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15 septembre 2007

DE RETOUR SUR LE PARVIS




Une clameur plutôt qu’un discours

Pour ouvrir cette année
Annoncer le retour
De la voix hélée

Bitume amer
Je pleure
Sur ton insolence indiffère
Et tes rires crâneurs

Non ! La Colère n’est pas éteinte
Je vois, la rage et la froideur t’enserrent
Retiennent tes larmes dans une longue étreinte
De vivre libre, tu désespères

Et pourtant, de l’oreille au cœur
La pente est légère
Jusqu’à quand préféreras-tu la peur
Au dur labeur de vaincre ta misère ? 

Celui qui te parle, n’aie crainte
 
N’est rien de moins qu’un frère 
Tourmenté par la même plainte 
Qu’il peine chaque jour à faire taire
 

Car pour renaître pur
Les déclamations sont vaines
Si de son cœur la souillure
N’est pas arrachée jusqu'à l'aine

L’enjeu est de taille
 
Car abattre la bête immonde
Lovée dans ses entrailles
Fera trembler le monde

De Joie !


Souldigg

03 juillet 2007

BONHEUR RÉVOLVER


Un ami athée à qui je présentais la Révélation d'Ares au cours d'un dîner en lui disant simplement que le but ultime de cette parole était le rétablissement du bonheur sur terre, me répondit sur un ton bravache : « Quand j'entends le mot bonheur, je sors mon révolver! ». Un accueil pour le moins épineux. J'y ai d'abord vu une manière impulsive de s'opposer à mon propos car le premier réflexe de celui que la vérité dérange est d'abord de chercher à la faire taire. J'ai ensuite cherché à comprendre et je lui ai demandé de s'expliquer. Il voulait dire par là que le vingtième siècle et ses horreurs, toutes nées de volonté d'imposer une vision du bonheur (le nazisme, le socialisme, le communisme, le maoïsme, les khmers rouge visaient tous la construction d'une société idéale), l'avait conduit à devenir extrêmement méfiant envers toute tentative de définir le bonheur et même d'en parler ou d'en faire une visée collective. 

J'ai acquiescé sur ce point. La Révélation d'Arès reconnaît qu'un grand nombre d'hommes ont été scandalisés et ont abandonné tout espoir pour l'humanité par suite de l'inaccomplissement des fausses promesses brandies par les religieux comme par les politiques. J'ai essayé de lui dire que le bonheur dont je parlais n'était pas lié à l'établissement d'un système, d'une doctrine ou d'un pouvoir (bien au contraire) mais reposait sur l'épanouissement de l'individu libre, aimant et créateur, une voie qui n'a encore jamais été envisagée, mais il n'a rien voulu entendre. Il a rangé le bonheur dans une case "erreur inhumaine" et il coule depuis, contradiction notoire propre à l'homme moderne, son humanité dans le moule conformiste de l'heureux candidat au système qui le protége et qui lui garantit son petit espace de "liberté individuelle", espace dans lequel il voit "son bonheur". Je dis « heureux » car c'est ce qu'il disait être, heureux de savoir que les lois et le système, qui par ailleurs l'enserrent, enserrent également les autres et lui permettent ainsi de jouir du peu qu'il a, en toute tranquillité. Sa vision du bonheur est nombriliste mais sincère et non dénuée de fondements au demeurant. C'est bien tout le problème. Quoi de plus légitime pour l'homme que de chercher à vivre heureux, à connaître joie et plaisirs ? Dieu n'a pas créé l'homme pour autre chose que la joie de vivre sur cette terre et le système que l'homme s'est donné ne manque pas d'attrait. Il s'essouffle voila tout et menace d'imploser. 

Comment donc amener ce genre d'homme auto-frustré mais "heureux de l'être" -la majorité des hommes en fait-, à reconsidérer leur notion du bonheur, à l'élargir, à lui donner des ailes pour qu'elle respire aussi de la vie spirituelle ? L'homme a besoin de preuves visibles et sensibles de ce que nous avançons, plus que d'arguments ou de réflexion. Nous prenons à chaque fois le risque de passer pour des idéologues ou des gentils naïfs à parler du bonheur sans avoir le rayonnement qui le traduise immédiatement. « Heureusement que tu n'as pas de charisme, me lança mon ami pour clore la discussion. Car si tu en avais tu pourrais bien convaincre des hommes de te suivre. Tu deviendrais dangereux. Là, je serais vraiment obligé de sortir mon revolver ! ». La preuve qu'il a senti malgré tout dans ce que je lui disais, en dépit de ma faiblesse et de mon manque d'envergure notoires, toute la force de changement et de bouleversement que la Révélation d'Arès promet. « Heureux ceux qui croit sans voir » disait Jésus il y a 2000 ans, saluant par là ceux qui acceptaient de s'engager dans la difficile voie de la spiritualisation du monde sans savoir véritablement ce que le monde changé sera ni quand il adviendra. Ce bonheur là, n'est peut être pas mesurable ni tangible mais il existe.


