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13 juillet 2015

VIENS PRENDRE LE FEU !

Hier dimanche 12 juillet, s’est ouvert la deuxième quinzaine du pèlerinage d’Arès qui a lieu tous les été entre le 21 juin et le 15 août, à l’endroit même où Dieu s’est manifesté et a parlé en 1977. “Je suis ici. Tu y viens, les frères y viennent (…). Appelle le frère, le frère, le frère. Viens prendre le Feu !”(Révélation d’Arès XLI/1-7) dit-il à son témoin Michel Potay au cours de la cinquième et dernière théophanie, fondant ainsi le pèlerinage d'Arès.

(Maison de la Sainte Parole, vue de la cour intérieure. Arès)

Le pèlerinage d’Arès n’a pas grand chose à voir avec le pèlerinage de Lourdes ou toute autre cérémonie religieuse. On ne vient pas à Arès quêter une faveur personnelle, la guérison d’une maladie ou le pardon de ses fautes. On vient à Arès prendre le feu (Révélation d’Arès XLI/7) du Bien, le feu du changement, pour réveiller ou raviver sa volonté de se forger une âme (4/7) et de contribuer à changer le monde (28/7). Il est ouvert à tous sans distinction de race, de croyance ou de religion pourvu que celui qui s’y rend pour prier ou méditer s’engage à respecter la façon dont le Pèlerinage est géré par ceux qui y assurent l’entretien, l’accueil, le respect et la paix (voir ici pour prendre connaissance de l’esprit dans lequel le pèlerinage est tenu).

Personnellement j’ai découvert La Révélation d’Arès à l’automne 1990 et je viens en pèlerinage tous les étés depuis 1991. La première fois j’étais très impressionné, bouleversé par l’émotion de me retrouver là, face à mon Créateur, face à Dieu, face à moi-même aussi. Combien de temps m’a t-il fallu pour entrer dans ce lieu en toute sérénité ? Des années je crois, même si aujourd’hui encore, l’intranquillité me traverse quand j’entre dans le déchaussoir et que j’entre en moi-même pour me préparer à la prière. Je sais que je n’ai rien à craindre de Dieu, qu’ici j’entre dans un lieu de Paix. Mais c’est plus fort que moi. Je tremble à chaque fois que j’entre dans le Saint Lieu. Je crois que c’est la conscience et la honte d’être pécheur. Une lutte qui n’est pas sans rappeler celle de Jacob avec l’ange (Génèse 32/25-33) s’engage en moi-même. Les plus folles pensées m’envahissent. Une part de moi voudrait fuir cet endroit, l’oublier, mais c’est l’autre qui l’emporte. Celle qui me fait rester, entrer et revenir. La raison n’est pas étrangère à la foi telle qu’on la redécouvre dans La Révélation d’Arès. Foi et raison sont comme moteur et gouvernail de l’édifice spirituel que l’homme est appelé à construire.

(Maison de la Sainte Parole, vue intérieure. Arès)

Le pèlerinage j’en ai besoin tous les ans pour me ressourcer, pour me laver de la boue du monde dans laquelle je baigne toute l’année, pour m’enfoncer dans la prière comme un clou dans le bois et faire corps avec le Verbe divin, verbe créateur avant tout. Nulle part ailleurs, la Parole de Dieu ne prend une telle dimension. A Arès, tout devient plus clair, plus évident, plus fluide. Plus profond aussi. La parole qui court sur mes lèvres pendant ma prière coule comme une eau forte et limpide qui m’emporte dans son flot et me conduit à la Mer. Peu à peu, au fil des jours, l’étau qui enserre mon esprit relâche son emprise et mes pensées s’évadent vers le Ciel. Je vis chaque pèlerinage comme un abandon à Dieu, un dépouillement autant qu’un éclaircissement. Je lis intégralement La Révélation d’Arès pendant mon pèlerinage et chaque année j’y découvre et j’y puise une force nouvelle que j’étaye de mes lectures.

