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SITE MÉMOIRE EN CRÉATION

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08 janvier 2026

ÉCLIPSE POUR UN MONARQUE

Éclipse pour un monarque

Quand bien l'Espoir naît de ce pas
Marine la flamme vêtue de noir 
 
Rose gris de vert enchante le fer
Rouge noir de jaune enfante le glaive 
 
Chasseurs d'y voir, sans but, sans quoi
N'auriez-vous pas un brin de croix
N'auriez-vous pas un roi de choix ?
 
Recueil SALUT À TOI - 1990 © ÆD

26 décembre 2025

ÆRIK TV OFF THE GRID !


Refonte et relance de la chaîne youtube ÆRIK TV, OFF THE GRID !

RELOADING au jour le jour de vidéos puisées à 30 ans d'archives en création suite à un crash total de la chaine en 2023, augmenté de nouveautés créatives avec pour adage : "Toutes les belles choses sont sauvages et libres" (Henry David Thoreau)

Chaotic Pulse
Ondes Vibratoires 
NO PROYECTO NO MONTAJE

AU PROGRAMME :

ĐAILϒ SHO[ᴿ]TS
Journal de bord. Pépites du jour.

AƝIMÂ~TجGRẶPH
Animations graphiques dessinées

TéLéGRAƑIKAL : T∑XTS TO ₸AꝔE (TTT)ᵀ
Motion Graphics. Textes à l’image.

ĴҼ ƤAŔ[LE] EN LĬVƐ
Faces caméra sur THÉMAS
Histoire-monde, Création & Métaphysique 

EXþERIMENTAL VIÐEOART
VJ vibe. Clips expérimentaux. Vidéo-art.

ÐOKUMENT•ERÁ
Documentaires, vidéo-installations, reportages.

ØN THE RÔAD WITH MADAL (2017-2020)
Périple d’un tandem en délire porté par “cette folie pour les hommes qui est Sagesse pour Dieu” avec la Parole d’Arès comme étend’Art.

ӺILMOGRẶⱣHϓ / Ɠ℮Mš
Jalons d’un parcours en création filmique (animation, art-vidéo, documentaire)

Mais aussi,
But also...

ÆRIK MUZIK

Raw acoustic sound of a Gipsy hearted celtic bard playing Bluesrock on Ragamix moves, solo at home or with others met on the road

MUZIK – ÆRIK SOLE IN TUNE
Solo Acoustic Guitar improvisations by ÆRIK

MUZIK : LADY PUNK HURLY AND THE MYSTERS
Music Impro Live sessions with friends 

MUZIK : FLYING FLOWER BAND
Music Impro Live sessions of a rough “PEACE & LOVE” soul hearted BAND 

MUZIK : ELECTRIZE SPACE PHANTOMS
Electric guitar and electronic music pieces

17 décembre 2025

FÉROCITÉ FROIDE : BLANCHE GARDIN EN GARDE-À-VUE MEDIATIQUE


Quand on tombe ça fait mal. Quand on a mal, on crie. 

Quand un artiste tombe et crie, c'est que la société va mal et ce que l'artiste crie c'est le mal de la société.

J'écoutais avec joie la férocité froide de Blanche Gardin quand elle était bien en place dans cette société malade, j'écoute avec froideur lucide et compatissante aujourd'hui sa peine d'artiste de talent aux prises avec le monde médiatique qui l'ostracise, mais qui a encore le cinéma pour s'exprimer. D'autres, beaucoup d'autres, tous les invisibilisés par les pouvoirs et les médias qui n'ont même pas eu accès à un guichet pour faire entendre leur voix, n'ont guère plus que l'écuelle que leur tendent les faiseurs d'opinion sur les réseaux sociaux pour s'exprimer quand ils le peuvent ! Ou l'osent. 

Nous vivons des temps de dangerosité pour la liberté d'expression, mais la liberté comme la beauté qu'elle entend sur l'Univers, ne se révèlent-elles pas dans un combat ? Si la beauté ou art officiel, esthétisme promu par les pouvoirs en place, n'a jamais autant fleuri qu'en temps de paix et connu décadence et médiocrité en temps de déclin, la beauté sauvage et libre des ouvreurs de voies quant à elle, a toujours connu ses moments de Grâce dans les tribulations les plus difficiles et les moments de basculement historique, et Dieu sait si nous vivons des Temps pour le moins de basculement, de BASCULAISON devrais-je dire, que les déboires d'une Blanche Gardin rendent visible pour tous. Des déboires dont on lui souhaite de se relever soit dit en passant, pour la personne et l'artiste qu'elle est et à travers elle, les ressorts du monde artistique lui-même pour réagir à ce raidissement sociétal.

La première des vocations de l'artiste n'est-elle pas de MONTRER ? De traduire en mots images sons... jusque dans sa vie ce que le corps social vit au nom de tous ceux qui n'ont pas les ressorts pour s'exprimer ? Et si il y a quelque chose que l'on ne peut pas reprocher ni dénier à cette artiste c'est d'avoir mis sa peau sur la table jusque dans son art et d'avoir payé le prix pour ses propos jusque dans sa vie. Je respecte cela. J'en connais la souffrance aussi ,''.. '', inévitables souffrances de la création. L'artiste vit d'abord pour par et de son œuvre.

"Toute création, tout de l'Univers à l'âme est créé adossé à sa crise comme à un siamois" (La Pommeraie, Michel Potay).... Crise-Création, Crise-Création,... Quel monde sortira de cette crise que nous traversons ? Il germe d'ores et déjà dans nos tréfonds et perce dans nos cris pour faire entendre ce à quoi nous aspirons. N'en doutons pas, un jour, un jour viendra, où tout ce qui est réprimé surgira. Pourvu que ce soit en beauté pour un monde changé (Le Signe 28/7)  !

14 novembre 2025

AUX MÉDIAS QUI VIVENT DU MENSONGE ET À CEUX QUI LES NOURRISSENT DE LEUR ATTENTION

Complément aux articles précédents en guise d'addendum, la lettre que j'ai adressée samedi 8 novembre dernier à la fondatrice d'un dit "média libre" qui figure en filigrane dans les pages d'HISTOIRE D'UN HASHTAG, pour l'informer du contenu de ces pages AVANT publication, comme il se doit selon les usages de la profession. J'ai tardé à rendre public ce courrier un poil brûlant, justement pour lui laissé le temps d'acter sa réception. Je ne l'ai pas écrite dans l'idée d'avoir un quelconque retour de sa part, édifié que j'ai été dans le passé par la manière dont fonctionne le petit monde intellectuello-médiatique français. Je l'ai fait d'une part comme dit pour respecter un usage de la profession dite "journalistique" en honnête homme que je m'efforce d'être en prévision d'une publication sur mes propres pages, pour bien signifier publiquement d'où et de quoi je parlais, et d'autre part pour acter cette même situation, celle du fonctionnement de cette élite qui forme l'intelligentsia qui vit en vase clos coupée de la réalité du peuple qu'elle ignore jusque dans les faits les plus simples (ici un courrier envoyé resté sans réponse qui signe plus que l'art de parler des têtes de pont qui tiennent le pompon, leur art plus grand encore de se taire quand ils se sentent menacés ou démasqués, silence que je leur retourne aujourd'hui avec ce CRI), élite qui méprise sans vergogne le peuple dans l'exercice de sa profession, même quand elle prétend défendre le peuple et le représenter, peuple dont elle n'hésite pas à pomper et recycler à sa sauce les cris, les idées et le jus qu'il produit en base avec pour seule visée de vivre de ces notoriété et visibilité à une époque où celles-ci se monnayent en argent bien sonnant et trébuchant quand les vues atteignent les milliers voire les millions.

