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12 février 2024

ZOOM SUR TAGS


C’est dans la rue que se repère les styles et tendances à venir.

C’est dans la rue que se signent cris sourds et rage de dire.

Premier des jets, le trait.
Premier des sons, le CRI.

Je taggue, je me signe
Je m’approprie la ville


Le TAG

Art de rue ou vandalisme de biens publics ?
Signalétique sauvage pour les rodeurs de nuit
ou marquage de territoire à la mode canine ?

Pas de réponse ici.
Juste un regard sur ce qui a besoin du noir pour sortir
Et de murs pour s’offrir

LE TAG, , un CRI DE NUIT

Ci-après une sélection en mode capture d'écran de quelques STREET TAGS consultable sur ma page FACEBOOK ÆRIK ART dédié à ma création photographique et picturale.

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11 février 2024

PROJECTION CINÉ VERSUS CHOSIFICATION TV

 


Écran de cinéma. PROJECTION

Au cinéma il y a le spectateur
et il y a l’écran qui l’irrigue.
Face à Face. Qui domine ?

Ecran blanc, image plan.
Salle obscure, seul devant.

DISTANCE
Profondeur de champs

Ecran scintille
Oreilles tintent
Yeux brillent

Larmes perlent
Ciels, les cils !

Rencontre dans un nuage.

Véritable espace de projection où se moire indistinctement le for intérieur du regardant et le feu des images du film. Spectateur, spectre-acteur. Cinéma, champs d’expériences matricielles. Son porteur. Lumière JOUR. Contours flous. Narration liante. Rencontre, fusion des effusions. Forge d’émotions et de souvenirs. Naissance d’une image-film. Celle que l’on gardera imprimée à vie sur la rétine.

Voile fragile faseille dans le regard. Lumière scintille sur cil. Lumière voyage.
FLASH quand l’imprimé refait surface et claque la mémoire.

IMAGE !
SIGNE
PASSAGE


/

Écran de télévision

Telle est vision :

CHOSIFICATION

La télévision fait boite dans l’espace.
Arêtes nettes. Peau froide. Écran lisse

OFF.
Noir de vitre
Œil blafard dans la pièce
Regards et reflets s’esquivent.

ON.
Éruption continue,
Bouche disjonctive.
Son crache. Lumière bave
Défilement de lignes en pile
Bombardement d’éclats de signes


TV enferre image en cadre
TV sert programmes en chaines
TV découpe horaires en cases
TV débite H24 flot en direct

TV cible public, TV capte attention
TV hyper-cut ses flashs en pleine tête
TV bruite sans cesse

Yeux plissent, oreilles s’ensablent
Ecoute se lasse, pensées s’épuisent
Morts se prélassent, vies s’amenuisent

TV comprime le voir en lignes
TV compresse la vie sous vide
“TV vend du temps de cerveau disponible”

TV chosifie la diff et celui qui se laisse prendre ses fils
TV emmaillote, TV aspire, TV dessèche, TV momifie
TV tronçonne et comprime la vie en gros plans vils
TV découpe, TV réduit, TV nanifie, TV monstrifie

TV, TiVi
PTI VIT!
T’Y VIS
TIT’ VIE.


ECRAN PLAT
BUFFET FROID
|
ECRAN LARGE
BOUFFÉE D’ART




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10 février 2024

LE SUPRÉMATISME DE MALÉVITCH, UN NIHILISME TRANSFIGURÉ ?


La charge de la cavalerie rouge de Malevitch (peint vers 1932)

Carré noir pour le weekend. Le geste iconoclaste et révolutionnaire de Malevitch annoncé sur ce site, surgit dans les pages d’un dossier d’études d’art écrit en 1990.

TELECHARGER LE DOSSIER SUR MALEVITCH (1990 © Eric Desneux)

Revu, augmenté et annoté, enrichi d’images, il vaut pour la candeur du regard d’un jeune étudiant qui découvre les avant-gardes russes du début du 20ème siècle, en plein bouleversement mondial après la chute du Mur de Berlin en 1989, évènement qui fera plus que marquer les esprits, puisqu’il provoquera l’éclatement de l’Empire soviétique et confortera l’Amérique dans son hégémonie capitaliste.

Outre l’œuvre et la pensée de l’artiste russe, il me donne à lire à l’aube de mes 20 ans, tout juste avant la découverte de la foi, après avoir perdu foi en un idéal politique et les voies d’action de la gauche radicale, un temps entrevues comme voie d’engagement combative pour changer le monde, abandonnées depuis. Il signe aussi la persistance des sujets qui animent mes pensées et recherches depuis longtemps et qui fleurissent aujourd’hui sur ce site, alors même que je revisite plus de 30 ans d’archives littéraires et de réalisation filmique, en naufragé d’un monde qui peine à entendre ses artistes.

