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13 août 2016

HAUTEURS

Séjour dans les Pyrénées Catalanes. Je prise la marche et l’effort comme d’autres prisent la plage et le farniente. Extraits choisis de mon carnet de notes.

30 juillet

Vue sur les hauteurs pyrénéennes.



De ma fenêtre j’aperçois le four solaire de Font-Romeu qui me ramène en pensée vers Ares et “le Four” (Révélation d’ares xlvii/7) du Père de l’Univers où les âmes des pèlerins reforgent leur volonté d’être. J’ai tracé dans mon carnet le sentier d’un film à faire pendant ce séjour.


Vient maintenant l’heure de la prière… Le pèlerinage (que j’ai effectué début juillet) se poursuit dans mon âme où que j’aille.

1er août

Longue marche jusqu’à la source du fleuve Aude qui irrigue la plaine du Roussillon.


En chemin des ruches qui me rappellent que “le long des sentiers, les abeilles travaillent pour tous. Pourquoi avec folie fabriquer du miel et de la cire dans les échoppes ? ” (Révélation d’Arès 28/26).


La marche éprouve le corps mais ramène l’homme aux sensations et nécessités premières. Je perçois mieux en montagne la lourdeur de ce monde compliqué.

Chaque pas fait revenir en moi le besoin et le désir de cette vie simple et naturelle pour laquelle Dieu créa l’Homme. A chaque respiration je fais revivre la Raison même de la Création.




5 août

Randonnée en altitude.


Vue sur les monts Peric et Carlit qui culminent à près de 3000 mètres. Massifs rocheux arides et fiers pourtant déjà fortement érodés par le temps. Sur les alpages qui les précèdent la végétation se fait rare. L’herbe est rase et hormis quelques conifères qui dressent stoïquement leurs troncs vers le ciel, les quelques arbres qui subsistent sont pliés par les vents. Ici et là quelques spécimens de fleurs qui me rappellent que le Vivant se manifeste indifféremment dans les plus petites choses comme dans les grandes. Qu’elles tiennent dans ma main ou qu’elles humilient mon regard, monts et fleurs sont habités de la même perfection, de la même beauté, de la même Intention. Celle la même qui a couronné l’Homme en le rendant maître de toute cette partie de la Création.





Qu’avons nous fait de cette Terre que le Père de l’Univers (Révélation d’Arès 12/4) nous a donnée ? De retour à mon gîte, les nouvelles diffusées par la télé me rappellent l’horreur et la bêtise de ce monde que j’avais pendant quelques heures réussi à oublier.

La médiocrité du monde dont je suis, me fait oublier Dieu et la sublime vocation pour laquelle Il nous a créé. Et quand je m’efforce de rejoindre Dieu je me surprends à tout faire pour oublier le monde. Dilemme. Car je ne peux vivre Dieu qu’en vivant dans ce monde pour le changer (Révélation d’Arès 28/7).

Je ne suis pas au bout de mes peines. Ma longue marche, mon “exode”, ne fait que commencer.

8 août

Je lis sur la page Facebook de mon ami Philippe N. une citation de Michel Potay qui fait écho à ce que je vis en ce moment.

“l’homme n’est pas fait pour le zoo dans lequel il est en train de s’enfermer, mais pour la vie spirituelle.” (Michel Potay)

Sur les Hauteurs je retrouve ma liberté…

9 août

Pluie d’orage.



Le ciel s’est assombri très rapidement. Le vent, la pluie, la grêle, le tonnerre et pour finir les éclairs ont balayé le paysage devant ma fenêtre tressant un jeu d’ombres et de lumières à consonance dramatique.

Je pense à Murnau et aux films expressionnistes allemands d’avant-guerre qui présageaient de l’horreur à venir. Le spectre de la crise de 1929 et de ses conséquences hante régulièrement mes pensées tant les concordances entre notre monde et celui des années 20 et 30 sont nombreuses. Sauf qu’aujourd’hui le fond du problème s’est déplacé : l’urgence n’est pas tant politique ou économique (même si la situation politique et économique du monde y participe), l’urgence est spirituelle.


Le spectre qui hante notre époque est “le péché des péchés” (Révélation d’Arès 38/2), point de non-retour du mal dans lequel l’humanité s’est elle-même enfermée.

Lors de mes séjours en montagne (j’étais l’an dernier dans le Vercors), j’ai toujours une pensée pour ceux qui ont pris le maquis et sont entrés en résistance pendant la dernière guerre. Il a suffit d’une poignée d’hommes et de femmes pour sauver l’honneur de la France. Il suffira d’un “petit reste de pénitents” (Révélation d’Arès 29/2) pour sauver l’Humanité des périls qui l’attendent.



