Un frère en camping à Arès pour le pèlerinage, [Bernard L. de Lorient avec lequel j'ai toujours entretenu de forts liens fraternels nourris d'amitié], m’a adressé une photo de son campement. Il a suspendu sur une corde à linge, au milieu de tout son fourbis, une reproduction de l’image que j’ai créée pour annoncer l’ouverture du Pèlerinage d’Arès sur mon blog de mission.
Voici la réponse que je lui ai faite :
“Un grand merci à toi pour la photo. Je l’ai découvert hier soir tard en rentrant à la maison, sur mon tel portable. J’en ai été beaucoup ému ! J’ai passé ma petite heure de détente assis sur mon canapé à méditer avec cette image en tête.
J’aime beaucoup l’idée de suspendre cette image comme un linge à sécher au milieu de ton campement. Je me suis dit : voila comment il faut traiter l’art en fait, simplement sans chichi en le mêlant à nos vies quelles qu’elles soient.
Les musées, les galeries me donnent toujours l’impression de sacraliser quelque chose qui ne le mérite pas, de mettre l’œuvre au dessus de l’Homme qui les regarde comme si elles valaient mieux que lui. Une création cela n’est guère plus qu’une cuillère en fait. Au lieu de nous servir de la soupe elle nous sert quelque chose à voir. Tant mieux si ce quelque chose est nourrissant et évoque même la part la plus sacrée enfouie en nous. L’important c’est l’Homme qui regarde et qui VOIT !”
Trois semaines plus tard à Arès. Je suis à mon tour en pèlerinage. J’ai croisé le frère qui avait imprimé mon affiche et l’avait suspendue a sa corde a linge sur son campement. Il m’en a donné un exemplaire. Je l’ai a mon tour épinglée sur ma porte de chambre d’hôte en réponse à son geste.
C’est ainsi que mes images voyagent… Un bel écho á l’exode spirituel auquel nous invite Dieu avec La Révélation d’Ares.
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