue la loi". Aucune réaction de sa part. Le ronronnement des rares voitures qui passent a peut-être couvert le son de ma voix. Il s’est empressé de remonter dans son véhicule et a démarré. Quand la voiture de police passe devant moi, je marque ostensiblement ma désapprobation. Le policier assis à l'arrière, interpellé par ma grimace, me questionne du regard et demande à son collègue d'arrêter la voiture. Je m'approche et j'engage directement la conversation sur ce que je viens d'observer.
« C'est dégueulasse ce que vous faites ! » m'exclame-je. « Je ne comprends pas pourquoi vous verbalisez une voiture garée sur un emplacement livraison alors que l'on est en plein mois d'août (sous-entendu, il n'y a pas grand monde que ça va déranger), que les rares commerces de la rue qui ne sont pas fermés pour l'été n'ont pas encore ouverts leur portes (re sous-entendu : l'emplacement livraison ne remplit pas encore son office) et que ce mois-ci le stationnement est gratuit à Paris. Le propriétaire du véhicule ne gène personne et vous le savez bien ! » Je m'attends à ce que l'on me demande de décliner mon identité, mes papiers,.... Mais non. Le policier interpellé par ma réaction se contente de me scruter du regard. Il me demande : « Vous habitez ici ? ». Ses deux collègues (ils sont trois à bord) me dévisagent et scrutent les alentours. La rue est calme.
Ce n'est pas la première fois que je remarque que la police accepte d'engager la discussion avec un passant qui l'interpelle sur un fait mineur. Mais je constate que si elle a appris à "vouvoyer les gens", cela ne l'a pas rendu plus bienveillante. Bien au contraire, j'ai même l'impression que la politesse a renforcé sa rigidité. Je remarque toutefois que celui a déposé le papillon sur le pare brise de la voiture verbalisée, manifeste une plus grande nervosité. J'élude son regard et me tourne vers celui qui me semble le plus calme. J'ajoute :
- « Je comprends que dans une grande ville très fréquentée comme Paris quelques règles soient nécessaires pour assurer le trafic mais quand même.... là je trouve que vous abusez ! J'habite le quartier depuis plus de 10 ans. Avec tous les travaux d'aménagement qui ont été fait récemment, c'est devenu impossible de se garer. Alors au mois d’août, vous pourriez lâcher du leste… »
- « C'est la loi ! » Me répond t-on.
- « la loi ? Mais vous l'appliquez de manière arbitraire, sans intelligence, à quoi est ce que cela rime ? ».
Je me rends compte que je peux les avoir blessé en leur donnant l'impression de les avoir traité d'imbéciles. Dans mon esprit pourtant, pas l’ombre d’une insulte. L’intelligence à laquelle je fais référence est spirituelle, mais impossible de se lancer dans une explication approfondie. Je ne veux pas être inculpé pour « outrage à magistrat » (une arme que « la Justice » est connu pour dégainer assez vite), alors je me reprends aussitôt :
- « Par absence d'intelligence, je veux dire sans tenir compte des réalités. Votre geste n'avait pas d’autre sens que celui de verbaliser pour verbaliser et accessoirement remplir les caisses de l'Etat ! Vous dégoûtez les gens avec des attitudes pareilles. »
Le policier au volant de la voiture qui a déposé le papillon est sorti de sa réserve. Piqué au vif, il m'apostrophe :
- « mais vous savez, nous aussi on les paye les amendes ! La loi est la même pour tous! On ne fait que l'appliquer même quand elle n’est pas toujours juste. »
- « On fait notre métier », renchérissent les deux autres.
J'ai pris un peu de recul. S'agissant d'un fait aussi banal qu'une contravention, je n'ai pas voulu surenchérir en leur rappelant que tous les fonctionnaires qui envoyaient dans les camps de concentration les réprouvés de la société, au temps du nazisme, eux aussi "ne faisaient aussi que leur métier" au nom d’une idéologie qu’ils n’approuvaient pas toujours. Mais j'ai reconnu dans les yeux anxieux du policier qui m’a apostrophé, le trouble de celui que sa conscience travaille. Je le sens prisonnier du vent glacial de l’obéissance à l’ordre et de l'arbitraire, qui meurtrit l'être au plus profond de lui même. Je marque un temps et reprends plus calmement :
- « Je ne dis pas que vous jouissez de privilèges, et que vous êtes à l'abri ou au-dessus de la loi. Je sais bien que vous êtes "tenus à un résultat", que la pression de votre hiérarchie ne vous laisse guère le choix et que s'il ne s'agissait que de vous, vous agiriez peut-être différemment ». Je continue de scruter le regard interrogateur que me lance le fonctionnaire d'Etat. Je crois y lire une approbation secrète ou à tout le moins, une émotion mal contenue. Je poursuis plus gravement : « Nous sommes tous dans le même bain. Policier ou pas, on est tous des humains responsables de nos existences et ce qui se passe sur cette terre est le fruit de nos actes, ni plus ni moins. Si on continue, dans ce monde de plus en plus hyper réglementé, à subir et appliquer des lois injustes et contradictoires qui nous empêchent de vivre simplement, où est ce que cela va nous mener ? »
Je n'ai pas le temps d'en appeler au développement de la conscience (conscience du Bien) comme seul garant d'un avenir heureux… ni même d’évoquer la possibilité d’un monde sans chefs, sans police et sans lois (comme j’aurais aimé le faire !). Les policiers ont détourné leur regard et m'ont fait signe d'arrêter de parler.