Souldigg 







16 juin 2007

TU NE SERAS LE CHEF DE PERSONNE


Retour après près de 7 semaines d’absence. Les élections passées, que reste t-il de cette effervescence ? Les français ont élu un président qui leur a promis de vastes reformes et ils lui ont donné une nette majorité à l’assemblée nationale. A l’évidence, ils ont été séduits par le candidat qui affirma avec le plus de force sa volonté de changer la France. Une grande partie de la campagne tourna en effet autours de ce thème. Faut il y voir la preuve que les français sont travaillés par la nécessité d’évoluer, de chercher et de s’engager dans d’autres voies et que par là même ils seraient plus enclin à prêter l’oreille à la Révélation d’Arès qui appelle à un vrai changement en profondeur…. de l’homme ? On peut l’espérer. Dommage dans ce cas, qu’ils n’aient pas donné sa chance à François Bayrou, qui incarna jusqu’à l’idée de changer la manière de faire de la politique. Car si Dieu n’attend plus rien de la politique en tant que système (les pouvoirs ont montré le mal qu’ils secrètent dans tous les siècles), il n’en appelle pas moins les hommes qui la font à changer et à faire évoluer leur mode de gouvernement. 

Bâtir un monde sans chef*, ne se fera pas sans un retrait progressif et volontaire du pouvoir politique (comme de tous les pouvoirs d'ailleurs), pour faire place à d’autres manières de gérer les affaires collectives qu’il nous reste à inventer. En appelant à dépasser le clivage gauche-droite et en proposant aux français, moins des recettes miracles, qu’une approche mêlée de dialogue et de réalisme pour résoudre leurs problèmes, j’ai vu en F. Bayrou quelqu’un qui pouvait accompagner une évolution en profondeur de la société française. Son échec témoigne, hélas, des blocages qui persistent dans les mentalités. En élisant Nicolas Sarkozy, partisan d’un Etat fort (comme l’était Ségolène Royal), les français ont montré qu’ils sont encore très majoritairement attachés à une vision conservatrice de la société et de l’homme.


Souldigg  

Tu ne seras le chef de personne (Révélation d'Arès 16/1) est un des versets clé de la Révélation d’Arès, parmi ceux qui soulève le plus d'espérance car il appelle à fonder une société sans pouvoirs, ni structures, ni hiérarchies. "Vous voulez plonger la société dans le chaos !" nous oppose t-on. La liberté absolue comporte certes de gros risques, mais sans liberté pas de création, ni recherche effective du Bien et de la vie spirituelle. Or le monde gouverné actuellement par des lois et des systèmes montre partout des signes d'implosion. Nous serons bientôt confrontés à ces alternatives.




30 avril 2007

NI RELIGION NI POLITIQUE



Fin de journée. Je suis sorti prendre l’air. Le quartier où j’habite est un peu pouilleux et d’ordinaire la promenade tourne court. Elle finit sur le zinc du petit rade à coté de chez moi. Un café et je retourne travailler. Ce soir la douceur est inhabituelle. Elle a gagné mon pas et je me dirige avec nonchalance vers le square. J’affectionne particulièrement la marche. Elle remet l’esprit à sa place, qui sans cela à tendance à envahir la tête. A chaque pas je renais lentement à moi-même. Sous mes pieds je sens sourdre la terre et l’air que je déplace, caresse ma tête et lave mes pensées. Haleine du soir qui exhale un parfum d’Eden.

