15 Août. Fin du pèlerinage de feu et retour sur Paris. Retrouvant mon clavier, difficile de ne pas évoquer le flot de nouvelles inquiétantes de cet été, masquées par la retransmission quotidienne des J.O.
Dans les médias dits "sérieux" de quoi parle t-on ? Ces jours ci de la mort de 10 militaires français en Afghanistan, du bras de fer diplomatique entre la Russie, l'Europe et les Etats-Unis autours de la Géorgie comme le prélude à une nouvelle guerre froide, des attentats meurtriers en Turquie et en Algérie, de l'essor de la Chine au rang de première puissance industrielle mondiale... Mais aussi de la hausse générale des prix et du ralentissement de l'économie en occident, de la fragilité du secteur bancaire et du risque de faillite du système financier, de la dette colossale des pays riches qui s'aggrave, de l'appauvrissement des océans sur les régions côtières... Bref, de quoi se demander comment le monde tourne encore et quel avenir se prépare l'humanité.
A dire vrai, il s'en faudrait de peu que je ne cède au défaitisme ou à l'alarmisme ambiant. Car chacune de ses informations nous parle d'un monde tous les jours plus complexe et plus imprévisible, d'autant plus difficile à comprendre et à maitriser que le nombre des individus sur la terre augmente sans cesse : plus de 6 milliards aujourd'hui, près de 9 milliards à l'horizon 2050 et avec l'augmentation du nombre d'hommes et de femmes, l'augmentation du nombre de problèmes et conflits potentiels, insolubles par les seules voies de l'intellect.
La seule issue pour l'humanité, si elle ne veut pas finir broyée par les contradictions et les problèmes qu'elle a engendré, est de retrouver une part de son intelligence qu'elle a complètement enfouie et oubliée : son intelligence spirituelle. L'homme a vaincu la pesanteur, le feu, le froid, la distance,... il conçoit et fabrique par milliers des machines qui le secondent dans ses tâches les plus infimes, il a bâti des systèmes et des organisations pour contrôler toutes ses activités mais il n'a jamais entrepris aucun effort pour maitriser les impulsions de son cœur, retenir sa langue de mentir, faire la paix avec son querelleur, penser aux autres autant qu'à lui même, imaginer un monde sans chefs.
A n'en pas douter, les décennies à venir s'annoncent difficiles, traversées de nombreux soubresauts économiques, politiques, sociaux. Les signes d'une grave crise sont déjà là. Mais le plus à craindre ce ne sont pas tant les difficultés matérielles que les résonances qu'elles auront sur le plan spirituel. Car après avoir cherché le bonheur dans la magie, la religion, la politique, l'industrie, la science...bref après avoir épuisé vainement toutes les ressources de son intelligence intellectuelle, l'humanité se retrouvera face à une énigme : en qui ou quoi croire, que faire, quelle voie suivre pour simplement vivre heureux sur cette terre ? La désespérance et le doute la guettera jusqu'à anéantir tout espoir d'un autre monde possible, tout espoir de vaincre le mal et ses manifestations, misère, malheur et mort. Cette réalité est déjà peu ou prou celle des média qui dramatisent à l'excès toute nouvelle, alternent entre le rêve et le cauchemar, mais cachent soigneusement à l'homme les possibilités spirituelles qui sommeillent en lui.
Car un autre scénario est possible : au sein même de ce monde en crise, la lente émergence de qualités et attitudes justes, patientes, aimantes, par un petit reste d'hommes convaincus que le mal n'est pas une fatalité mais un état qu'il faut combattre en soi et changer. Apprendre à dialoguer pour enrayer les guerres, à pardonner pour faire la paix, à partager pour vaincre la misère, à remplacer le besoin d'avoir par le besoin de ne pas avoir pour vaincre l'avidité,... Apprendre par dessus tout, à vaincre sa peur de manquer, de souffrir ou même de mourir, sur quoi s'assoit et se développe tout pouvoir qui a besoin d'hommes faibles pour dominer.
Mais pour cela besoin de se passer des vieilles représentations du monde et besoin de voir en l'homme autre chose qu'un animal pensant à l'horizon de vie limité. Besoin de parier sur la vie spirituelle, qui est loin d'être un fantasme, une vue de l'esprit ou une inclination des sentiments. La vie spirituelle est une vraie vie, chargée d'énergie, de force et de lumière, faite pour se mêler aux énergies, forces et lumières de la terre (et même de l'univers), une vie engendrée par l'homme bon. Car c'est cela (potentiellement) l'homme : un être-pont, un créateur unique dans l'univers, un assembleur de forces matérielles et spirituelles, un être capable d'engendrer des mondes extrêmement riches et divers, ce que ne sera jamais un castor, une abeille ou une fourmilière, si belles et étonnantes soient leurs réalisations, qui sont soumis aux lois de leurs espèces. En renonçant à sa nature spirituelle, l'homme se condamne à vivre une demi-vie, soumise aux vicissitudes de la chair et aux atermoiements de l'esprit, et à une mort certaine. L'âme seule (présence de la vie spirituelle en l'homme) lui permet de résoudre ses contradictions d'animal-pensant et d'échapper aux ténèbres.
A ce monde occidental à la fois comblé (matériellement) et en passe d'être complétement désabusé, la Révélation d'Arès envoie un message fort : celui d'une espérance ravivée, aiguillonnée par un avertissement solennel. L'humanité est face à une alternative. Ou bien elle s'enfonce dans ses ténèbres au risque de s'anéantir elle-même, ou bien elle trouve la force de se ressaisir et de se recréer spirituelle. Tous les hommes capables de bonté, quelque soit leur origine, leur croyance, leur âge ou condition sociale sont appelés à faire l'effort de se changer, de partir à la découverte de l'âme et de ses ressources encore inexplorées.
Souldigg
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