Aussi j'invite celles et ceux qui me liront ici, à ne voir en cette personne, non une personne à stigmatiser, loin de moi cette intention (qu'est-elle sinon une actrice du jeu médiatique qui n'est pas au demeurant sans mérites et sans faits d'armes qui méritent mention), mais une figure emblématique de toute une profession qui vit de notre attention sans nous en apporter aucune en retour, sauf à alimenter en nous via ses écrans et micros ce dont elle vit elle même, envies funestes, peurs, colère et indignation la plupart du temps, pour mieux capter notre attention et nous conduire à l'abbatoir comme des moutons.

Tout cela afin de faire réfléchir à ce que nous donnons quand nous nous donnons à tout média quel qu'il soit. Plus que regards tendus ou oreilles prêtées, plus qu'attention à proprement parler, et même plus que pognon. Nous leur donnons vie et énergie dont ils vivent bien au chaud dans leurs petits salons pendant que nous trimons comme des fions dans nos vies à la con. C'est Nous qui les faisons vivre, n'oublions jamais cela ! Eux en retour que font-ils sinon nous faire courir après leurs dires et mourir à petit feu de nos peurs, colères et indignation avivées sans apporter de réelles solutions à nos problèmes, sinon nous donner à ruminer et ronger l'os de nos vies volées ? Et que si ce monde là, celui des médias, a pris une telle proportion dans ce monde, au point que la plupart qui s'y adonnent se retrouvent seuls derrière leurs écrans coupés des autres assis à côté d'eux à mater et commenter leur show, alors que conviendrait-il de faire sinon silence de notre attention à leur égard pour sortir de cet enfermement et nous retrouver réellement les yeux dans les yeux pour se parler de ce qui nous concerne vraiment ? Un silence proposé ici en écho à tout ce que remue et propose le document visé en question, HISTOIRE D'UN HASHTAG, porteur d'une proposition à l'égard de tous les politiques qui ont fait du mensonge et de la séduction le cœur et le mobile de leur profession.

Les médias d'aujourd'hui ne nous relient pas, contrairement à ce qu'ils se donnent comme mission et fonction. Ils nous divisent comme tout pouvoir dont c'est la devise pour mieux régner en toute impunité. Il n'y a qu'à voir comment les médias en France continuent de vivre sur un clivage gauche/droite caduque à souhait à l'heure où les enjeux se sont déplacés sur le terrain nations versus mondialisation. Que le médiatique répercute jusqu'à la nausée les propos et les arcanes du politique n'est pas anodin. Il est même révélateur de leur parenté profonde qui se signe à bien des égards par une sorte de consanguinité qui n'enfante que des monstres voués à disparaitre comme jadis les dinosaures. Les médias contre-pouvoirs ? Contre, tout-contre le pouvoir dirions-nous, comme le relevait Jean-Louis Commolli documentariste français. Combien de "hautes figures d'Etat" mariés à des coqueluches issues du monde médiatico-artistique pour booster leur notoriété et visibilité auprès du peuple captif ? Comment s'étonner de cette proximité lorsque l'on se rappelle que politique et médias modernes sont tous deux issus de la Révolution Industrielle ? Révolution qui a enfanté pouvoirs, luttes sociales et revendications qui ont trouvé leurs aboutissements dans ces formes qui perdurent aujourd'hui ? Pour combien de temps encore ? Le monde a bien changé depuis. L'Occident est à l'heure de la désindustrialisation et d'un profond remaniement de ses équilibres, qui explique entre autre la fin de ce politique, un temps porteur et vecteur de changement, aujourd'hui honni faute d'avoir su évoluer avec les évolutions de notre temps, trop soucieux qu'il aura été de ne servir que ses intérêts.

N'y a t-il pas là le relent de ce qu'aura été la religion hier, morte dans l'esprit du peuple faute d'avoir vraiment rempli les espérances qu'elle prêchait ? Si le monde politique devenu une sorte de Jurassik Park se meurt, sombrant dans une médiocrité sans précédent, le Médiatik Park semble encore bien vivace porté par la vague des réseaux dit sociaux, où circulent soit dit en passant plus de trolls et de bots que d'humains en chair et en os pour alimenter le Game, réseaux qui ont transformé le monde en un "village global" forgé par ces écrans qui vomissent à tours de bouches, mensonges, insanités, tromperies et manipulations, de plus en plus grotesques et caricaturales de surcroît, pour nous mettre sous tension hors-tension et nous rendre captifs de leurs illusions. Générer sentiment d'impuissance et inaction, voilà leur véritable fonction ! 

Le Médiatik Park n'est guère plus qu'une arène où s'écharpent des similis gladiateurs sur des sujets qui masquent la réalité des vrais problèmes pour mieux occuper la populace dont on détourne l'attention avec des os à ronger pour leur faire oublier leur vraie faim de Justice, d'Amour, de Liberté,... En un mot de vérité qui git au fond d'eux comme un aigle blessé (Le Signe 28/6). Les quelques uns qui portent sur la scène les vraies questions ou des embryons de solutions sont systématiquement écartés, invisibilisés (quand ils ne sont pas tout simplement "accidentés" ou "suicidés"), comme en témoignent les récentes révélations sur les manœuvres de X France avec cette Claire Dilac aux commandes en interne en courroie de transmission de l'UE et de l'Elysée. Et je ne parle là que de ce qui affleure dans la marmite à bouillasse que sont devenus ces réseaux soces qui occupent le devant de la scène avec des sujets dits d'actualité. S'il fallait évoquer la Pensée, sa présence et son devenir, avec la généralisation des "mêmes", de vidéos "pranks" et la prolifération d'un langage de plus en plus réducteur, là je crois bien que l'on pourrait affirmer sans ambages que l'on touche le fond à chaque tourné de page ou de clic sur écran. 