Mais le pèlerinage ce n’est pas qu’une prière intense et soutenue. C’est aussi un moment privilégié où je fais le point sur l’année passée, sur les projets engagés, sur ma pénitence, la vie d’assemblée… Je médite, je réfléchis, je revisite mes objectifs à atteindre, je prends des décisions sur les projets de mission à venir, les efforts personnels à faire,… Mon pèlerinage est aussi une veillée d’armes. Je pose mes valises et je mets tout à plat. Je projette sur ma réalité et mes projets la Lumière du Feu d’Arès. Pendant ces quelques jours, je sors du monde, je sors du temps, et je respire un autre Air (Rév d’Arès xxxii/4). Je vis mon séjour comme une intense session de travail de fond dont dépendra tout ce que je vais faire l’année suivante. Avec le temps ma pénitence comme ma mission sont devenues plus construites et mon pèlerinage s’inscrit dans une dynamique de plus en plus consciente et élaborée à laquelle Dieu participe.

Pas de mystique ici, même si la proximité avec le Créateur occasionne ici et là la manifestation de signes. Arès est le point de jonction entre le Ciel et la terre. S’il y a une force que je travaille à faire grandir en moi tout particulièrement en pèlerinage pour faire contrepoint à la transcendance qui pourrait me porter à l’illuminisme, c’est le réalisme. Car j’ai conscience que je viens ici pour prendre la force de me conquérir et de changer le monde (28/7) et que je ne réussirais pas dans cette entreprise sans lucidité, ni sans adaptation aux réalités. A Arès je plante mon pied (xL/1) et je me redresse, autant que je plonge dans mes profondeurs et que j’écoute Dieu. Transcendance et réalisme, c’est mon programme en pèlerinage en quelque sorte.

Je vais aussi rencontrer d’autres pèlerins, partager des moments avec certains d’entre eux, marcher entre les pins, nager, gouter la douceur d’une belle soirée d’été, parce que la vie c’est aussi ça. Mais une fois de plus, ce à quoi j’aspire le plus, c’est de me retrouver face à Dieu et souffler, souffler sur mes braises, ouvrir les yeux grand sur le Ciel et emplir mon âme, mon cœur de la présence du Père.

C’est finalement quand je quitte Arès que je me rends le mieux compte de la Force et de l’intensité que l’on vit là-bas. C’est quand je dois à nouveau me replonger dans la dureté et la grisaille du monde que je mesure le calme, la paix, la hauteur que j’ai pris en pèlerinage. Alors il me reste la prière et la mission pour souffler sur mes braises incandescentes et ne pas laisser s’éteindre ce grand Feu que Dieu a rallumé en moi.

Des siècles durant les hommes de cette partie du monde ont prié et envoyé leurs voix vers le Ciel. Ils ont construit des églises, bâti des cathédrales, des temples,… ils ont espéré et appelé et voilà qu’enfin, au moment où l’on ne l’attendait plus, que Dieu est de retour ! Cette longue attente, cette langueur aussi, je les porte en moi. Je sais que je suis porté par et que je porte tous ceux qui m’ont précédé comme je porte et serai porté par tous ceux qui me suivront sur ce Saint Lieu qui deviendra un jour, le Haut Lieu où se retrouveront dans la paix, tous les peuples de la terre.

Je souhaite un bon pèlerinage à toutes celles et ceux qui se rendront à Arès cet été pour y prier et un bel été à tous.

Eric Desneux

12 mai 2015

COURIR LIBRE


[Reprise d'un article écrit et publié en 2007 sur mon Souldigg blog en vue de sensibiliser mon lectorat d'alors à la notion de Liberté telle que la ravive La Parole d'Arès]

Hier dans les couloirs du métro parisien. Sa puanteur rance et ses néons froids me remontent à la gorge comme deux mains meurtrières. Je jette un regard aux voyageurs alentours. Aucun ne répond à ma sourde angoisse. Je ne vois que des ombres qui scandent leurs pas. Enrôlé dans ce flux mécanique, je me dirige vers les tourniquets comme un pantin pressé d’en finir avec son trajet. CLAC-CLAC-CLAC. Je passe l’étroit chenal, écluse qui compte la masse avant la rame. Et puis soudain, une envie folle de courir ; un besoin irrépressible de fendre l’air, de rire et d’hurler à tue tête m’étreint. J’ai retenu mes hurlements joyeux par crainte d’attirer sur moi les regards mais je me suis mis à courir brusquement comme un enfant, comme ivre. J’ai embrassé le large et long couloir de mes folles enjambées, bondissant d’obstacles en obstacles jusqu’à ce que j’arrive sur le quai, essoufflé. Là, la suée m’inonda et sa moite tiédeur acheva de refroidir mon ardeur.

