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18 avril 2008

RETOMBÉES


Après un pic, la tension s'effondre. Comme une masse, la lourdeur du monde dont je m'étais cru libéré, s'abat sur mon esprit et me broie les jambes. Toute tentative de se redresser est vaine quand le choc vient de vous secouer. Il faut presque "achever de tomber" pour pouvoir se relever. Les paroles les plus combatives du Père (Tu tombes ? Non combats!), n'aident guère sur le moment tellement la force de dislocation est grande mais elles entretiennent la possibilité d'un "après". Elles résonnent comme la promesse d'un sol ferme sur lequel on pourra prendre appui. Pour l'heure, il en faut en finir avec la chute, alors je précipite l'ombre. Et je m'abandonne aux clartés évanescentes des dissolutions fugaces, je me brise contre les murs de ma propre bêtise. Je veux en finir avec l'horreur. Certains jours, je dois lutter contre la tentation de fuir ou de mourir. "A quoi bon tous ces efforts, si c'est pour finir seul, épuisé d'avoir voulu trop bien faire ? Ce monde n'est qu'ingratitude et misère. Autant partir, tout foutre en l'air !". Mais où aller ? Je me souviens de mes errances passées : partout où j'ai été, je n'ai retrouvé que moi-même, divisé.  Affalé, vidé de toute force, vaincu par le cercle de raison qui m'impose d'accepter les réalités mais libéré d'une tension que je ne pouvais plus contenir, je peux goûter un instant de répit dans l'aube vitreuse qui caresse mes pensées. Mon cœur se tourne vers Arès, ce Lieu Saint ou j'ai maintes fois, plié le genou et posé mains, lèvres et front sur le sol dallé qui a accueilli le Père. Dans ces moments, je ressens l'intense besoin de prier et de revenir vers le calme, la force et la sérénité. Je sais que je traverserai d'autres moments difficiles comme celui là, né d'un acharnement à chercher une faille pour faire avancer mes projets. Mais j'ai repris la route et déjà je m'attèle à ce qui la veille m'avait fait échouer. J'ai repris la lutte, un peu plus conscient de ma fragilité.


Souldigg

NB: l'image est une vue de la petite chapelle dans laquelle Dieu s'est manifesté à Arès et où tous les été, des pèlerins affluent pour venir prier, méditer, reprendre des force et raffermir leur volonté de changer. 




16 avril 2008

UN NOUVEAU SITE SUR LA RÉVÉLATION D'ARÈS


Le témoin de la Révélation d'Arès appelé communément le frère Michel, vient de publier sur internet un nouveau site généraliste dans lequel il aborde les principaux aspects de la foi aresienne et sa dynamique. Ecrit dans le soucis d'être compris d'un large public, même profane, ce site aide à mieux comprendre le sens profond de la Révélation d'Arès et répond peu ou prou à toutes les questions que l'on se pose de prime abord sur cet ouvrage. J'en recommande la visite et la lecture à tout ceux qui cherchent à se faire une juste idée du mouvement des pèlerins d'arès et de son fondateur naturel, le frère Michel, l'arbre à la pointe toujours verte (Le Livre XVI/13).




Souldigg

11 avril 2008

QUELLE LIBERTÉ ?


À l'heure ou quantités d'hommes dans le monde manifestent pour la défense ou la promotion de leur liberté (liberté politique, liberté religieuse, liberté de la presse, ...), il n'est pas inutile de rappeler que "la seule liberté inscrite dans la nature humaine est la liberté absolue" (Michel Potay, Le Pèlerin d'Arès 93-96).


Qu'est ce que la liberté absolue ? C'est la possibilité qu'a chaque homme de déterminer et d'orienter librement son existence dans le sens de la Lumière ou de la ténèbre, en usant de tous les moyens naturels dont il dispose, au maximum de ses possibilités. Dit autrement, c'est la possibilité, inscrite en tout homme, de choisir librement entre un destin d'homme-dieu (libre et vertueux) ou une vie d'homme-nèpe (écrasé par le mal). L'homme est la seule créature dans tout l'univers à disposer d'une telle latitude de choix. Toutes les autres formes de vie, végétales, animales, minérales,... sont soumises aux lois de leur espèce. L'homme, à l'inverse, a le pouvoir de maîtriser et même dans certains cas, de dépasser les lois de sa biologie et de son psychisme jusqu'à se créer spirituel (ou de refuser de l'être). Cette liberté là n'est pas sans contingence mais elle ouvre à l'homme un champs de possibilités infinies. Elle a partie liée avec la conscience et la volonté d'être. Elle tire sa force de la liberté même du Créateur de l'Univers, qui a créé l'homme à son image et à sa ressemblance.