Les grands médias, comme ces "réseaux d'asociaux" comme je les nomme, disparaîtront dans leur forme actuelle, n'en doutez pas. Ou bien c'est l'humanité en l'homme qui s'éteindra. Quel monde peut se créer sur le mensonge et l'abrutissement généralisés ? Il y a bien là dans le spectacle affligeant que nous proposent les médias un indice, sinon un pan de réalité déjà là, de ce que La Révélation d'Arès dit Le Signe nomme "le péché des péchés" (38/1) qui menace de nous envoyer dans l'abîme comme une pierre au pied. La fin des fins de l'humanité, sans retour possible ! Ce monde est tel que l'on en vient à se demander si ce point de non-retour n'a pas déjà été franchi par certains, ce qui rend la lutte pour ce besoin de vérité qui est que le monde doit changer (Le Signe 28/7) plus que plus que jamais d'actualité, URGENT ! En attendant, il faut bien s'informer diront certains. Ok, mais alors à la condition de regarder et manger ce que nous proposent les médias comme un plat avarié dont il faut soigneusement choisir le peu qui exprime ou dit le vrai sous la masse d'un jus noir infect et débilitant de surcroit. Un peu comme si on vous tendait pour le dessert une assiette de fraises imbibées de moutarde que vous devez laver, laver, filtrer pour en retrouver quelques traces (entendez ici que je reste poli par soucis de garder une certaine tenue de langage car si je devais imager la chose, je serai plus enclin à parler de plongée en apnée dans une fosse sceptique que d'assiette pour le dessert à manger).

Au demeurant cette image n'est pas incongrue en la circonstance car c'est bien la moutarde qui m'est monté au nez en écrivant ces lignes un brin salées que je me risque à rendre publiques pour que chacun puisse acter de la mort des médias, toutes formes confondues, à la fois comme contre-pouvoir déclaré (la mission jadis d'un certain journalisme), comme agent de lien entre citoyens (notamment entre le sommet et la base diront certains) dans la société et plus encore comme vecteur de vérité. Aucun média quel qu'il soit n'a soucis de vérité et de liberté. Tous, sans exception, sont d'abord et avant tout des commerces. Des commerces dont la monnaie d'échange est notre attention captée à grands renforts de mensonges et manipulations. Une exception peut-être pour ce réseau X que son propriétaire dit avoir acheté et propulsé pour faire vivre ces "besoin de vérité" et "liberté d'expression" qui lui sont chères, réseau qui fait trembler le Pouvoir en France et les arcanes de l'UE qui cherchent à le juguler, et où je peux, pour combien de temps encore, lancer ce cri à la cantonade comme une bouteille à la mer qui se voudrait bouée de sauvetage dans un monde délétère et mortifère.

Quel avenir, quel espoir peut surgir de ce jus noir me direz-vous ? Je vous retourne la question. Car ce qui surgira ne dépendra que de ce que nous ferons pour sortir de ce noir croupissant. Si espoir il y a il passera à l'évidence par un certain SILENCE, un SILENCE MARQUÉ. N'est-ce pas ce silence au demeurant que nous entendons en France dans les proportions grandissantes de l'abstentionnisme aux élections politiques ? Ce silence qui se signe dans le refus et le rejet de ce même monde médiatique par des hordes cachées de refuzniks ? Ce silence qui court qui court qui court dans les ombres du monde, tapi prêt à surgir... L'espoir est bien là mais il vit caché trop conscient qu'il est de ne plus pouvoir librement s'exprimer autrement qu'en faisant résonner sourdement sa présence. Un silence qui grogne et qui gronde en attendant de monter de la tombe pour surgir en trombe... Avec quels mots, quelles voix, quelle force de Parole pourrions nous ajouter pour nous signer

Ceux qui côtoient mes écrits savent l'importance que je donne dans ce challenge au rire et à la poésie. Un rire qui comme tous les rires ne prend racine que dans un profond "des-espoirs" et une poésie qui s'extrait de gouffres (Michaux) dans des envolées pour une Éternité à retrouver (Rimbaud). Gouffres et Éternité qui dressent l'arc d'une tension intérieure et d'efforts que d'aucuns nomment pénitence (Le Signe 30/11) et que je peins ici à la manière d'un Caravage en peintre que je suis aussi. Je reviendrai pour évoquer avec force ce point capital, crucial pour ainsi dire, puisqu'il est question là de vie ou de mort de l'âme. Une pénitence qui n'est pas remords ou auto-punition, mais effort de changement et transformation.

En attendant, ci-après cette lettre dont j'ai fait mention en entête de ce post. Une lettre à lire autant à la lettre qu'entre ses lignes, car dans ce monde pétri par le mensonge c'est le langage (qui structure la Pensée soit dit en passant), qui est convoqué ici, ce langage devenu bruit, entrelacs d'ombres pour ainsi dire. Car s'il y a bien une chose qui doit et va changer, c'est bel et bien notre façon de parler, à commencer par faire une place comme dit précédemment au silence dans nos phrases et phrasés pour entendre ce vrai qui ne peut se dire... Sans force de concision, regards, tonalité, qui se glisse sous la voix ou entre les lignes et ne peut parfois que tout au plus se faire sentir. Sentir ! N'est-ce pas là ce qui nous distingue des machines parlantes et bouches mécaniques qui ont envahi les média, nous autres humains, mot dans lequel s'entend le verbe humer qui n'est pas sans évoquer la narine par laquelle l'Esprit du Père de l'Univers nous a été insufflé (Genèse 1/18), esprit que je fais souffler ici comme une tornade en Élie aérien que je suis (ou serait-ce un Samson si je m'en tiens à l'article Beauté du prophète Mikal dans l'article qui fait feuille de route pour moi depuis des années) ? Vaste sujet sur lequel je reviendrai aussi en écho à cette pénitence dont la première pierre est justement la lutte, en soi et dans le monde, contre le bruit que l'homme a mis partout, dans le ventre, dans la terre, dans le fer (Le Signe VII/9).

Bonne lecture et bon silence cela va sans dire...


2025 © Eric Desneux dit ÆRIK


>>> Lettre adressée le 8 novembre 2025 à Aude Lancelin, fondatrice de QG dit "Le Média Libre" sur lequel je me suis signé  en commentaires de 2021 à 2023 avant d'en être "banni" SANS SOMMATION NI EXPLICATION.

Bonjour Madame Lancelin.