Pendant un instant je me suis cru ailleurs. Quand je rouvre les yeux, je retrouve autours de moi les mêmes visages fermés, interrogateurs. Sombres silhouettes statiques que tout mouvement libre fait trembler. « Triste monde sans joie ni lumière » me dis-je. Quand je réalise que je me suis planté machinalement sur le quai et que j’arbore les mêmes vêtements sombres, je m’interroge. Qu’est ce qui nous fait nous fondre avec un tel empressement « naturel » dans ce moule morne et inerte ? Le péché me répondent à l’unisson mes restes de conscience. Le péché, cette tare que les religions ont inventé pour nous culpabiliser ? rétorque immédiatement mon esprit moqueur. Oui, le péché, réplique froidement mon âme. Le péché, que les religions ont savamment utilisé pour nous dominer, en nous cachant sciemment que l’on pouvait s’en libérer. « S’en libérer ? » reprend mon esprit railleur, « en achetant des passeports pour l’éternité ? » ou en « se confessant au curé » ? Non, répond mon âme, si confession ou dogme libérait du péché, il y a bien longtemps que le monde aurait changé. Pour venir à bout du péché, pas d’autre solution que de lutter en soi pour se recréer (bon, patient, aimant,…).

Contrairement à ce qu’à enseigné la religion pendant des siècles, le péché n’est pas «faute morale que l’on doit expier». La confession comme l’expiation est une invention de curés pour assujettir les esprits faibles. Le péché,  le mal en fait, est « nature » en nous que nous devons (et pouvons) changer (Révélation d’Arès 28/7). Sa réalité est “physique” autant que méta-physique. Il découle du choix que firent des hommes jadis de dominer leurs semblables. Une situation qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours et qui imprègnent nos chairs. Le péché plombe le sang qui coule dans nos veines, il voile nos regards, il étouffe l’amour dans nos cœurs, il brise nos élans de bonté, il fourche notre langue et attise nos rancœurs, entretient en nous mensonge et brutalité. Quel homme d’aujourd’hui peut se dire pur de tout mal ? Nous sommes tous pécheurs et c’est pourquoi Dieu nous recommande de ne pas juger, mais d’entrer en pénitence pour nous changer.

Changer ou lutter contre son péché, est affaire de toute une vie. C’est se défaire peu à peu des réflexes et pensées de domination et de méchanceté que le monde nous a légué. C’est se libérer d’un poids qui nous rend malheureux, triste et tourmenté. C’est raviver en nous, le feu joyeux de l’Amour et de la liberté. C’est difficile mais ca prend l’homme, parfois, comme une irrépressible envie de courir libre (Révélation d’Arès 10/10).


Eric Desneux

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13 février 2015

JE SUIS PÉNITENT


Cela fait presque un mois maintenant que les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher ont eu lieu. Impressionnant la vitesse à laquelle le soufflet médiatique est retombé ! La guerre en Ukraine, l’affaire du Carlton et d’autres gros titres ont délogé “l’esprit du 11 janvier” et la côte de notre Président retombe à nouveau en flèche après avoir connu une embellie passagère. Les ressorts de la presse hélas, restent les mêmes et les média continuent de nous gaver de mort, de peur et de joies factices.

Je travaillais dans une chaîne de télé quand eurent lieu les attentats de Charlie Hebdo. Les deux premiers jours ont été marqué par l’hébétude. Il régnait dans les locaux de la chaîne une sorte de silence irréel et puis petit à petit l’excitation a pris le dessus jusqu’à envahir toutes les émissions. Chacune voulait sa spéciale sur “Charlie” et a mis les bouchées doubles pour couvrir l’événement et ses suites. En tant que graphiste, cela voulait dire pour moi, deux fois plus de photos, d’images, de textes, de banc-titres et d’animations à traiter et réaliser.