Il est loin le temps ou Dieu rendait visite à Adam et Eve dans la douceur du soir (Génèse) et lui parlait face à face comme à un ami. Les religieux qui ont fait de Dieu un juge pour mieux assoire leur pouvoir et régner par la peur, les théologiens qui l’ont décrit comme un pur esprit pour mieux le soustraire à nos vies, n’ont rien compris de Dieu, et encore moins des rapports que l’homme peut entretenir avec Lui. Probablement parce qu’ils n’ont jamais rien vécu de Lui. Dans ma promenade, j’ai ramassé sur le trottoir le tract d’une mission évangélique. J’y lis « …Nous ne pouvons pas changer le monde, mais nous devons résister au mal ». Résister au mal, certes Oui ! Mais pourquoi ne pas retourner la proposition et la rendre active, positive : Faire le Bien ! Voila le souffle et le courage qui a manqué depuis toujours à la religion et l’a empêché de contribuer à établir la vérité et la justice. En taisant ce qui dans la Parole magnifie l’homme et sa liberté, son individualité, sa force de création, en un mot sa beauté, les religieux de tous bords ont réduit Dieu à une idole de l’esprit et l’homme à un pendu. Une image dure qui ne nous flatte pas et pourrait même nous faire désespérer de nous même si elle n’était pas chargée de cet Amour et de cette Force qui nous appelle à nous redresser et à courir libre de tout harnais, comme le poulain agile. La Révélation d’Arès nous enseigne que les religieux ont sciemment caché la vérité aux hommes sur leur capacité à vaincre le mal en eux même par eux même, pour mieux les dominer. Le propre de la religion a toujours été de s’interposer entre l’homme et son Créateur, et de se faire passer pour le tenancier de la vérité et l’unique voie du salut. En somme la religion a toujours désespéré de l’homme, tout le contraire de Dieu qui n’a cessé depuis des siècles par tous les moyens de relancer la recherche de la vie spirituelle, par nature libre, évolutive et créatrice.

En cette période électorale où chaque candidat à la présidence promet le vrai changement, je comprends pourquoi les hommes se sont finalement détournés des religions et ont, du même coup, rejeté Dieu. Ils ont attendu en vain de ceux qui parlaient en son nom, que le monde change. Las, ils se sont tournés vers la politique qui promet le bonheur ici et maintenant, une quête légitime au demeurant car Dieu créa l’homme pour vivre heureux sur cette terre. Mais si la quête de justice sociale a pu améliorer le sort d’une part influente de l’humanité, la politique a-t-elle réussi pour autant à résoudre le problème fondamental du mal dans le monde ? A t-elle jamais fait naître une conscience, appeler à pardonner, faire la paix, cesser de mentir, partager naturellement, dépasser des préjugés… ? Quelle espérance met-elle dans l’individu et qu’attend t-elle de lui au juste ? Se soumettre à des lois et placer sa confiance dans un système (social, juridique, éducatif...). Mais quelle différence y a t-il entre obéir à des dogmes et obéir à des lois ? Entre être le fidèle d’une religion et le sujet d’un Etat ou d’une administration ? Comme pour la religion, c’est son immobilisme et sa volonté de dominer les hommes qui a tué la politique. Qui ne voit aujourd’hui les maux terribles qui couvent sous le fragile bonheur matérialiste des sociétés industrielles ? Les hommes se détourneront de la politique et de ses voies comme ils se sont détournés de la religion. Face au vide qu’elle laissera le pire est à craindre car quel avenir peut se créer une humanité qui ne croit plus en rien ? C’est n’est pas pour rien que la Révélation d’Arès survient à notre époque. C’est –entre autre- pour raviver en l’homme le sens profond de son existence et de son devenir.

Pour l’heure, ce dimanche 6 mai prochain, je voterai. Si j’écris ces lignes, c’est pour préciser que même si je ne crois pas dans la capacité de la politique à changer le monde, je mesure l’importance qu’elle a et que voter est aussi une manière d’agir sur elle et de lui parler (elle qui nous écoute si peu). De gestion collective les hommes auront toujours besoin, et en attendant que ceux qui s’y consacrent se mettent véritablement au service des autres dans un profond respect de la liberté humaine, il est important de veiller à ce que ceux qui nous gouvernent ne nous entraînent pas vers le pire. L’histoire du XXème siècle est là pour nous rappeler les horreurs que la politique (tous bords confondus) a pu engendrer. Or une humanité qui veut évoluer a besoin de paix et de liberté. Je voterai donc pour celui ou celle qui me semblera le plus à même de défendre la liberté de conscience et d’expression et saura faire face avec intelligence et conscience des réalités aux innombrables problèmes qui se poseront. Car à n’en pas douter, les enjeux de la prochaine décennie seront déterminants pour la France et donc pour Dieu qui a choisi de s'y manifester.

Souldigg

11 avril 2007

J'Y CROIS PAS !