La pénitence est mon espérance et mon combat. Entrer en pénitence (se recréer bon et non se punir soi-même) c’est entrer en résistance.

11 août

Dernier jour en altitude.

L’orage est passé et a laissé derrière lui un vent de fraîcheur qui signe la fin des grosses chaleurs d’été. Sur les monts au loin, une vague nuageuse déroule son écume couleur or et emporte mes pensées vers les rivages d’Eden.


Je sais qu’après nos horreurs et nos crimes, joie paix et félicité reviendront. La terre redeviendra “le nuage d’or où les nations s’embrassent, où le frère ne vend pas le pain et la laine” (Révélation d’Arès xix/22). Mais d’ici là un énorme travail nous attend. L’exode relancé par le prophète d’Arès n’ouvre pas devant nous un boulevard comme devant les Hébreux la Mer Rouge au temps de Moïse. Il ouvre devant nous un chantier : ce monde qu’il faut changer, recréer.


Après la paix retrouvée sur ces hauteurs, je vais retrouver la ville, son bruit, sa hâte, sa complication et sa lourdeur. Sa puanteur aussi. Mais c’est là que Dieu m’attend car c’est là qu’est ma vie. Nul ne se sauve sans travailler au Salut du monde. Je ne fuis la ville en été que pour me ressourcer et me préparer à y revenir chargé de Vie et d’énergie.

Intenses furent ces vacances et pèlerinage. Intense sera je le crois cette année. Je me sens prêt à l’affronter.

28 juillet 2016

DÉPART / DEPARTURE

 


De retour de Pèlerinage à Arès, je repars en voyage…
pour un séjour en haute montagne cette fois-ci. Après m’être plongé dans la prière, avoir parcouru la landes et plongé mon regard dans l’horizon marin, je m’en vais arpenter les sentiers et côtoyer les sommets.

J’emporte dans mes bagages, La Révélation d’Arès, quelques pages de l’enseignement du prophète, un carnet pour écrire, dessiner et faire avancer mes projets, le nécessaire pour voyager bien sûr (mais léger),… et un petit pot de miel d’Arès offert par mon ami et frère Daniel (merci Daniel !) : “le miel fait le fort” (Révélation d’Arès xii/4) !

“Pèlerin” se dit “homme qui marche” en Hébreu. Poèmes, pensées, photos, films et vidéos jalonnent mon parcours depuis des années. Je les ai peu partagé jusqu’à présent, préférant la fraicheur de l’ombre. Je choisi aujourd’hui de marcher à découvert.

Je publierai plus régulièrement desormais, sur ce site et sur ma page facebook, pour témoigner de mes découvertes, de mes rencontres et de mon avancée.

Je serai heureux de lire vos réactions et commentaires.

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Back from a pilgrimage in Arès (France), I am on the leave again… for a stay in the Mountains. After a period of intense prayer, the scent of the pines, the seashore and the ocean, it is time for trails and high peaks.

I bring with me, The Revelation of Arès, a few articles written by the prophet Mikal, a notebook to write, draw and meditate my projects, all what I need to travel of course…. and a small honey pot offered by my friend and brother Daniel (Thanks Daniel!) : “the honey makes the strong one” (Revelation of Ares xii/4) !

Pilgrim means “walking man” in Hebrew. Poems, thoughts, photos, films and videos have marked out my path for years now. I haven’t shared them a lot, because I prefered to remain in shadow’s coolness. I choose today to walk in the light.

I will publish regularly from now on, on this blog and on my facebook page, to share my discoveries, my encounters and my evolution.

I will be happy to read yours reactions and comments

23 juillet 2016

LA PAROLE EN PLEIN AIR

Un frère en camping à Arès pour le pèlerinage, [Bernard L. de Lorient avec lequel j'ai toujours entretenu de forts liens fraternels nourris d'amitié], m’a adressé une photo de son campement. Il a suspendu sur une corde à linge, au milieu de tout son fourbis, une reproduction de l’image que j’ai créée pour annoncer l’ouverture du Pèlerinage d’Arès sur mon blog de mission.

Voici la réponse que je lui ai faite :

“Un grand merci à toi pour la photo. Je l’ai découvert hier soir tard en rentrant à la maison, sur mon tel portable. J’en ai été beaucoup ému ! J’ai passé ma petite heure de détente assis sur mon canapé à méditer avec cette image en tête.

J’aime beaucoup l’idée de suspendre cette image comme un linge à sécher au milieu de ton campement. Je me suis dit : voila comment il faut traiter l’art en fait, simplement sans chichi en le mêlant à nos vies quelles qu’elles soient.