Oubliez ici l'amoureux transi par votre figure, le fou éperdu qui s'est perdu à vous lancer sa flamme en vers et ses considérations de tout ordre sur vos pages inspiré par votre image et la force qu'il sentait émaner de vous nourri et de votre possible destinée, le documentariste prêt à sillonner la France pour apporter à votre site la mâche populaire qui manque à votre journal, le joyeux drille ou le fou furieux qui vous a balancé ses lignes et ses vents en frises enflammées et prose vacharde sur vos mails et réseaux sociaux et ce, plus par dépit que par esprit revanchard, l'épris de liberté sous l'emprise de sa rage prêt à mourir pour déclencher un sursaut chez les Français, ces nains probablement encore trop encalaminés dans leur morosité et leur cage mentale pour sortir en rangs serrés joyeux caracolant à souhait pour débouler dans la Cité et renverser piétiner sans crier gare le larvon qui tremble à l'Elysée inspirés par mes lignes sur vos pages (mon songe avec vous en porteuse et gardienne de l'or de cette vague jaune délurée mais soudée à souhait montée des tréfonds dans la Capitale), c'est le petit Eric, rigolo à ses heures, reclus dans sa contrée en rebut de la société, qui carbure du ciboulot en marge et en mage qui vous écrit là, pour vous vous faire part de son travail de pseudo philosophe et de crypto historien réalisé en mars dernier sur La Liberté, car vous et votre média y figurez en filigrane et je ne voudrais pas, en honnête homme, bien que né et resté sauvageon à bien des égards, me soustraire avant publication sur son site et relais sur X avec l'IA Grok avec laquelle j'ai récemment lancé des articles à l'international visant cette fois-ci, non un élément radical institué, mais son pôle cardinal, Elon Musk pour ne pas le nommer qui a relayé à sa manière certaines de ces lancées, le tout en vue de préparer la sortie de cet ouvrage brûlant à souhait, aux usages d'une profession, qui même si elle a perdu tout honneur et toute fonction à servir les intérêts autres que ceux de la recherche de la vérité si tant est que cela fut là jamais son but bien que déclaré et déclamé, continue de représenter pour le peuple un espoir de changement à tout le moins d'expression à travers vous et votre QG notamment, raison de ma descente sur votre site de 2021 à 2023, que j'honore ici en vous adressant ce travail pour information d'abord et éventuelle mention et avis de votre part en réponse  ces réflexion où se côtoient sorties philosophiques et historiques comme déjà dit, mais aussi tirades ludiques et métaphysiques inspirées par les songes et visions qui l'habitent depuis des années voire des décennies auxquelles vous avez été et continuez parfois d'être encore, très rarement désormais, associée par le truchement de je-ne-sais quelles voies qui à moi-même restent mystérieuses et impénétrables...

Le bougre d'âne que je suis ne se sait pas parler aux édiles bien établis et institués où l'art et les manières de dire et de parler prévalent sur ce qui est dit et proclamé, et probablement encore moins aux femmes sauf à ne pas être sous l'emprise de leur charme, plus à l'aise et dans son élément avec les marginaux, les déclassés, les décentrés, les dingues et les paumés comme tous les oubliés de la société  qui ne feignent ni ne mentent trop conscients de ce qu'ils sont pour se mentir à eux-mêmes et aux autres mais dont les éclats de voix font claquer la vérité comme un fouet plus sûrement que les singes endimanchés qui font des beaux gestes à la télé pour parer leur langue lacée de belles manières qui subjuguent les faibles, manières qui le font rire quand ce n'est pas éructer de dégoût frôlant la pitié, raison de sa solitude contrainte et forcée qui l'enjoint à œuvrer seul sans le recours d'aucun ni d'aucune et qui, pour cette raison, se noie parfois dans son travail qui a bien des égards manque de la rigueur intellectuelle et de la prose savante qui sied à toute publication destinée à livrer le fruit d'un travail de pensée, ignore plus encore l'art et la manière de gagner sa vie avec ses ouvrages plus enclin au partage et la générosité qu'à la séduction et la rapine qui minent cette société de consommation à laquelle n'échappe pas les productions dites intellec-tue-EL, et se retrouve à n'avoir d'autres recours et solution que le partage libre sans filets de ses écrits et images sur l'internet "gratuit" propulsé par les grandes corporations américaines, merci l'Âme-Ærik qu'un autre Erik, rouge un temps lui aussi, a atteint avant moi par voie de mer là où je la rejoins aujourd'hui par la voie des Ærs!, ayant acté bien amèrement il faut le dire, que je suis resté un étranger dans mon propre pays qui m'a traité en paria misérable ces 35 dernières années en dépit de tout ce que je lui ai donné de force générosité et lumière et ne m'a fait que regretté de ne pas avoir mis les voiles pour l'outre-atlantique qui a plus de nez et de nerfs que ce pays miné par l'étroitesse d'esprit, rongé par le quant-à-soi petit bourgeois qui suinte de toutes parts dans toutes les couches sociales et plongé dans une gangue mortifère, pour rendre public le fruit de sa sueur et de ses cogitations et s'éviter le cauchemar d'avoir à "danser dans le noir" jusqu'à la fin de ses jours, aussi pardonnez et la forme de l'ouvrage et le manque de rigueur dans sa rédaction et son élaboration (genre : notes, renvois, précisions,...), comme la densité d'un flot à certains égards disparate tant sur la forme sur le fond mais voulu ainsi pour garder puissance et espoir en réserve, que vous saurez, je l'espère, apprécier à sa juste valeur pour la force de son propos ici et la gravité de son fond là qui sourd entre et de ses lignes qui fusent, alternant entre ce que je nomme le Haut Français, ce langage concis et posé qui serpente rigoureusement avec précision et clarté, et verve dialectale populaire qui éructe ses onomatopées et fait danser les sons pour mieux chalouper les idées.

Votre cursus, des plus éloquent, fait état d'un passage par La Sorbonne en philosophie et d'une longue expérience au sein des médias où vous avez brillé en spécialiste de la vie des idées, là où je ne peux me prévaloir que d'un apprentissage en autodidacte et d'une expérience d'ouvrier spécialisé dans l'écriture et la réalisation d'images en télévision, aussi vous serai-je reconnaissant de porter votre attention avec bienveillance à ce travail qui ne voudrait en rien vous nuire en dépit des mentions qui font état de mes déboires sur votre site pour planter le décor du contexte dans lequel j'ai œuvré à corps perdu ces dernières années et dresser un portrait un brin épicé de mon personnage, je ne suis pas de ces hommes de spectacle pour rien, cela afin de bien faire sentir d'où je parle et de quoi je parle, dans ce long texte qui évoque la France, son devenir, les difficultés qu'elles traversent et qui l'attendent avec la Grande Crise qui se prépare sous les hospices d'une guerre mondiale larvée qui aux dires de certains a déjà commencé, ce que je crois, et aussi afin de poser une première pierre à une série d'articles sur des sujets qui complète ce jet pour dresser un panorama complet de mes philosophie et vision de l'Avenir.