Beaucoup de choses ont été dites à l’occasion de ces événements sur la collusion des pouvoirs et des médias et sur la récupération politique qui s’en est ensuivie. Ce n’est pas le propos que je souhaite développer ici. Je tiens en revanche à souligner à quel point cette campagne “Je Suis Charlie” a été construite et montée de toute pièce par les médias.

Le logo “Je suis Charlie” a été réalisé par le directeur artistique d’un journal distribué gratuitement dans le métro parisien. L’homme dit n’avoir pas su trouver d’autres mots pour exprimer son émotion. Publié un peu plus d’une heure après les événements sur son compte twitter, ce logo a été repéré par une journaliste très en vue qui l’a fait suivre. Dès l’après-midi il s’est imposé dans toutes les salles de rédaction. En fin d’après-midi et tous les jours qui ont suivi, toutes les occasions étaient bonnes pour placer ce logo et alimenter la fièvre collective.

De retour à mon atelier trois jours plus tard, après un gavage immodéré d’images et de textes médiatiques, j’ai éprouvé le besoin de me laver de tout ce qui m’avait traversé les jours précédents et de ce à quoi j’avais participé. J’ai commencé par réaliser une affiche avec le mot PENITENCE, écrit en gros au milieu.

[Note à l'attention de ceux qui connaissent peu ou pas La Révélation d'Arès : la pénitence est l'action que l'on entreprend intérieurement pour se changer en bien. Rien à voir avec la pénitence religieuse doloriste et masochiste. Faire pénitence au sens que La Révélation d'Arès lui donne, c'est simplement aimer son prochain (évangéliquement), pardonner (toutes les offenses), répandre la paix (en toutes circonstances), se libérer de ses peurs et de ses préjugés et restaurer son intelligence du cœur. La pénitence est au cœur de la dynamique spirituelle insufflée par Dieu à Arès. Poussée très loin, elle permet à l'homme de se recréer intégralement bon et de retrouver l'image et ressemblance (Genèse 1/26-27) divine déposée en lui. Partagée par un petit reste d'hommes déterminés, elle peut vaincre le mal dans le monde et restaurer Eden.]



L’emploi d’un graphisme sobre, épuré, plus suggestif qu’illustratif, qui imprime la pensée autant que la rétine a été plus qu’une découverte, un déclencheur. J’ai accouché avec cette affiche d’un “style” que je cherchais en moi depuis longtemps pour lier la Parole et mes images (je reviendrais sur ce point dans un prochain article).

J’aurais pu en rester là. Mais j’étais pris dans une sorte d’urgence. Alors que Amédy Coulibaly défrayait la chronique avec sa prise otage à l’Hyper Casher porte de Vincennes (ma fille était alors dans une école à quelques 200 mètres de là), j’ai réalisé un petit carton “Je suis pénitent” (Révélation d’Arès 30/11), en réponse à tous ceux qui me sommaient de me prononcer pour ou contre Charlie, et je l’ai posté sur mon compte Facebook.


J’ai continué de créer ainsi avec une sorte de frénésie tout le mois de janvier, les jours où je ne travaillais pas en télé, mû par une nécessité impérieuse d’opposer à ce bruit médiatique qui me traversait, le Chant (Révélation d’Arès x/8) de La Parole. Une grande affiche et un petit film pour le local de la mission parisienne des Pèlerin d’Arès, reproduits sur mon site de mission et mentionnés dans un article du freesoulblog (blog de Michel Potay, témoin de la Révélation d’Arès, voir 161C58 et 161C93), sont tous deux sortis de cette dynamique créative intense.

Je crois intéressant de noter que ces travaux remarqués par mes frères, n’ont pas jailli d’un esprit déconnecté des réalités tranquillement installé dans le confort de ses certitudes. Ces images sont nées sur une ligne de front, ont jailli d’une nécessité, d’un combat. Front de La Parole avec le bruit d’homme (xxxii/8), qui depuis l’aube biblique s’affrontent sur fond de guerres, de violence, de vengeance sans fin. J’ai ressenti la nécessité d’occuper l’espace avec les mots : Père de l’Univers (12/4), La Parole qui est (i/4), et qui seule contient la Force de vaincre le mal et de faire taire ce bruit envahissant, spoliant, dénaturant jusqu’à l’absurde.

