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20 mai 2008

PENSÉE SAUVAGE


Un mot sur le blog du frère Michel, témoin de la Révélation d'Arès m'a transporté. Je publie ici le commentaire que je lui ai adressé en réponse à l'article qu'il a publié sur le penseur Levi-Strauss :


 "Pensée sauvage..." j'aime ce mot "sauvage". Car il m'évoque l'odeur que l'on respire après une nuit passé au dehors, sous la tente ou à la belle étoile, lorsque l'on sort le nez de sa couche et l'on hume la luzerne fraiche. Parce qu'il me rappelle les épopées jubilatoires de mon enfance quand je dévorais les chemins de forêt à toute blinde sur mon bicloune trafiqué, les batailles de boue et les plongeons dans les vagues, le ciel éclatant des Amériques et la puanteur rance des bidonvilles d'Amazonie où des enfants sans âge respirent la joie de vivre. "Pensée sauvage", un mot qui soulève toute la vie comprimée au fond de mes entrailles et qui me rappellent cette phrase d'un autre penseur de poids, mais croyant, Henri Thoreau : "Toutes les belles choses sont sauvages et libres".

C'est parce que j'ai reconnu d'instinct dans la Révélation d'Arès les élans de ma "sauvagerie", que j'ai faite mienne cette Parole et que je travaille depuis chaque jour à tenter de réveiller et faire passer par tous les pores de ma peau, le souvenir de cette vie enfouie.

Souldigg




08 mai 2008

FAIRE SON ÂME



Pour tout un chacun, nourri par la culture, l'âme se confond avec l'esprit (psyché et intellect).

Or la Révélation d'arès nous enseigne que L'homme vient au monde sans âme, avec son corps et son esprit seulement.

Qu'est ce donc que l'âme ? Tout aussi invisible que la part psychique, émotionnelle ou intellectuelle de l'homme, elle n'en demeure pas moins radicalement différente en nature et porte en elle un tout autre enjeu.

L'âme est en quelque sorte la part de Dieu dans l'homme ou dit autrement, l'âme est Dieu activé dans l'homme. Elle est produite par le Bien que fait l'homme au cours de son existence terrestre. L'enfant, qui n'a pas conscience du bien et du mal, n'a pas besoin d'âme. Seul l'homme parvenu à l'âge où il est responsable de ses actes, peut se faire une âme. Corolaire : l'homme qui ne fait pas le bien ou qui s'obstine à faire le mal n'a pas d'âme.

Si la Révélation d'Arès insiste sur ce point c'est parce qu'une fois la chair morte, seul l'esprit et l'âme subsistent. L'âme permet à l'esprit du défunt de rejoindre le séjour du Père. Sans âme, l'esprit est privé de force ascensionnelle et erre dans les ténèbres, triste et tourmenté.

L'âme n'est donc pas donné à l'homme gratuitement. C'est le fruit d'un travail sur soi pour en chasser le mal et y installer le Bien. La Révélation d'Arès dit de l'âme qu'elle est ce vrai corps que l'homme bâtit comme un vaisseau pour prendre le large, s'élever vers les Hauteurs Saintes et rejoindre la Flotte Céleste (Révélation d'Arès 17/4).

Souldigg



02 mai 2008

AIMER TRAVAILLER


Effort, travail, labeur, peine, œuvre, ouvrage, établi, faire, bâtir, construire, apprêter, changer ,... les mots ne manquent pas dans la Révélation d'Arès pour rappeler à l'homme qu'il n'est pas fait pour chômer mais pour créer, œuvrer sans cesse.


Tout ce qui existe, tout ce qui vit dans l'univers est le fruit d'une volonté active, créatrice. Ceux qui ne voient dans le mouvement de la vie qu'une mécanique auto-alimentée, n'ont tout simplement pas conscience que cet univers est entretenu par une Force Vive, à l'œuvre au cœur de toute chose. Il en va de même pour l'homme, créé à l'image et ressemblance du Père de l'univers. Tout ce qu'il élabore exige de lui temps et labeur : une pensée, un jardin, un plat, une maison,... rien ne peut exister sans intention, ni volonté et action. Et plus le soucis de bien faire est grand, plus intense doit être l'effort fourni pour achever l'œuvre. Le repos est nécessaire pour se ressourcer, se recharger en force, effacer la fatigue, mais la vocation de l'homme est dans le faire, pas dans le "farniente". Notre conception moderne du bonheur fondée sur le droit aux loisirs, qui ne voit dans le travail que pénibilité, et en l'homme un être qui n'aspire qu'à profiter de la vie sans effort, est un leurre. Bien au contraire, l'homme tire un grand bonheur de créer, de se donner de la peine, de se dépasser même. N'est ce pas là que réside la clé de l'existence ? Dans ce que l'homme est capable d'extraire de lui même ? Et quel plus grand bonheur que de donner aux autres librement le meilleur de soi-même ?

Certes le travail est devenu pénible à l'homme, au point qu'il préfère parfois dormir et végéter jusqu'à oublier de vivre. Le laissez-aller et le non-faire sont même devenus pour certains un refuge et un "art de vivre". Cela se comprend dans une société qui a fait du travail un véritable esclavage, un enjeu de pouvoir dont le seul but est la recherche de profits. La politique et les luttes sociales ont cru l'en libérer mais ils ont échoué. Ils n'ont pas su libérer en l'homme la force de maîtriser la beauté et le bien. Et ce n'est pas remettre en cause les luttes légitimes pour de meilleures conditions de travail et des salaires dignes, que de dire aujourd'hui que les luttes sociales se trompent de combat en réclamant toujours PLUS de lois pour codifier et limiter le temps de travail. C'est au contraire en allégeant et en libérant les conditions d'embauche et d'ouvrage que l'homme se donnera une chance de retrouver le vrai bonheur de travailler.

Je n'ai pas la prétention de résoudre un problème vieux de plusieurs millénaires. J'ai conscience de l'ampleur de la tâche. Je ne me place pas non plus sur le terrain des doctrines, sociales ou libérales. Nous sommes ici au cœur de la problématique humaine. C'est en assujettissant l'autre, son frère, pour exploiter sa force et en tirer profit, que l'homme s'est voué à une vie de misère et de peine. Corollaire : c'est en reconquérant et en redonnant à chacun sa liberté que l'homme retrouvera la force de créer le bien et qu'il jouira à nouveau de l'effort de travailler. C'est un vaste chantier qui commence par un changement de regard (voir dans tout effort, une occasion de se réaliser) et qui aboutira à totalement repenser le travail et la place de l'homme dans la société.


Souldigg