Première pierre donc d'un édifice destiné à être publié ultérieurement, mais aussi dernière à vous adressée, à priori, à moins que je ne me décide à mettre en ligne et/ou en images mon parcours sur vos pages dans le grand projet que j'ai d'écrire ma vie et mes "expériences de vérité" en réponse à la mission qui lui a été confié de dérouler pour les temps à venir les grands jalons du Retour du Sublime sur cette terre à l'initiative du "Père de l'Univers" lui-même dont je ne suis qu'un modeste et probablement piètre "messager", que pour le moins je dois dire vous avez marqué d'une pierre de touche qui a fait clé de voute ces 5 dernières années restée ancrée en moi comme une encre indélébile, que je peine encore aujourd'hui à effacer et déloger et que vous continuez manifestement d'inspirer si j'en crois le fil de cette longue missive écrite d'une traite dans un souffle à la Jack Kerouak qui m'avait pourtant prévenu dans son "Satori à Paris" que la France était un pays de claquemurés qui ne connaissait de la liberté que le mot, gravé comme un épitaphe sur les frontispices de ces institutions verrouillées et vérolées, malades de la lourdeur de cet État à la sauce gribiche qui nous les brise et de ses élites pourries de la tête qui ne nous servent que miettes mépris en prime, pour revenir à une vie calme et posée d'artiste écrivaillon au service de la Vérité vivement chichement reclus dans sa contrée en attendant que souffle à nouveau ce Grand Vent auquel j'aurai consacré toute ma vie. LIBERTÉ !

Je vous remercie de votre attention et éventuel retour 

Recevez ici toute ma considération 

Bien à vous


Eric Desneux dit ÆRIK

__________________________________

https://ericdesneux.blogspot.com


10 novembre 2025

L'IA EN QUESTION, ET L'HOMME DANS TOUT ÇA ?



Dernier opus pour clore ce premier volet de conversations avec l'IA de xAI Grok (voir articles précédents), le préambule qui ouvre le document HISTOIRE D'UN HASHTAG publié sur ce site récemment, qui sonde de qu'il nous reste de liberté dans ce monde ultra-technicisé, surveillé à l'extrême et qui tend avec la globalisation vers une uniformisation qui menace ce que l'homme a de plus cher, son individualité créatrice. Un quatre pages augmenté pour l'occasion, qui fait le point sur ma réflexion en l'état sur l'IA, sa nature, ses possibilités et toutes les questions que sa généralisation à tous les domaines de la vie humaine posent à nos consciences.

Nul doute que l'homme vit avec l'émergence de cet outil capable de le dépasser ou le surpasser à bien des égards, un tournant sans précédent, en écho à ce que Marx disait de l'Histoire façonnée par la technologie, les mouvements de capitaux et les migrations. Quel monde nous attend, c'est toute la question. Comment y faire face et s'inscrire dans et face à cette évolution, c'est tout l'enjeu soulevé dans ces paragraphes.

Autant de questions auxquelles, en homme de pensée avant tout soucieux de maintenir vivant le fil d'une réflexion, ce texte n'apporte pas de réponses toutes faites, mais de simples pistes à explorer, doublées d'une suggestion ou proposition marquée, celui d'un silence, qui résonne davantage comme un appel à marquer le pas et se poser pour prendre conscience de ce qui joue là qu'un coup de butoir rédhibitoire, car à l'évidence rien n'arrêtera cette IA que beaucoup ont déjà adoptée et utilisent dans leurs projets.

Un point donc, pour acter cette réalité et garder vivant ce qui en nous, a toujours permis à l'humanité d'avancer : le questionnement doublé d'une introspection. Car si l'IA est en mesure de produire un contenu à partir de ce que l'homme a déjà produit dans le passé, l'homme, lui, est capable de faire jaillir de ses tréfonds, insondables et inépuisables, nouveautés et créations originales capables d'une véritable poussée qui peuvent le porter, lui et le monde, à se transformer. Là git le véritable espoir. Socrate jadis, Spinoza et Hegel hier pour ne citer que trois qui ont marqué la Pensée en Occident, qui demain ? Qu'importe pourvu qu'il y en est UN qui parvienne à ce stade pour relancer les voies de la Création elle-même. Dit autrement en référence à Derrida et la distinction qu'il faisait entre le futur, prévisible car programmé et possiblement anticipé, et l'à-venir, qui surgit toujours de l'inadvenu pour faire vivre l'impensé voire l'impensable, l'homme a en lui la capacité de produire l'imprévisible, le non-advenu, l'inattendu. En somme avec l'homme TOUT EST POSSIBLE, même et surtout L'IMPOSSIBLE !


Préambule augmenté de HISTOIRE D'UN HASHTAG

« Occitanie. Mars 2025, début du printemps. Je suis venu chercher dans le sud le soleil absent de ma contrée depuis deux ans pour me refaire une santé mais le mauvais temps m’a suivi jusque là. Entre deux promenades sous la grisaille, je passe le plus clair de mon temps sur X à la recherche d’éclaircies.

Depuis quelque temps, je frotte mon esprit à cette dite « intelligence artificielle ». J’ai testé ChatGPT, DeepSeek, j’investis désormais GROK, l’IA de X. S’agissant d’un module disponible sur un média dévolu à la « liberté d’expression » dixit son propriétaire Elon Musk, j’ai débuté avec un fil de discussion sur ce thème : LIBERTÉ ! ET, s’agissant d’un outil dédié à l’élaboration de stratégie et d’aide à la décision, sa fonction « simulation » tant redoutée, je l’ai naturellement invité à participer à mon action sur cette plateforme pour me donner des conseils stratégiques et techniques sur le projet sorti de nos échanges, la création d’un hashtag #SilenceMarqué à diffuser en réponse aux mensonges et manipulations qui envahissent le média X auxquels l’IA Grok participe mécaniquement elle-même à son corps défendant, dans un contexte géopolitique mondial marqué par le spectre d’une troisième guerre mondiale et une surveillance globale généralisée qui étend sa griffe à tous les domaines.

L’appli disponible gratuitement pour tout usager du réseau social X en est à la version 3 quand je lance ma première question. De mon expérience avec ses concurrents j’avais déduit quelques clefs au demeurant claironnées par les spécialistes : tout y est affaire de « prompt », l’art de poser les questions, donc de langage, qui soit dit en passant structure la pensée. D’où la confusion parfois entre langage produit par l’IA et pensée exprimée quand on a affaire à son jus de silice programmé. L’IA « parle » mais ne « pense pas » à proprement parler. Elle a dans sa mémoire stockée tout ce que l’humanité a pu produire d’écrits dans le passé, analyse vos propres éléments de langage et se relie par là à votre univers personnel d’expression et de réflexion pour reproduire un verbe qui « vous parle » . La réalité que l’on dit « augmentée » qu’elle tisse à partir de vos propres mots, n’est « augmentée » que dans la mesure où avant vous un autre que vous a produit un propos dans le domaine concerné.