Aujourd’hui la pression médiatique est retombée, les émissions de télévision pour lesquelles je travaille ont repris leurs cours habituel et je peux méditer avec plus de tranquillité sur ce qui s’est passé.

Je me dis que la France a montré avec ces événements, un bien triste visage en réalité, loin de l’image d’union sacrée et de “défense des valeurs la civilisation” qu’ont construite les médias. Faire de Charlie Hebdo, journal satirique vachard et outrancier, le parangon de la liberté d’expression avait déjà de quoi interroger. Mais imposer “Je suis Charlie” à toute la Nation comme une sorte d’hymne visuel auquel tout est un chacun a été sommé d’adhérer, et ce au nom de cette même liberté d’expression, confinait à l’absurde.

Quand la vague de représailles juridiques a été déclenchée contre ceux qui, pris au piège de ce simplisme ravageur, ont déclaré leur “sympathie”, réelle ou non, avec les terroristes (je crois plus en réalité par provocation et irrévérence envers cette adhésion imposée à “Je suis Charlie”), la tragédie a basculé dans le grotesque. C’est ainsi que l’on a vu un enfant de 8 ans être conduit en garde à vue et passer une nuit au poste de police, des alcooliques éméchés condamnés à de la prison ferme, des élèves renvoyés sans sommation de leur école, collège ou lycée… pour avoir simplement tenu des propos considérés comme “apologie du terrorisme” !

Mais le plus inquiétant c’est peut être le spectre totalitaire qui s’est glissé dans les déclarations publiques et les décisions gouvernementales qui ont suivies, au rang desquelles il faut noter certaines restrictions de nos libertés publiques et qui témoignent d’une volonté toujours plus forte du pouvoir d’utiliser la peur comme arme pour renforcer sa domination sur le peuple.

Jean Bauberot a dit : “La France est passée de la Monarchie absolue à la République absolue”, en parlant de la manière obtuse qu’ont certains hommes politiques d’envisager la laïcité. Les récents événements nous ont permis de vérifier que le germe de l’absolutisme était encore bel et bien vivace en France. Ce même germe qui a produit naguère la Saint-Barthelemy quand la France était encore “fille aînée de l’Église”, ce germe qui élevé la guillotine et un chant barbare au rang d’emblèmes nationaux lors de la Révolution, a resurgit aujourd’hui.

Il y a néanmoins quelques points positifs à relever et tirer de ces évènements.

Le premier. Je pense qu’il y avait dans la rue ce dimanche 11 janvier et les jours qui ont précédé (je ne suis pas allé manifester moi-même) des hommes et des femmes sincèrement épris de dépassement et d’universalité, et qui ont cru que quelque chose pouvait se jouer dans cet élan de solidarité généreuse, très vite récupéré par les pouvoirs de toutes sortes hélas. C’est cet élan qui m’intéresse ici et me fait dire que la France a encore un vivier de forces cachées qu’elle pourra faire jaillir le moment venu. Plaise à Dieu que ce soit pour épouser la pénitence absolue !

La deuxième chose que je veux dire ici me concerne, en tant que Pèlerins d’Arès. Pendant longtemps j’ai témoigné de ma foi à couvert pensant me faire mieux comprendre et accepter d’un peuple athée qui rejette instinctivement tout ce qui lui rappelle la religion. Ces dernières années, je suis sorti de ma réserve à l’invite du témoin et prophète de la Révélation d’Arès, Michel Potay, et je me suis mis à témoigner ouvertement de ma foi, à relayer simplement l’Appel du Père de l’Univers à savoir que seule la pénitence sauvera l’humanité des périls qui l’attendent.