L'humanité, même la plus avancée sur le terrain des libertés, n'est pas libre (Evangile donné à Arès 10/10) au sens que Dieu donne à ce mot. Au regard des régimes dictatoriaux qui ont sévi et sévissent encore dans le monde, la liberté d'entreprendre, de s'exprimer, de pratiquer la religion de son choix,... sont des avancées précieuses et considérables. Mais ces libertés ont-elles rendus heureuse l'humanité ? Ont elles produit le Bien Universel ? En quadrillant et découpant sa liberté, absolue par nature, en libertés politiques, religieuses, civiques, morales, publiques, économiques,...toutes hyper-règlementées et soumises à de multiples et incessants contrôles, l'homme a considérablement réduit son champs d'action et ses possibilités. Il s'est auto-mutilé volontairement. Son imagination et sa créativité dépérissent, et le monde s'uniformise. Le plus problématique c'est que l'homme s'est tellement conditionné au besoin d'une liberté enrégimentée, qu'il est en passe d'oublier complètement les fantastiques possibilités de création et de Vie qui sommeillent en lui. Toute tentative de se libérer, i.e de retrouver et réactiver la liberté absolue de chercher et créer le Bien ailleurs que dans et par le système, passe désormais pour une folle entreprise dénuée de fondement et d'intérêt. "Doux rêveurs" ricanent les moqueurs, "dangereux révolutionnaires" clament les plus conformistes.

Et pourtant, sans cette liberté là, pas d'espérance d'un monde changé. Car la liberté absolue est la seule liberté qui ouvre à l'homme la possibilité de changer de nature, de transformer le mal en bien, de transmuer la violence en douceur, la colère en écoute, la haine en pardon,... car elle est la seule qui lui ouvre les portes de son cœur. "Aucune loi n'a jamais fait naitre une conscience" disait Martin Luther King. Le bonheur ne sortira pas de droits proclamés ou de régimes sociaux généralisés ; il ne sortira pas d'un partage des richesses imposé ou d'une gouvernance mondiale "avisée". Le bonheur, ne sortira que de la conscience et la volonté d'un petit reste d'hommes de faire prévaloir sur toute loi, sur tout système, sur toute liberté surveillée, la liberté absolue d'aimer et de créer.


Souldigg



06 avril 2008

HOMMAGE À MARTIN LUTHER KING

 PIOUS GENS Je fais un reve
envoyé par souldigg


Martin Luther King a consacré sa vie à lutter pour les droits civiques des noirs aux USA. S'il a pu rassembler autant de personnes autours de lui dans son combat, s'il a su remporter des victoires et rester dans les mémoires, s'il a été tué aussi (il a été assassiné le 4 avril 1968), c'est à mon sens, parce que son message transcendait tous les clivages. Il puisait sa force à l'amour universel, qu'on le nomme amour divin, amour du prochain, ou amour fraternel, une force capable de transformer l'individu et la société.

En hommage donc, au pasteur qui ébranla le pouvoir aux USA et fit trembler les foules, je publie cette vidéo d'un jeune chanteur de rap dont le verbe m'étreint et la présence sur scène décoiffe. J'ai filmé ce plan-séquence le 21 juin 2006 lors d'un concert donné
à la SCENE BASTILLE. Le morceau s'intitule "Je fais un rêve" et c'est un appel à reprendre la lutte pacifique et aimante pour que surgisse enfin un peuple capable d'arrêter les guerres.

A vous d'entendre et voir !

Souldigg

NB : La vidéo est disponible sur le site DAILYMOTION. Cliquer sur l'image ou ce lien pour y avoir accès









05 avril 2008

CRI DU CŒUR

 


La nouvelle a été annoncée par le Vatican, comme les résultats d'une société cotée en bourse. Les nouveaux chiffres des religions sont arrivés ! L'Islam confirme son offensive en devenant la première religion du monde avec désormais 19,2% de la population mondiale, devançant le catholicisme (17,4%) grâce notamment à une plus forte natalité. Reste que la chrétienté se maintient avec près de 33% toutes églises confondues (orthodoxe, catholique et protestantes...) avec comme bastion, l'Amérique et en particulier l'Amérique Latine (pour le catholicisme).

Au total ces croyants représentent plus de 3,5 milliards d'individus. Mais combien de pénitents ? A savoir combien d'hommes réellement animés par l'Amour du prochain, la bonté, le pardon des offenses, la recherche de la Paix, la liberté absolue,... toutes ces choses qui nous viennent de Dieu et dans lesquelles on trouve Dieu ? Presque aucun répond la Révélation d'Arès. Presque Aucun ! C'est assez peu dire que les religions emprisonnent la vie spirituelle.

Oui, il est temps que l'homme se libère  ! Qu'il retrouve le vrai sens de la Parole et redécouvre le vrai visage de son Créateur, qui est avant tout un Père ! Un Père qui pleure de voir ses enfants se faire la guerre et qui souffre de ces divisions établies "en son Nom" qui légitiment sentiments de supériorité et dominations qui entretiennent les faiblesses.

"L'homme compte, l'homme compte" déplore à de multiples reprises la Révélation d'Arès (Le Livre II/14). Quand l'homme cessera t-il donc de se laisser parquer en troupeaux par des dominateurs qui lui disent quoi manger, quoi penser, quoi croire, qui haïr, qui tuer mais qui n'appelle jamais (ou si peu) à pardonner, à aimer, à dépasser les préjugés ? Qu'importe ce à quoi vous croyez (ou ne croyez pas) mes sœurs, mes frères. L'important est ce que vous avez dans le cœur et ce que vous y puisez pour l'offrir aux autres, tous les êtres humains qui vivent sur cette terre, vos sœurs et vos frères !

Car il n'y a qu'un seul Père qui souffre
de nous voir faire la guerre.


Souldigg