Lundi de Pâques. Dîner en compagnie de mes enfants. Alors que je m'applique à débarrasser, une question fait irruption dans la bouche de mon fils. « C'est quoi l'esprit ? ». Les enfants ont l'art de vous poser les questions les plus inattendues au moment le plus impromptu. Entre deux coup de balais je lui explique que l'esprit est la part invisible en lui-même, qui relève de son psychisme : pensée, caractère, volonté... Je cherche mes mots. Je me rends compte combien c'est pour moi aussi une énigme. Comment parler de ces choses là ? Il me réplique immédiatement « l'esprit, c'est l'âme en fait ? ». À ces mots je redresse la tête et je prends appui sur mon balai pour me ressaisir. Je lance un regard au ciel et lui réponds sans hésitation « Non, l'âme est le produit du Bien que tu fais sur cette terre. Quand tu es sorti du ventre de ta maman, tu n'es venu au monde qu'avec le corps et l'esprit. Comme tout homme, c'est la vie que tu mènes qui fait que tu as une âme ou pas ». Je sens que mes mots l'ont arrêté. Une évidence l'a saisi et commence à le travailler. Je poursuis : « l'âme est le vrai corps de l'homme, une autre vie qu'il engendre lui-même, le fruit de son existence -spirituelle- en somme ». J'ajoute « c'est la part de Dieu qu'il y a en toi ». Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'il s'est levé et est sorti de la pièce en tonitruant « Dieu ? J'y crois pas. Il existe pas ! ». Fin de la discussion. 

Je reste seul avec mon balai et le petit tas de miettes à mes pieds que je n'avais pas fini de ramasser. J'aurais aimé lui dire que l'âme le relie à toute l'humanité par un lien réel, sensible, et que bien qu'invisible à l'œil, elle rayonne de force et de beauté. J'aurais aimé lui parler de Jésus dont on fête ce jour la résurrection, une des plus belles âmes que l'humanité ait engendré et que c'est justement la force de son âme qui lui permit de vaincre la mort et de se montrer aux hommes dans sa chair transfigurée. J'aurais surtout aimé lui dire que l'âme ne résulte pas de la croyance en Dieu ou en un dogme, de la récitation d'un credo ou de la pratique d'un culte. J'aurais aimé lui faire comprendre que l'âme est avant tout existentielle et qu'elle résulte de notre volonté d'être, même si en tant qu'enfant porteur de l'innocence angélique, il échappe à ses réalités. Ce n'est qu'une fois homme et pleinement responsable de lui même qu'il sera concerné par ce dilemne : vivre en bête ou en homme spirituel. Être bon, pardonner, aimer, dire le vrai, renoncer aux vanités... L'âme se travaille chaque jour comme on bêche un jardin ou comme on entretient sa maison et que, comme toute création elle connaît plusieurs âges, des phases ardentes ou méditatives, qu'elle peut mourir et renaître selon les efforts que l'on fait ou pas, qu'elle doit longuement lutter parfois pour trouver le calme et la sérénité. Je ne lui dirais pas tout cela aujourd'hui mais mes pensées le suivent.

Tandis que je finis de ranger la cuisine, j'enfouis dans la poubelle avec les restes de miettes ramassées par terre, la douleur que m'a fait de l'entendre nier l'existence de Celui que je m'efforce de suivre. Si je n'avais pas moi-même été athée dans le passé, je douterais peut être qu'il est possible de renaître à la foi. Il fera son expérience de la vie, me dis-je. On ne se construit pas sans exploration ni mise à l'épreuve de sa propre nature. Si j'étais religieux je douterais peut-être qu'il puisse se faire une âme et je me tourmenterais plus encore. Mais la Révélation d'Arès est très claire à ce sujet : ce sont les actes, qui détermine spirituellement un être et on peut être athée et habité par Dieu sans le savoir. Par ailleurs, l'enfant ne semble pas aux prises avec ces réalités qui ne concerne que l'homme déjà né (l'homme conscient de ses choix et de ses actes). Il a donc le temps avant d'être confronté à ces alternatives. Pour l'heure il m'importe surtout d'en faire un homme capable de réfléchir et d'agir par lui-même pour son bien et (ce sera son choix) celui de l'humanité.

 
J'ai fini de ranger la cuisine et j'ai posé mon esprit sur le petit bout de pain sec qui reste. Je repense à Jésus, au message et à l'exemple qu'il a laissé. Ce n'est pas pour nous éblouir ou nous subjuguer, comme à tenter de nous le faire croire la religion pendant des siècles, que Dieu a ressuscité cet homme et l'a renvoyé sur terre (sur la route d'Emmaüs en Palestine il y a 2000 ans et à Arès il y a 36 ans - l'évangile donné à Arès date de 1974). Mais pour lui permettre d'achever sa mission interrompue par la crucifixion (un horrible crime) d'une part, et nous montrer la force effective du pénitent (celui qui change sa vie) et la réalité de la résurrectionCar se faire une âme est déjà vaincre quelque chose de la mort ici bas et annonce le retour de l'humanité à la vraie Vie ! 

Souldigg