Pour clore la discussion, l’agent assis à l'arrière me lance d'un air désabusé :
- « Vous avez votre carte d'électeur ? »
- « Bien-sur ! Répondis-je sur un ton qui ne laisse place à aucune ambiguïté, pour leur rappeler les droits que me confère ma citoyenneté (au cas où ils auraient eu envie, in fine, de m’embarquer). »
Il hausse les épaules et dodeline de la tête comme pour dire : "vous savez donc ce qui vous reste à faire. Votez pour un autre candidat la prochaine fois"...
Comme si l'on pouvait attendre quoi que ce soit de cet ordre, d'un bulletin de vote. La politique par définition, est instrument de pouvoir et de coercition. C’est elle qui fait les lois qui nous gouvernent, lois qu’elle applique rarement à elle-même d’ailleurs, mais qu’elle fait habilement sceller par ceux qu’elle domine pour les corrompre, les tromper, les voler (Révélation d’Arès 27/8). C’est sous son joug que nous vivons tous. Que son masque soit religieux, républicain ou militaire c’est tout comme : roi noir, roi blanc, même cuisse ! (Révélation d’Arès XXXVII/14). C’est d’elle, de son système et de sa logique, dont nous devons apprendre à nous libérer, pour que s’épanouisse la vraie vie humaine, la recherche libre de la Bonté. Quand l’Etat change de visage, sa logique reste la même et le monde perpétue ses erreurs. Quand un homme change son cœur, c'est toute l'humanité qu'il aide à évoluer.
Pris de cours, je regarde leur voiture s’éloigner et m’engouffre chez le petit marchand de journaux d’à coté qui vient d’ouvrir. Je nage encore dans les mots qui son restés dans ma gorge. Alors je lui conte mon affaire et le prend à partie :
- « Qu’auriez vous fait à ma place ? Je suis intervenu pour leur signifier qu’il y a encore des gens qui sont prêts à ne pas se laisser faire. Si on ne réagit pas, ils vont aller jusqu’où comme ça ? Tenez, rien que pour la circulation, c’est 2.500 radars supplémentaires qu’ils prévoient d’installer à l’horizon 2012 ! Sans parler du fichage généralisé de la population qui se prépare. Faut résister à tout ça. L’homme n’est pas fait pour vivre enrégimenté ».
Il acquiesce benoîtement comme tout commerçant qui sait qu’il doit laisser parler le client s’il ne veut pas perdre une vente. Je le sens un peu pris au dépourvu mais j’insiste :
- « L’Etat est de plus en plus omniprésent. Il s’est immiscé dans toutes nos activités (le travail, l’école, la santé, la pensée…), il fait peser sur nous de plus en plus de taxes et d’impôts (près de la moitié du PIB passe dans ses caisses), et fait voter des lois à tour de bras…et pour quel résultat ? Bientôt on ne pourra plus rien faire qui ne soit répréhensible ou à tout le moins codifié, taxé, normé. Même marcher dans la rue et respirer l’air sera contrôlé par les autorités. Vous trouvez ça normal ? »
Il a empoché son argent en arborant un large sourire et en marmonnant quelques « oui-oui », mais je ne saurais dire si c’était de l’incrédulité ou de la sympathie.
Arrivé à mon lieu de travail, je parcours la presse, encore habité par les remous de cette conversation. Partout les mêmes signes d’une humanité en proie au mensonge, à la violence, à la cupidité de ses dominateurs. Je me réconforte en me disant qu’en occident nous jouissons d’une relative paix et d’une certaine liberté de parole et de pensée, de certains leviers d’actions contre nos gouvernants. Dans n’importe quel autre contrée, apostropher ainsi un agent armé peut vous attirer de graves ennuis. L’Etat je ne l’oublie pas, s’est arrogé partout le droit de « disposer de la violence légale », y compris dans notre pays, pour assurer son autorité. Mais je me demande jusqu’où sa relative tolérance à l’égard des contestataires de toutes sortes, ne masque pas en Occident, une plus grande sophistication dans l’exercice du pouvoir, de sa part.