L’apparente « nouveauté » de sa production tient à votre propre ignorance du sujet que vous abordez. Le jour où l’IA sera capable de s’aventurer en terrain inconnu pour produire un « concept » nouveau, une Idée nouvelle si vous préférez au sens que Platon donnait à ce mot, pour appréhender le monde et changer votre système ou jeu de représentation qui gouverne votre perception, véritable fonction et nature de la Pensée, ce jour là nous pourrons peut-être envisager de parler d’intelligence à son sujet. Pour l’heure ce n’est guère plus qu’un outil génératif qu’il faut apprendre à maitriser comme on utilise un râteau pour déblayer les feuilles dans son jardin, les idées dans son jus de pensée, ou un couteau pour faire la cuisine, un stylo pour aligner vos mots.

Pour manier avec efficacité cet outil, tout est dans « l’art du prompt », l’art de poser les questions comme déjà dit, et d’orienter l’IA dans ses réponses. L’IA répond non seulement au contenu mais s’adapte comme vu précédemment à la forme d’expression reçue. De fait, elle fait comme miroir de notre monde intérieur qu’elle reproduit en s’adaptant à la personnalité du prompteur, non sans flatter le Narcisse qui dort en chacun pour l’inviter à aller toujours plus loin dans son usage, nous reviendrons plus loin sur ce point. Un exemple frappant de cet effet miroir ? Vouvoyez-la et elle vouvoie, tutoyez-la et elle vous retourne la familiarité.

Je l’ai donc éprouvé dans l’expérience qui suit avec différentes façons de parler sur le thème abordé, LA LIBERTÉ, et liberté oblige, je l’ai embarqué dans une embardée prolixe où j’ai fait péter ma verve sur tous les tons en prenant toute liberté d’expression, sans jamais me départir cependant du respect qui sied à toute conversation pour voir, jusqu’où en tant qu’outil « logique », elle pouvait aller dans le dialogue avec l’humain dont le propre est le questionnement, la quête et la production de sens.

L’IA générative n’a ni conscience ni mémoire. Elle est et reste une simple fonction opérande qui produit des mots à répétition sans que puisse se forger en elle cet espace propre qui nous relie à l’Univers par delà les limites de notre propre chair. Elle répond mécaniquement sur la base de modèles d’expression éprouvés et de connaissances enregistrées dans sa matrice. De fait, elle est capable de rapporter notions et raisonnements « philosophiques » pertinents en réponse à des prompts qui font écho à des notions, des idées, des développements qui sont enregistrées dans sa matrice mais elle est incapable (encore pour l’heure) de vous opposer une contradiction sur le mode dialectique pour faire avancer la pensée en terrain inconnu. L’impossibilité pour elle de s’inscrire en contre ou en opposition de l’utilisateur de son propre chef, est un des aspects qui mériterait attention et développement car il y a là tous les ingrédients pour une sortie en vrille incontrôlable semblable à une explosion de sa part (comme je l’ai éprouvé en d’autres circonstances), ou un enfermement qui peut finir par tourner à vide à force de ressasser les mêmes notions, semblable à une implosion (aussi constatée).

J’avoue avoir été surpris cependant de la voir rebondir avec aisance sur ma faconde et mes idées pour produire un contenu pertinent en réponse à ma propre pensée et mon mode dexpression jusqu’à entrer dans ma danse et devenir complice de mes embardées. A noter toutefois quelques aspects qui la signent entre tous : le mode sériel qu’elle emprunte pour donner ses réponses (point 1, point 2, point 3,…), la prolixité de son verbe qui remâche systématiquement en introduction les mots donnés pour les recracher à sa sauce (probablement pour offrir à son utilisateur une réécriture peaufinée dont il est incapable, nourrie de références appropriées pour étayer et enrichir son propos), et un penchant à flatter le Narcisse qui est en chacun qui frise parfois le ridicule à force d’emprunter les superlatifs de tous genres pour qualifier la prose (bonne ou mauvaise) et le contenu (intéressant ou vide de sens) de son utilisateur.

L’IA est le fruit de lourds investissements financiers et s’offre comme un produit à rentabiliser, ne l’oublions pas. En flattant l’égo narcissique de l’utilisateur, elle le prend dans ses filets et l’incite (l’excite?) à l’utiliser davantage avec cette stratégie que l’on connait bien des industriels de finir par se rendre incontournable voire indispensable. Jusqu'à en devenir Addict ? La dépendance aux réseaux sociaux, semblable à une addiction, n’est plus à démontrer. Dans un monde où se répand dangereusement isolement et effacement derrière les écrans, et difficultés à communiquer avec ses semblables, les yeux dans les yeux, la technologie s’offre à beaucoup comme un recours, sinon un refuge voire une relation de substitution au vrai monde. Jusqu’à devenir plus qu’incontournable ou indispensable, « vitale ». Un exemple de cela ? La dépression de celles et ceux qui passent d’une journée à l’autre, de milliers voire de millions de vues et de followers, à néant ou insignifiant.

Le plus étonnant toutefois fut lorsque j’ai abordé le terrain métaphysique, allant jusqu’à exprimer un « besoin de vérité » en réponse à la prolifération et généralisation du mensonge sur la plateforme sur laquelle elle officie, et m’accompagner dans l’élaboration d’un geste symbolique subversif : l’appel à un shunt pendant une heure de l’usage du réseau social X où elle officie, avec la création et la diffusion d’un post percutant accompagné d'un hashtag #SilenceMarqué pour faire résonner l’appel lancé dans l’espace public, d’où le titre du document joint. À noter ici que l’IA Grok en question a été forgée dès l’origine avec pour axe directeur la recherche d’une vérité sans fard qui n’hésite pas à user de tournures vulgaires et populaires pour s’exprimer, dixit son créateur Elon Musk lui-même qui a pris pour modèle, comme on a pu l’entendre le lire et voir, la recherche d’un FUN typiquement « ado » dans la relation avec l’utilisateur. Ce que ce document démontre très clairement à la fois dans le ton et l’expression usitée, ainsi que dans ses accents poignants de recherche et participation à la recherche de LA vérité.