Aujourd’hui j’ai compris à quel point porter témoignage et appeler à la pénitence était aussi un combat qui se joue sur le territoire des mots qui façonnent notre pensée, et j’ai aussi envie de parler de prière (Révélation d’Arès 12/4), de Salut (37/3), de péché (30/2),… bref de reconquérir cet Héritage (31/4) confisqué par les religions qui ont vidé la Parole de Dieu de sa substance active, créatrice, et de lui redonner son vrai sens en lui prêtant ma voix et ma chair.

Et qu’importe si je passe pour religieux, si on me prend pour une “méchante vieille” ou un mec d’un autre âge. C’est en redonnant force et vie à ce langage spirituel, qui seul donne l’intelligence (23/4), que l’homme parviendra à s’échapper de la prison mentale dans laquelle il croupit depuis des siècles. Refuser cette évidence, pour moi Pèlerin d’Arès, c’est prendre le risque de finir broyé par le bruit matérialiste et rationaliste. Car comme nous le rappelle frère Michel (Michel Potay) sur son blog, “il n’y a pas de synonyme à pénitent”, il n’y a pas de substitut à la Parole. Elle EST (i/4) !

Eric Desneux.

*

NDLR 2025 : A la suite de l'élaboration de ces affiche et carton sur LA PENITENCE basés sur le concept d'IMAGE-SIGNE, je me lancerai avec feu dans la réalisation d'une série de créations graphiques spécifiques pour la Mission des Pèlerins d'Arès, non sans rencontrer âpres difficultés auprès de mes propres frères de foi qui rejetèrent à Paris même où j'officiais, le fruit de mes recherches créatives. 

C'est donc CONTRE le groupe de mission parisien au sein duquel j'étais engagé corps et âme, que j'ai produit et diffusé l'ensemble des travaux que j'ai néanmoins rendu public sur un site dédié créé pour l'occasion, intitulé TU VOIS LE RETOUR, pour donner une chance à mon travail d'exister. Soutenu chaleureusement par le prophète, mes travaux seront diffusés dans toutes les assemblées de France, à l'exception de la Mission parisienne qui les bouda et les combattit allant jusqu'à décrocher les rares affiches que certains touchés par mon travail avaient choisi d'exposer. Une expérience qui m'a permis de vérifier l'adage prophétique de Jésus « Nul n'est prophète en sa famille ou son pays ».

Un indice de l'opposition de mes propres frères de mission du groupe parisien à ce travail poursuivi sans relâche pendant 5 ans de février 2014 à février 2019 ? Le nombre de commentaires laissés sur ces pages où j'ai fait fleurir mon travail : https://tuvoisleretour.blogspot.com

01 octobre 2013

LA RÉVÉLATION D'ARÈS en bref

 


     Qu’est ce que la Révélation d’Arès ?

C’est avant tout un message du Créateur de l’Univers adressé aux hommes, à Arès (ville de Gironde située sur la rive nord du bassin d’Arcachon), en France, en 1974 et 1977.

1974. L’homme Jésus, dans sa chair transfigurée, se manifeste à un homme, Michel Potay, marié et père de deux enfants, alors exarque (archevêque) de l’Église orthodoxe. Jésus se montre et lui parle à 40 reprises pour lui dicter « L’Évangile donné à Arès ». Le témoin comprend qu’il y a bien un christianisme d’Église, mais que le christianisme vrai n’existe pas. L’Église ne l’a pas accompli. Tout reste à faire pour que l’esprit du «Sermon sur la Montagne» (passage fameux de l’Évangile selon Matthieu 5 à 7), seule condition d’un avenir heureux pour l’humanité, devienne réalité. “La vérité c’est que le monde doit changer” (Évangile donné à Arès 28/7) est la pierre angulaire de cette première révélation. Le bonheur et le salut de l’humanité ne viendront ni des religions, ni de la politique, ni de la science, mais de la pénitence, l’action individuelle et libre d’installer le Bien actif sa vie : aimerpardonner, faire la paixse libérer des peurs et des préjugés, restaurer l’intelligence du cœur. A l’issue de ces 40 veillées qui bouleversent ses convictions religieuses et son existence, Michel Potay quitte son Église et commence à transmettre le message.