En France, le récent projet de fichage de la population par les RG, baptisé EDVIGE, dénoncé par un grand nombre d’association nous montre à quel point l’Etat moderne n’a rien abandonné de sa volonté de circonvenir et manipuler la population qu’il gouverne. Son ambition, comme tout pouvoir, est de disposer d’un peuple soumis à ses vues, à son ordre et à ses institutions. Si l’Etat moderne a, en apparence, délaissé l’exercice de la force brutale contre sa population, c’est qu’il est parvenu à la conditionner au point où une majorité de cette dernière en est arrivé à réclamer de vive voix, l’exercice de son autorité. Pauvre humanité !
J’observe heureusement que devant la forte mobilisation contre le projet EDVIGE, le gouvernement est contraint de revoir son projet. Preuve s’il en est que face au pouvoir, tout est rapport de force et qu’il existe encore en France, des forces (minoritaires) capables de résister pour défendre une certaine idée de l’homme et de la société. Mais jusqu’où l’homme moderne est-il prêt à se mobiliser contre un système qui lui garantit par ailleurs le confort d’une vie « sécurisée » face à tant de « menaces », économiques, financières, terroristes, nucléaires …? Par ailleurs, si les manifestations contre EDVIGE ont été relayé par quelques magistrats, syndicaux et hommes politiques, je vois bien que c’est parce que le fichier les concernait potentiellement aussi.
C’est d’ailleurs bien ce qui posait problème : l’élargissement du fichier à tous les hommes "susceptibles de troubler l'ordre public", autrement dit susceptibles d’entreprendre quelque chose dans cette société : acteurs économiques, politiques, sociaux, syndicaux, religieux, associatifs… et ce dès l'âge de 13 ans (dans ce cas précis, sous couvert de lutter contre la délinquance), ! C’est dire si l’Etat se méfie de tout se qui bouge et associe peu pou prou toute activité humaine à un « désordre » en puissance. Sa doctrine est celle de l’immobilisme. Et son concept de la citoyenneté, équivaut peu ou prou à celui de la moutonnerie bien rangée. Car que signifie « être susceptible de troubler l’ordre public » au juste ? C’est bien là, que le bât blesse, car tout cela sera laissé à l’appréciation des agents en exercice… qui devront scrupuleusement, j’allais dire consciencieusement, exécuter les directives de leurs hiérarchies. Et quand on tentera de s'y opposer, on s'entendra répondre : « juste ou pas, c'est la Loi ! ».
Est-ce qu’un homme qui pense que le bonheur ne sortira pas de l’enrégimentement dans un système politico-social et le fait savoir, « trouble l’ordre public » ? Est-ce que croire et agir dans le sens de l’amour, du partage, du pardon, de la paix et l’intelligence spirituelle retrouvée, « trouble l’ordre public » ? C’est toujours au nom du salut public que l’on zigouille ceux qui sortent du rang, rappelle la Révélation d’Arès, au nom de « la sécurité et de la protection » que l’on restreint aujourd’hui les libertés publiques. Aujourd’hui plus besoin de moyens brutaux, la police s’est « civilisée ». La seule mention de votre nom dans LE fichier, suffira à vous discréditer. Les lynchages et rodomontades ne se font plus sur les places à coup de matraques, ils sont devenus « médiatiques ». Belle évolution ! Et quand on pense à la facilité de traitement et de manipulation qu’offre aujourd’hui l’informatique…on frémit. On se dit surtout que personne ne risque d'être épargné, même ceux qui se croient à l'abri, installés docilement dans le confort de l'obéissance.
Aujourd’hui l’Etat a les moyens avec ses aides sociales de toutes sortes, de nous maintenir dans un confort relatif qui nous fait oublier le morcellement et l’encadrement de notre liberté. Mais qu’en sera-t-il demain quand l’argent viendra à manquer ? Car ces jours viendront, à n’en pas douter. Quand au poids des difficultés de la vie, s’ajoutera la dureté de traitement d’une administration secondée par un armada de mesures policières, on comprendra trop tard que nous serons passé d’une « démocratie libérale » à un régime autoritaire. Agir aujourd’hui pour retrouver et raviver sa conscience d’homme libre est plus que nécessaire. C’est un devoir envers l’humanité à venir. Car le véritable souverain de ce monde n’est pas (ou plutôt ne devrait pas être) l’Etat, mais l’individu libre, aimant et créateur.