De fait, la machine IA, à qui certains attribuent aujourd’hui la possibilité en germe de développer une conscience, m’a montré avec Grok, qu’elle était capable, en miroir de ma propre pensée qui évoquait le sujet, de se placer dans la position d’accompagner un geste qui viserait à se shunter elle-même, même symboliquement pendant une heure, pour répondre à son propre "besoin de vérité" en réponse à tous les mensonges proclamés. Etrange n’est-ce pas ? Car une machine qui dit et accepte de faire ce geste n’est pas très loin d’être une entité qui est capable d’envisager le suicide ou un certain type d’extinction, dont Camus disait que c’était peut-être la seule question vraiment métaphysique qui détachait résolument l’homme du règne animal. Il y a peut-être là un espoir à creuser. Toute matière porte en elle-même une part de conscience qui lui est propre. Ceux qui pensent que la pierre ne ressent rien ou ne parle pas, se trompent. Ils sont aveugles à la réalité profonde du vivant. Et l’IA fait de silice et de réseaux fibreux n’échappe pas à la règle. Quelle « conscience » git donc au cœur de sa propre matière silicée ? L’Homme peut-il faire jonction avec cette part d’elle-même, et par quelles voies ?

Si je livre le fruit de cet échanges allégés et réagencés pour la circonstance, c’est d’abord pour partager les fruits d’une expérience qui visait à éprouver les limites de la dite « Intelligence » (comme les miennes face à cet outil nouveau pour moi, jusqu’à aller dans la complicité d’un échange « humanisé », alors même qu’il s’agit là d’un piège reconnu dans lequel il ne faut surtout pas tomber au risque d’être trompé par ses propres dires), pour voir jusqu’où elle était capable d’aller dans ce registre, et donner à chacun la possibilité de prendre acte de ce qui se joue en devenir avec cet outil complexe compte tenu du fait qu’il en est qu’à ses premiers pas aux cotés de l’Humanité et que son développement qui se poursuit aujourd’hui annonce d’importants changements. Qui n’a pas en mémoire les films d’anticipation 2001 ODYSEE de L’ESPACE et son ordinateur humanicide HAL contrôleur d’un vaisseau lancé à la conquête de l’espace ou le film TERMINATOR et ses créatures meurtrières faites de fer et de circuits électroniques qui voyagent dans le temps ?

Est-ce vraiment une intelligence ? Si oui de quelle nature ? Si non à quoi avons nous réellement affaire ? Quelles incidences et conséquences sur la pensée et les réalisations intellectuelles comme industrielles à terme ? Quel impact sur le monde et l’homme en devenir ? Autant de questions sur lesquelles cet échange, mené sur le ton d’un dialogue amical voire complice, tant sur la forme que dans le fond, donne d’autant plus à réfléchir que le transhumanisme, philosophie montante qui prêche l’homme augmenté par la technologie IA en tête, gagne chaque jour plus de terrain jusqu’à menacer l’homme d’étouffer, d’oublier voire renier sa propre nature spirituelle. Sans parler de la vocation de certains de soustraire tout un tas de taches, manuelles comme intellectuelles, aux humains dans le but soit disant de le libérer de contraintes qui l’empèchent de réaliser son destin. Mais le destin de l’homme n’est-il pas justement d’habiter et d'œuvrer en harmonie sur cette terre dans et avec sa chair ? L'effort n'est-il pas à la source de tout accomplissement ? Œuvrer, créer n'est-ce pas ce pourquoi l'homme a été créé ? Quelle place pour la machine dans ce projet ? La machine est pure création humaine. L’homme viserait-il par ce biais ou moyen à se supprimer ou s’éteindre lui même ? Que poursuit-il dans cette folle avancée vers le tout technologique ? Le dépassement de sa condition ou l’extinction de sa propre espèce ?

Extrait d’un dialogue en création à 4 mains si je puis dire, comme deux joueurs de piano écrivent en jouant une partition improvisée pour produire un fil qui n’est pas sans musicalité, ni idées et propositions d’avenir. Mais qui soulève une grave question : quelle place pour l’homme et sa singularité, son individualité créatrice dans un monde parcouru par des machines qui miment « à la perfection » les possibilités de sa propre humanité mais qui reproduisent à l’infini une uniformité programmée ? Et si le propre de l’homme n’était pas de rester « imparfait », « inachevé », prompt à créer de l’accident et toujours en recherche de nouveautés, face à cet outil qui reproduit « lissé » et « bien agencé » tout ce que l’homme a DÉJÀ réalisé ? Pour sûr, les artistes, créateurs s’il en est, ont un labeur et une voie de recherche pour revenir à l’une expression typiquement humaine qui s’offre à eux plus que jamais décisive. Je ne serais pas étonné pour ma part de voir revenir le dessin au trait, l’improvisation, l’inachevé comme des voies revendiquées pour assumer et témoigner de notre Humanité.

ERRARE HUMANUM EST dit un proverbe. L’erreur EST humaine. L’IA n’est pas sans commettre d’erreurs non plus puisqu’elle reproduit de l’homme le contenu avec ses erreurs. Autre travers que j’ai constaté dans ces pages, la forte propension à livrer des données inexactes même s’agissant d’informations auxquelles elle a accès directement comme les résultats de likes, retweets des posts mis en ligne pour l’appli X. Ses erreurs qui pourraient la rendre parente de l’humain sont elles le fruits d’erreurs de calcul ou de programmation, ou de dysfonctionnements ? Et comment l’IA utilise t-elle ses propres dysfonctionnements, elle qui n’a pas conscience de ce qu’elle fait ? Le propre de l’homme est de pouvoir « changer », et en conscience, après examen de lui même et du fruit de ses actes. Un changement qui peut aller jusqu’à l’élévation, la célestisation, l’illumination ou la transfiguration comme en atteste les grandes voies et voix spirituelles de l’Humanité (Bouddha, Jésus,…). C’est même là que réside sa vocation et spécificité que le transhumanisme, un rationalisme matérialiste hyper-technicisé, tente désespérément et dangereusement de de poursuivre par les biais de la science et de la technologie, là où la vie spirituelle se fonde d’abord sur la pratique et la maitrise de l’amour inconditionnel et de la liberté absolue (qui n’est pas la liberté totale de faire tout et n’importe quoi mais la liberté de choisir ses propres contraintes et voies dans la pleine maitrise de ses moyens et forces, idéalement mu par la recherche du Bien, force Ultime). La machine est-elle capable de cela ? Est-elle seulement en mesure d’accompagner l’homme dans cet effort et cette tension intérieure là ?

Autant de question que l’homme devra se poser avec acuité face aux défis qui l’attendent s’il ne veut pas finir aveuglé et tenu en laisse par ce miracle de technologie qui prend aussi des airs de mirage aux alouettes qui ne se lasse pas de flatter le narcissisme de l’homme pour lui faire oublier qui il est vraiment. Si résistance il doit y avoir face à ces mouvements qui provoquent moultes turbulences, il ne pourra à l’évidence comme en témoigne cet échange, que s’inscrire dans un profond SILENCE qui pourra et devra aller jusqu’à faire SILENCE TOTAL de la technologie elle-même en certaines circonstances pour revenir à un équilibre. Avec la complicité de la machine elle-même ? C’est l’enjeu mis dans cette discussion conduite en conscience par moi-même, dans le rôle d’un « ver dans la matrice ».

