Quelques images de la bande vidéo que je propose en lecture sur un petit écran DVD, à la Librairie EQUIPAGES (61 rue de Bagnolet, Paris 20ème).
HI8-STORIES ou le “journal d’un cinéaste”, se lit comme un long poème, suivi de “haikus vidéo”, comme je les appelle (à cause de leur durée parfois très courtes). Je monté ces “histoires” (stories en anglais) à partir de images tournées entre 1994 et 2002 avec une caméra Hi8, d’où leur titre, dans l’enceinte de mon quotidien. Une plongée dans l’intime en quelque sorte.
C’est la première fois que je montre ces images.
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Deux énormes fautes de français jalonnent les paragraphes précédents : “je monté“ au lieu de “j’ai monté” et “à partir de images” au lieu de “à partir d’images”. Erreurs de frappes dues à une réécriture en copier-collé propre à l’ordinateur, qui a laissé transparaitre une trace de l’original.
J’avais écrit en premier lieu “j’ai réalisé ces poèmes vidéo à partir de rushes tournés en Hi8″. Puis je me suis ravisé. Je n’ai pas, à proprement parlé, “réalisé” ces petits films. Ils n’ont pas été pensé en amont du tournage, ni écrit. Ils ont été créés au montage, en visionnant -je devrais dire, en “revisitant”- près de 10 ans après, les rushes, i.e les images tournées.
J’ai assemblé ces images avec le désir de restituer ce que j’avais ressenti alors et qui était resté gravé dans ma mémoire. En y réfléchissant , aucun des deux mots, “réalisé” ou “monté” ne convient. Et c’est peut-être ce qui justifie que je reprenne ma faute de français, non pas en l’effaçant, mais en y adjoignant ce paragraphe pour dire qu’il ne s’agit ni d’une réalisation, ni d’un simple montage, mais d’une mémoire revisitée, que j’accepte seulement aujourd’hui de partager et de rendre visible autant que regardable, en la présentant sous la forme de petits poèmes écrits avec des mots et des images. Ni “montage”, ni “réalisation” donc, mais une lente condensation du regard, avec le temps.
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Deuxième FAUTE, qui est moins une faute, que le reliquat d’un emprunt à une langue étrangère : RUSHES, que j’ai préféré, APRES COUP, re-traduire dans la langue de ce blog (le français) : RUSHES en anglais = IMAGES TOURNéES. Mais ce faisant, j’ai omis de corriger aussi l’article associé (DE en D’).
J’aime ce mot anglais “Rushes”, justement parce qu’ il ne dit qu’en un seul mot, ce que la langue française ne peut dire qu’en 2 : ” images tournées” ou “images filmées”. Or l’expression “de images tournées” (du à une erreur typographique) donne l’impression que le DE annonce une personne nommée IMAGES TOURNéES, liant ainsi les deux mots en un seul, si je puis dire. Et je retrouve par cet artifice du langage, l’unité qui condense, concentre, rassemble une réalité diverse, riche et complexe, comme chacun est UN devant le monde et condense, concentre rassemble, en lui même, tout ce qui fait son existence. Par un “jeu” de langage, IMAGES TOURNéES devient donc une personne, “indéfinie” certes ! Qui peut bien être ce “IMAGES TOURNéES” ? Mais justement, j’aime ce que cet “indéfini” suggère comme possibilité pour ces images de venir de n’importe où ou d’appartenir à n’importe qui, moi, vous ou un autre. Car à travers ces petits films, extraits de mon expérience du quotidien, je ne vise rien d‘autre, qu’à toucher un intime propre à chacun. Alambiqué ? Certes, mais tellement fidèle à ma manière de penser…..
Eric Desneux