1977, Dieu lui-même se manifeste à 5 reprises au même homme devenu le frère Michel, dans une extraordinaire conflagration de lumières et de sons surnaturels au centre de laquelle se dresse un bâton de Lumière pas plus haut qu’une cane et d’où sort une Voix. Cet évènement n’a qu’un seul antécédent historique connu : les  manifestations de Dieu sur le Mont Sinaï face à Moïse. Le Créateur  qui se dit étalé sur l’Univers, accepte de se réduire à la taille d’un gros clou par parler à l’homme. “La bouche d’homme j’entre dedans. Je serre, je serre comme le clou” (ii/21) dit-il à son témoin dès la première théophanie.  Ce sera « Le Livre », un message d’une portée et d’une transcendance incomparables. Si Jésus parle un langage familier, Dieu s’exprime dans un langage lapidaire qui va à l’essentiel et qui tire sa force du fond des fonds. L’homme peut recréer Éden, s’il combat le Noir (le mal) en lui, et s’il redonne VIE à l’Image de Dieu (le Bien, le Blanc) qui gît latente en lui. Arès devient le point de départ d’un nouvel exode spirituel qui bouleversera le monde et Michel Potay est confirmé dans la lignée des grands prophètes (Noé, Abraham, Moise, Jésus, Mahomet) envoyés à l’humanité. Voila pour les faits.

De ma propre expérience, nourrie de plus 15 années de prière et de mission, l’Évangile donné à Arès est comparable à une grande vague qui vous saisit et retourne en vous tous les concepts et les idées que vous vous étiez faits sur Dieu, l’homme, la vie… et vous rejette sur la plage, nu, face à votre lâcheté et vos faiblesses, prêt à reconquérir votre vie et recréer ce monde sur des bases neuves (bonté, paix, pardon, amour, douceur,…). Le Livre vient du Tout-Autre. C’est une onde de choc qui vous met en mouvement (mais qui peut aussi donner une sensation d’écrasement). Une fantastique explosion de force et de Lumière qui fait remonter en vous, du fond des fonds, la figure de l’ancêtre Adam et l’imprime sur votre rétine. Ensemble, Évangile et Livre forment un Tout unique et sans précédent dans l’histoire humaine : la pure Parole de Dieu transmise sans gloses ni omissions, accessible au commun sans intermédiaire. Une parole qui désaltère comme une eau vive tout homme qui a soif de vérité et de justice. Ce message est une mine si riche et si profonde que mille vies d’homme ne parviendraient pas à l’épuiser. C’est surtout une parole pour vivre et pour agir, qui vous plante un pied dans l’éternité et l’autre dans les réalités du monde qu’il faut changer.

Note : les mots en italique sont extraits de la Révélation d’Arès. Cette présentation, voulue aussi courte et dense que possible pour s’adapter à la mentalité de notre époque n’en dit pas assez pour appréhender ce qu’est véritablement La Révélation d’Arès. Je vous invite donc à consulter une présentation de la Révélation d’Arès écrite par le témoin lui même.

15 mars 2013

CAP SUR LE SPIRITUEL



Ces dernières années, ce blog m’a servi à promouvoir mes films et mes photos. Je n’y faisais qu’occasionnellement mention de ma foi en Dieu et mon ralliement à La Révélation d’Arès. Je poursuivais un but avant tout “artistique” : être reconnu comme un cinéaste qui a son mot à dire sur les questions relatives à la foi. Je pensais trouver un public intéressé par le spirituel, d’esprit assez large pour prêter l’oreille (et l’œil) à mon travail sans être rebuté par mes convictions personnelles.

En 2009, j’ai achevé la réalisation de deux films documentaires sur la présence musulmane dans une ville de la banlieue parisienne. Le premier, intitulé “Un minaret dans la ville”, traitait de la construction d’une mosquée. Le second, “La Nation du Milieu”, offrait un aperçu des aspects spirituels et religieux de l’islam à travers une confrontation de propos entre chrétiens et musulmans (voir la page FILMO de ce site).

J’ai proposé ces deux films à des chaines de télévision françaises et des festivals de films documentaires. J’ai essuyé le refus des unes et des autres, sans explications. Cruelle déception. 3 ans de travail acharné pour rien ou presque, alors qu’à l’époque le débat sur la laïcité et la place de l’islam dans la société française battait son plein. Pas une seule proposition de diffusion. Pas même un seul rendez-vous ou entretien informel qui m’aurait permis de me faire connaitre et d’envisager la réalisation d’autres projets, avancer dans le but que je poursuivais.