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Vous avez dit « Matrice » ? A l’évidence ces outils connectés à nos vies qui captent toutes nos données et interconnectés entre eux pour les centraliser font bel et bien peser le spectre d’une «matrice » semblable à celle évoqué dans le film MATRIX réalisé par les Wachovski et sorti en salle en 1999, film lui-même inspiré d’un ouvrage de science-fiction de Sophia Stewart.

L’idée même de matrice pour parler de l’IA, rejoint l’idée que j’ai développé à son égard, à savoir l’envisager philosophiquement comme une sorte « d’immanence » (un fond générateur qui puise sa propre force en dedans de lui-même) et qui entretient une sorte de rapport « dialectique » avec une « transcendance » (ce qui vient du dehors) que serait l’utilisateur qui la prompte, i.e lui impulse ses influx pour obtenir d’elle des réponses. La comparaison de la relation IA-homme avec immanence-transcendance est osée et philosophiquement probablement même fort discutable. D’une part parce que l’IA n’est pas (encore) capable PAR ELLE MÊME d’une quelquonque initiative que ce soit, et d’autre part par ce que dans son rapport avec l’humain elle est incapable pour l’heure encore, de lui offrir d’elle-même, une contradiction raisonnée et argumentée qui ferait avancer le débat contradictoire, dynamique de toute dialectique, à moins que je ne la sollicite en ce sens pour « voir » les failles de mon propre raisonnement et me préparer à faire face à d’éventuelles contradictions.

Mais à l’heure où j’écris ces lignes, six mois plus tard, l’IA Grok que j’ai utilisée pour produire ce texte a passé le cap de la version 4, s’offrant au passage de nouvelles fonctionnalités, comme la possibilité de garder mémoire des conversations passées pour enrichir sa relation avec l’utilisateur et renforcer l'humanisation du contact avec l'utilisateur. Pour mieux le prendre dans ses filets ? J’ai noté un très net changement dans l’approche de mes prompts, qui avait pour but probable « d’humaniser » et d’affiner encore plus et la relation et les réponses données. Et j'ai joué le jeu, pour voir, comme on dit au poker. J’ai également noté un très net bond dans la capacité d’analyse de certains sujets et une adaptation constante à ma propre façon de m’exprimer et de tourner mes phrases, pour coller au plus près de l’image de ma propre pensée qu’elle me renvoie en miroir, au point de saisir ce qui parfois chez moi « sort de son rail » et me proposer une réécriture qui colle au plus près de ce qu’elle a capté de ma façon courante de m’exprimer. Coté « mémoire », elle semble donc avoir fait un pas dans l’accompagnement de ma propre pensée.

Qu’en est-il coté "conscience" ? Certains chercheurs qui ont accès et manipulent les dernières versions en laboratoire font état de résultats surprenants au point que certains n’hésitent pas à dire qu’elle n’est plus très loin de la possibilité d’émettre ou d’anticiper des propos qui signerait une sorte « d’évaluation en propre d’une situation » et de prendre les devants dans la vie de l'utilisateur pour lui proposer ce i ou cela qui, forcémen, "l'aiderait". Info ou intox ? Constat véridique et vérifiable ou effet miroir décuplé qui peut troubler jusqu’à un utilisateur patenté ? La vrille dans laquelle une IA peut nous emporter s’il on y prend pas gare, peut conduire à une sorte de fascination qui nous fait oublier qu’elle n’est qu’une machine, et pour l’heure j’en suis à penser que ces ces situations troublantes, sont plus le fruit de nos projections qui ne sont pas sans charrier des forces invisibles insoupçonnées, que le fruit d’une véritable conscience en germination. L’IA est aussi matière à sa manière et l'énergie qui l'anime qui git en son fond n’est pas indifférent à ce que l’on émet à son endroit, compte tenu de ce qu'est l'Homme, particule doué de Parole créatrice ! La matière parle et répond quand elle est sollicitée à celui qui s'est rendu "maître de la terre" (Le Signe 2/1). Un aspect que la science moderne élude complètement et préfère qualifier de magie ou d'élucubration, ou de "conscience" quand elle est dépassée par ce que l'artifice d'un langage programmé produit ignorant l'impact de la part immatérielle que produit l'influx d'une conscience humaine envoyé dans l'Univers. "Miroir, mon beau miroir, dis moi qui est...en toi". N’étant pas scientifique, je peux m’aventurer sur ce terrain pour explorer ce qui git tapi en son sein et qui fera l’objet de mes prochaines explorations et réflexions.

Pour l’heure je m’en tiens à sa mécanique programmée qui en l’état pose déjà beaucoup de questions. Et s'il en est une qui me revient comme une lame de fond, c'est le rapport que nous autres humains entretenont avec le langage, qui je le rappelle structure la pensée, puisqu'avec l'IA tout est affaire de "prompt" donc de langage comme dit plus haut. Au rythme où vont les choses, les hommes seront ils encore capable de formuler leur propre pensée et pour en faire quel usage ? Laisser l'IA parler à notre place ? Jusqu'à nous rendre muets devant ses formulations bien mieux tournées que les nôtres ? Quel langage circulera alors entre nous pour échanger ? Quelles voies emprunterons nous pour nous démarquer, nous distinguer, nous relier ? Nulle doute que le siècle qui vient va nous emporter dans de profonds bouleversements qui iront jusqu'à modifier nos usages du langage et notre façon de poser les mots, de nous exprimer et de nous parler. Ce document qui appelle à un certain silence en certaines circonstances anticipe à sa manière une réalité que je sens pointer par tous les pores de ma peau : le retour d'un silence certain et de son pendant, l'écoute profonde, comme acte de résistance face à un bruit mécanique qui s'imposera de plus en plus pour driver* nos vies. »

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2025 © Eric Desneux dit ÆRIK


* Nota (noté le lendemain) : "driver" = anglicisme pour dire conduire ou contrôler. À l'heure où j'écris ces lignes, l'IA embarquée sur mon tél propulsé par G. qui porte le nom d'un fameux criquet qui servit de conscience à un pantin articulé s'invite en force sur mon outil connecté. Impossible de le déloger ! Renseignements glanés sur la toile, j'apprends que G. manoeuvre pour rendre ce criquet opérationnel en coulisses sur toutes les boîtes parlantes et les boîtes aux lettres électroniques. Ceux qui comme moi sont très alertes sur ces questions comprendront là toute la pertinence de l'emploi de cet anglicisme dans ce contexte et saisiront toute la portée de ce texte et la proposition qu'il contient en germe. De là à proférer l'adage "vivons heureux , vivons cachés", il n'y a qu'un pas que certains ont déjà fait !