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18 décembre 2007

RENAISSANCE DE L'ESPÉRANCE


Jésus n’est pas né un 25 décembre. D’après les Évangiles, il est né pendant le séjour que Marie et Joseph ont fait à Béthléem pour se faire recenser par l’occupant romain. Or les romains ne recensaient jamais les populations en hiver. Le Coran (la Révélation d’Arès rappelle que le Coran est Parole de Dieu et donc mérite la même attention que la Bible et l’Evangile, nous reviendrons sur ce point dans un prochain post) soutient que Jésus est né « au temps des dattes », c'est-à-dire au milieu de l’automne. Pourquoi l’église a-t-elle donc bâtie toute une liturgie, le jour de la naissance du « divin enfant », autours de cette date du 25 décembre ? 

Dans l’antiquité, la vie, était organisée autours des saisons. La période du solciste d’hiver (jour de l’année le plus court)  marquait un tournant : celui du rallongement des jours, du retour de la lumière et de l’annonce du printemps. La « fête de la lumière » donnait lieu partout à de profondes réjouissances païennes et les églises naissantes avaient du mal à retenir leurs ouailles pendant cette période. Il est même probable qu’elles voyaient se déliter pendant ces fêtes, tout le travail d’une année (de patiente conversion). Pour concurrencer ces fêtes et donner l’occasion à ses fidèles de se retrouver et de partager un moment intense, l’Eglise eut l’idée d’en faire le jour de la naissance du Christ. Et Noël devint un moment fort de célébration de l’espérance chrétienne. Si Noël est resté aujourd’hui l’une des rares fêtes très populaire du calendrier chrétien, c’est probablement parce qu’elle puise ses racines dans un rite très ancien. En cette époque de l’année, ou le froid et l’obscur l’enserre, l’homme revisite en profondeur ses origines, sans en avoir toujours conscience d’ailleurs. Il manifeste avant tout son besoin de chaleur et de lumière physique, mais aussi son besoin de chaleur et lumière humaine, spirituelle. L’homme a besoin d’espérer, comme il a besoin de boire et de manger. Pour un Pèlerin d’Arès, pour qui les dogmes, les mythes, le folklore sont secondaires, célébrer la naissance du prophète Jésus (même s’il n’est pas né à cette date) n’est pas une mauvaise chose en soi, si cela ravive dans la conscience, la Force de faire le Bien. Conscience que tout homme peut devenir un christ s’il met ses pas dans les pas du Père (Révélation d'Arès). Conscience que tout homme peut devenir prophète (c'est-à-dire créateur) du monde à venir. Si l’Eglise a échoué à rendre ce monde vraiment chrétien (où voit-on l’amour du prochain aujourd’hui ?), c’est parce qu’elle a échoué à rendre la foi dynamique, créatrice ; elle a échoué à faire de Noël un moment fort de l’espérance active.

 
La Révélation d’Arès appelle à un long et profond changement de nature, à une spiritualisation de nos actes même les plus banals. Noël comme tout moment de la vie peut se faire l’écho de notre volonté de changer le monde. En voulant faire de Noël, une fête de l’espérance retrouvée, de la Lumière partagée, c'est-à-dire de la Parole vécue (et pas seulement psalmodiée), un Pèlerin d’Arès ne déroge pas à sa foi. Il l’ancre dans les réalités. La réalité d'aujourd'hui c'est que Noel est devenue une simple fête de famille : puissions nous en ce jour, rendre heureux tous ceux qui nous nous sont proches et faire un effort envers ceux qui sont seuls, sans parents ni amis, pour partager ce moment d'humanité.
 
Je vous souhaite à tous un heureux Noël.
 
Souldigg