La qualité de mon travail n’était pas en cause. Des retours qui m’ont été faits, j’ai compris que lorsque l’on n’appartient à aucune obédience ou officine connue et reconnue, parler de la foi dans les médias en France pose problème. Même lorsque l’on s’efforce d’aborder les choses avec circonspection et objectivité comme ce fut mon cas avec ces deux films sur l’islam, on est tenu à distance. Un producteur de cinéma avec lequel je me suis entretenu de mon projet me l’a confirmé : “En France règne la pensée unique. Votre film aborde un sujet sensible (l’islam, la foi) et il est auto-produit : aux yeux des médias, vous êtes un électron libre, potentiellement incontrôlable et imprévisible. Montrer votre film à la télé aurait été plus que diffuser votre pensée, c’eut été vous donner une crédibilité et une notoriété. Ils ne sont pas prêt à cela. Vous n’avez aucune chance d’être diffusé.”

Suite à cela j’ai pensé éditer mes films en DVD ou les mettre en ligne sur YouTube. Mais d'une part le temps et les moyens m’ont manqué pour faire les choses sérieusement. Réaliser un film est une chose, le diffuser et le distribuer en est une autre. Et s'agissant de films sensibles sur un sujet explosif, à une époque où le monde musulman connaissait un regain de violence, j'ai jugé préférable de me tenir à l'écart des polémiques et risques de nuisances. J'ai opté pour la prudence. Trois ans ont passé et depuis j’ai évolué. L’échec de ces films m’a fait réfléchir sur mon parcours et le but que je poursuivais.

Pendant 10 ans j’ai réalisé des films en m’inspirant de la Révélation d’Arès sans m’y référer explicitement, pensant que cela accroitrait mes chances d’être entendu et d’être accepté. Conscient que la radicalité de la Révélation d’Arès effraie le monde, je préférais en parler de manière discrétionnaire à l’occasion d’une rencontre ou d’une conversation amicale. Je me justifiais en me disant que je faisais passer certaines idées du message en contrebande dans mon art. Je réservais mon témoignage public à la mission de rue. Mais jusqu’où peut-on évoquer les idées d’un tel ouvrage sans énoncer le Tout auquel elles se rattachent ? Ne prends t-on pas le risque d’amoindrir ou d’affadir son propos ? Jusqu’où peut-on taire la Source de ce à quoi l’on croit fermement sans prendre le risque de se renier ?

“Ma Parole ne se divise ni se tait” tonne Dieu à Arès et appelle le croyant à “monter sur Son Parvis pour s’adresser au monde en Son Nom“, “sans craindre les incrédules et les moqueurs“. “Sois un dans toi” dit-Il dans Le Livre (Rév. d’Arès XXIV/1). Parler de la foi, de l’islam, de l’arbre de la connaissance du bonheur et du malheur…. (voir mes anciens films), tout cela revenait à prendre des détours, à jouer à cache-cache avec la vérité. J’ai pris conscience du carcan de mondanité et de bien-pensance qui m’enserrait et m’empêchait de créer et parler librement. Je me suis également rendu à l’évidence : je n’avais rien à dire de moi même d’intéressant et de pertinent qui n’ait été puisé à La Révélation d’Arès et éclairé par l’enseignement de son prophète. Alors j’ai tranché. En 2010, j’ai pris la décision d’assumer pleinement mon engagement apostolique jusque dans mon travail artistique. Désormais mes films (comme mes écrits) relayeront l’Appel du Père de l’Univers (Révélation d’Arès 12/4). Ils en porteront la trace.  En prenant cette décision, je me suis délesté de toute “ambition de reconnaissance artistique”. Je me suis mis au clair avec moi-même. Ce n’est qu’aujourd’hui que je me décide à reprendre le fil de mon blog.

A très bientôt, mais d’ici là… CAP SUR LE SPIRITUEL !

Eric Desneux

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