Les musées, les galeries me donnent toujours l’impression de sacraliser quelque chose qui ne le mérite pas, de mettre l’œuvre au dessus de l’Homme qui les regarde comme si elles valaient mieux que lui. Une création cela n’est guère plus qu’une cuillère en fait. Au lieu de nous servir de la soupe elle nous sert quelque chose à voir. Tant mieux si ce quelque chose est nourrissant et évoque même la part la plus sacrée enfouie en nous. L’important c’est l’Homme qui regarde et qui VOIT !”

Trois semaines plus tard à Arès. Je suis à mon tour en pèlerinage. J’ai croisé le frère qui avait imprimé mon affiche et l’avait suspendue a sa corde a linge sur son campement. Il m’en a donné un exemplaire. Je l’ai a mon tour épinglée sur ma porte de chambre d’hôte en réponse à son geste. 

C’est ainsi que mes images voyagent… Un bel écho á l’exode spirituel auquel nous invite Dieu avec La Révélation d’Ares

30 août 2015

PHOTOS-FICTIONS

Je ne suis pas photographe. Je prends mes clichés comme on prend des notes. Pour garder trace d’une chose, d’un évènement ou d’une rencontre. Ce sont des instants choisis qui ont nourris ma pensée, stimulés ma foi ou aiguillonnés mon regard que je partage sur ce nouveau blog photographique créé sur Tumblr : PHOTO-FICTIONS.

NDLR 2025 : Ce blog ouvert à la rentrée 2015, ne durera qu'un temps. Je l'abandonnerais faute de suiveurs et de temps pour le nourrir après quelques mois de publication. Aussi parce que la plateforme TUMBLR peinera à s'installer dans le paysage des réseaux sociaux. Elle est aujourd'hui supplantée par le réseau social INSTAGRAM que j'ai investi bien plus tard avec dessins et photos.

Ci-après, compilation des posts publiés sur TUMBLR avant fermeture du compte.

© Eric David Desneux

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16 août 2015

RETOUR AUX RÉALITÉS

Dimanche 16 Août. Le pèlerinage de feu s'est clos depuis hier. Après un été intense passé sous le soleil de Dieu, mes pensées ont brutalement été rappelées aux “réalités” par les “informations” lues dans la Presse.

Dans les médias dits “sérieux” de quoi parle t-on ces jours-ci ? De la France et son économie en berne incapable de solutionner le chômage, de la Grèce à nouveau dans l’impasse politique et financière et du risque systémique que sa situation entraine en Europe, de la Chine contrainte de dévaluer sa monnaie pour enrayer sa baisse de croissance et des risques qu’un ralentissement de son économie fait peser sur l’économie mondiale, des violences policières aux USA à l’égard des Noirs qui perpétuent la ségrégation raciale dans le pays le plus riche de la planète, de l’emploi par Daesh de l’arme chimique contre les Kurdes et de la catastrophe humanitaire qu’entraine la folie guerrière de ces hommes, de tous ces migrants qui fuient par centaines de mille les conflits au Moyen Orient, en Afrique,… bref de quoi se demander comment le monde tourne encore et quel avenir se prépare l’humanité.

A dire vrai, il s’en faudrait de peu que je ne cède au défaitisme ou à l’alarmisme ambiant. Car chacune de ces informations nous parle d’un monde qui devient chaque jour plus complexe, plus instable et plus imprévisible, d’autant plus difficile à comprendre et à maitriser que le nombre des individus sur la terre augmente sans cesse : plus de 7 milliards aujourd’hui, près de 10 milliards à l’horizon 2050 ! Et avec l’augmentation du nombre d’hommes et de femmes, l’augmentation du nombre de problèmes et conflits potentiels insolubles par les seules voies de la force policière, des lois et de l’intellect. La propagation du mal n’est pas un des moindres problèmes posés par l’accroissement de la démographie.

Quelle solution pour l’humanité si elle ne veut pas finir broyée par les contradictions et les problèmes qu’elle a engendrés ? Elle est de retrouver une part de cette intelligence qu’elle a complètement enfouie et oubliée : son intelligence spirituelle (Révélation d’Arès 32/5), l’intelligence du cœur, devenue un faible lumignon (32/5) et qui menace de s’éteindre si l’homme ne revient pas résolument vers le Bien. L’homme a vaincu la pesanteur, le feu, le froid, la distance,… il conçoit et fabrique par milliers des machines qui le secondent dans ses tâches quotidiennes (vie domestique, travail, déplacements,…), il a bâti des systèmes et des organisations pour contrôler toutes ses activités mais il reste globalement incapable de maitriser les impulsions de son cœur, de penser et parler libre de tous préjugés et peurs, de penser autant aux autres qu’à lui même, d’imaginer et de créer un monde sans chefs, ni domination, ni pouvoirs.