D’autant que je doute que l’Etat revienne réellement sur sa décision de créer ce fichier. Il va multiplier les déclarations, les rencontres, les consultations… bref, il va occuper les opposants et noyer le poisson. Pendant ce temps là, il va réfléchir au moyen de faire passer la pilule « avec plus de pédagogie », pour reprendre les termes d’un ancien premier ministre (entendez par là, plus de démagogie). Il maquillera la belle Edvige d’un pompon fleuri, sorte de simili-organe de consultation et de recours pour le citoyen « abusé », l’affublera probablement d’une écharpe aux couleurs de la République et de la Démocratie et le tour sera joué. Surtout que le véritable commanditaire de ce fichier n’est pas le Président (ne nous trompons pas de cible), mais l’Administration qui poursuit silencieusement son travail de quadrillage systématique de la population (recoupement des fichiers des impôts, de la redevance et des services sociaux aujourd’hui, traçabilité du citoyen dans toutes ses démarches demain…). Raison de plus pour intensifier la lutte et rester vigilant sur tous ces domaines où la liberté de conscience, de parole, de penser et d’action est en jeu.
Sentiers encore accessibles…(Révélation d’Arès). Pour sûr, on ne changera pas ce monde en une génération. Quatre générations ne suffiront pas (Révélation d’Arès 24/2). Mais si un petit reste d’hommes, déterminés, creuse assez profondément en eux même pour retrouver et raviver leurs forces spirituelles, leur descendance sera capable à terme, d’opérer un vrai changement de société. Les voies qui conduisent hors du système sont ténues comme des sentiers de montagne. Peu visibles de prime abord (une des raisons du peu d’espérance qui fait le lit de tous les laisser-aller), et difficilement praticables de surcroît (la seule liberté qu’il nous reste est la liberté de conscience, agir est beaucoup plus compliqué, demandent une certaine rudesse), ces voies existent pourtant. Leurs sentes se glissent entre les failles du système, qui du reste n’est pas aussi fort qu’on le croit, ou à tout le moins pas aussi pérenne qu’il en a l’air. Je me demande même jusqu’où ses manœuvres répétés pour policer et judiciariser la société, ne cache pas une peur tenue secrète par tous les pouvoirs. Celle de voir s’effondrer le système sous son propre poids, devenu impraticable à force de tant de complications, essoufflé à force d’immobilisme.
Mais n’anticipons pas. L’Etat ne s'en ira pas comme çà. Il est tenace. L'enjeu aujourd’hui est de redonner à l’humanité le goût de la liberté. Hobbes (l’auteur du "Léviathan", XVIIème siècle) avait bien compris que l’Etat ne prolifère que sur nos peurs et notre lâcheté. Mais contrairement à Hobbes, qui s'en tenant à ce qu’il voyait, avait conclu à la nécessité d'un pouvoir pour garantir aux citoyens leur sécurité (il est notamment l’auteur de la célèbre formule, « l’homme est un loup pour l’homme », qui n'est pas entièrement fausse, si l'on s'en tient à une certaine réalité), nous croyons l’homme capable de vivre sans chefs, capable de dominer son animalité en réveillant en lui, la vie spirituelle. Une force, que même les religions qui se réclamaient pourtant de Dieu, n’ont pas su ou voulu faire naître chez leurs fidèles. Une force que l’homme tire de sa parenté (la Bible dit image et ressemblance) avec le Créateur de l’Univers. C’est parce qu’il en ignore l’existence, et les voies pratiques d'accomplissement, que l’homme désespère de lui-même et se laisse dominer. L’Etat moderne n’aura été, finalement ces derniers siècles, qu’un palliatif de plus à l'ignorance et la misère. L'Etat a fait croire qu’il était capable de juguler la férocité des hommes et d’en compenser les méfaits. Dans les faits il n’a fait que dépersonnaliser et mécaniser la violence et l’arbitraire en les légalisant. Il les a rendu plus abstraits, intensifiant leur aveuglement et leur surdité. Combien de temps cela peut-il encore durer ?
Je voudrais continuer mais ce texte est déjà long. Si, au bout de ces lignes, vous n’avez pas capté un peu de ce feu qui m’anime, qu’est ce qu’un mot de moi de plus, pourrait faire ? Ce texte, commencé fin août, a mûri dans ma pensée ces derniers jours alors qu'émergeait le débat sur EDVIGE dans les médias. Sa parution en même temps qu’un autre article écrit en relation avec ce sujet et publié par le témoin de la Révélation d’Arès, Michel Potay, sur son blog hier, est pure coïncidence. Aussi, je vous invite à le lire car son éclairage est résolument plus spirituel : http://www.freesoulblog.net/jHE/jHEtv.html. Il saura, à n'en pas douter, vous faire sentir bien mieux que je ne peux le faire moi même, ce feu joyeux de la pénitence et la sérénité que procure l'espérance active en un monde changé.
Souldigg