A n’en pas douter, les décennies à venir s’annoncent difficiles, traversées de nombreux soubresauts économiques, politiques, sociaux. Les signes d’une grave crise sont déjà là. Mais le plus à craindre ce ne sont pas tant les difficultés matérielles que les résonances qu’elles auront sur le plan spirituel. Car après avoir cherché la réponse à ses problèmes dans la magie, la religion, la politique, l’industrie, la science…bref après avoir épuisé vainement toutes les ressources de son intelligence intellectuelle, l’humanité se retrouvera face à une énigme : en qui ou quoi croire ?  Que faire, quelle voie suivre pour simplement vivre heureux sur cette terre ? La désespérance et le doute la guettera jusqu’à anéantir tout espoir d’un autre monde possible. Tout espoir de vaincre le mal et ses manifestations, misère, malheur et mort s’éteindra jusqu’à l’extinction du nerf dans la tête (Rév. d’Arès xiii/8), de l’Image de Dieu dans l’homme.

Cette réalité est déjà peu ou prou celle des média qui dramatisent à l’excès toute nouvelle, alternent entre le rêve et le cauchemar, mais cachent soigneusement à l’homme les possibilités spirituelles qui sommeillent en lui et qu’il peut réveiller par la pénitence (Révélation d’Arès 30/11) spirituelle et seulement la pénitence spirituelle, l’action libre de changer sa vie (Révélation d’Arès 30/11) en Bien.

Car un autre scénario est possible : au sein même de ce monde en crise, la lente émergence de qualités et attitudes justes, patientes, aimantes, par un petit reste (26/1) d’hommes convaincus que le mal n’est pas une fatalité mais un état qu’il faut combattre en soi et changer. Apprendre dialoguer avec son ennemi pour enrayer les guerres, à pardonner pour faire la paix, à partager pour vaincre la misère, à remplacer le besoin d’avoir par le besoin de ne pas avoir pour vaincre l’avidité, à dépasser ses préjugés pour se libérer de ce qui emprisonne la pensée, à regarder tout homme comme un autre soi-même…. Apprendre à vaincre sa peur de manquer, de souffrir ou même de mourir, sur quoi s’assoit et se développe tout pouvoir qui a besoin d’hommes faibles pour dominer.

Mais pour cela besoin de se passer des vieilles représentations du monde. Besoin de voir en l’homme autre chose qu’un animal pensant à l’horizon de vie limité. Besoin de parier sur la vie spirituelle, qui est loin d’être un fantasme, une vue de l’esprit ou une inclination des sentiments. La vie spirituelle est une vraie Vie, chargée d’énergie, de force et de Lumière, faite pour se mêler aux énergies, forces et lumières de la terre, une Vie engendrée par l’homme bon. Car c’est cela (potentiellement) l’homme : un être-pont, un créateur unique dans l’univers, un assembleur de forces matérielles et spirituelles, un être capable d’engendrer des mondes extrêmement riches et divers, ce que ne sera jamais un castor, une abeille ou une fourmilière, si belles et étonnantes soient leurs réalisations, qui sont soumis aux lois de leurs espèces.

En renonçant à sa nature spirituelle, l’homme se condamne à vivre une demi-vie, soumise aux vicissitudes de la chair et aux atermoiements de l’esprit, et à une mort certaine. Seule l’âme (Rév. d’Arès 4/7), présence de la vie spirituelle en l’homme, lui permet de résoudre ses contradictions d’animal-pensant et d’échapper aux ténèbres. Dit autrement, seul l’homme qui a retrouvé l’usage de sa raison spirituelle peut dépasser sa condition animale, ses besoins et désirs et raviver l’Image de Dieu qui dort en lui.

A ce monde occidental comblé matériellement en passe d’être complètement désabusé, la Révélation d’Arès envoie un message fort : celui d’une espérance ravivée asserti d’un avertissement solennel. L’humanité est face à une alternative. Ou bien elle s’enfonce dans ses ténèbres au risque de s’anéantir elle-même, ou bien elle trouve la force de se ressaisir et de se recréer spirituelle par la pénitence.

Tous les hommes ressentent au fond d’eux la nécessité du Bien. Quelque soit notre origine, croyance, âge ou condition sociale… nous sommes tous appelés à changer, à partir à la découverte de l’âme (Rév. d’Arès 4/7) et de ses ressources inexplorées.

Eric Desneux