S’agissant d’un travail réalisé dans le cadre d’un cours optionnel dans une école de Commerce il y a maintenant plus de 30 ans, et qui ne peut pour cette raison prétendre, ni à la rigueur scientifique, ni à la maturité d’un regard averti et aguerri ce document de jeunesse inédit est diffusé librement hors commerce, dans le but de faire découvrir cet artiste russe qu’est Malevitch dont la pensée et l’œuvre ont marqué le XXème siècle, bien au-delà des frontières de la Russie. La Russie dont les liens avec la France ne sont pas en reste, comme on peut le lire dans ce texte qui signe en filigrane, mon attachement à cette culture ce peuple et ce pays qui n’a eu de cesse de nourrir par ses artistes penseurs et écrivains, ma pensée et mon cheminement d’homme et d’artiste depuis.

Rien de politique dans ce geste en nos temps troublés par la montée en puissance de la Russie avec la Chine face à une Europe désarmée et des Etats-Unis au bord de l’implosion démocratique. Ce travail s’inscrit dans une quête hors les siècles. L’Amérique n’est pas et ne sera pas en reste au demeurant sur ce site. Elle a elle aussi ses écrans noirs magiques d’où sont sorties couleurs formes et lumière en fête.

A l’époque du Carré Noir en 1914, outre atlantique, Windsor MacCay, crée Gertie le Dinosaure, le premier film d’animation mettant en scène un personnage en animant un simple trait noir sur fond blanc à l’image. Du Carré Noir au Dinosaure, n’y a t-il pas un curieux écho à l’univers primitif et pariétal qui signe les premiers temps de l’humanité, et renvoie à l’aube de temps nouveaux après destruction d’un monde ancien ?


Au Dinosaure de 1914 en phase avec le Carré Noir, répond en 1919 quand surgit sous les pinceaux de Malevitch en Russie le Carré blanc sur blanc, le noir de noir Felix le Cat d’Otto Mesmer, petite bombe animée qui ouvrira le bal de tous les fuselards en fusée d’Hollywood, au pays des gros cigares et des jolis pépés. A chacun sa sortir du NOIR !


A bientôt pour de nouvelles sorties et Bonne lecture en attendant, pour ceux qu’une quête de l’absolu intéresse. Qui dit suprématiste dit Super Sup’ de Crême, L’artiste !


Eric Desneux

Note : le document mis en ligne sous forme de pdf téléchargeable est un travail d'étudiant sur l'œuvre de Malévitch écrit en 1990 dans le cadre d'un cours sur l'Art Moderne à l'Ecole Supérieure de Commerce de Paris. 

06 février 2024

NOIR DES ESPOIRS

 

Carré Noir sur fond blanc de Malevitch (1914)

Le noir n’est pas soluble. Mais il est explosif... et recouvrable

Celui qui entreprend de se fondre dans le degré zéro des formes des idées des couleurs (je pense à Malevitch et son nihilisme transfiguré, carré noir en 1914, blanc sur blanc en 1918, architectones dans les années qui suivirent) touche le point d’irréductibilité de l’être. Départ d’un possible Infini.

« Je me suis fondu dans le degré zéro des formes, j’ai percé l’abat-jour bleu des limites de la couleur, j’ai pénétré dans le blanc ; A coté de moi, camarades pilotes, naviguez dans cet espace sans fin ; La blanche mer s’étend devant vous. ». Malevitch à propos du suprématisme, point d’expansion de l’art dit “abstrait” en peinture qui inondera le XXème siècle et transformera toute l’approche de l’Art.

Révolution. Exit la toile de chevalet et le bloc de marbre, l’art va investir tous les domaines jusqu’à l’espace et l’informel. Pas d’art conceptuel (inauguré avec Duchamps en 1917), de Pollock et ses projections géantes à même la toile étendue au sol (dans les années 50), d’art brut (le carré noir fut peint sur un bloc de pierre) ou de Pont Neuf emballé par Christo (dans les années 80), sans Carré Noir en 1914.

Alors la fin de notre monde et de notre histoire qui nous annonce bien des plongées dans le Noir…. promet en retour à ceux qui franchiront la passe bien des espoirs. Poursuite en pensée avec Jacques Derrida ? “La Déconstruction n’est pas destruction, c’est un OUI à la VIE”! Déconstruction du langage ? Fin de l’hégémonie du langage discursif. OUI au retour des mots-sons sur ces pages pour faire Signe.

RETOUR de LA VOIX en ligne ? A SUIVRE… Si dans le NOIR l’on ne voit pas, l’on peut toujours ouvrir l’oreille au Vent et sentir passer les Cîmes.

Eric Desneux

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FIN PROGRAMMÉE DES MÉDIAS ?


Le rituel des « oies qui reçoivent la pâtée » (Peguy) hérité de la religion, repris par le politique dans ses discours sur le terrain de l’Histoire à faire, là où la religion s’installait dans l’espérance post-mortem sur sa chaire, est reproduit aujourd’hui mécaniquement à répétition par le médiatique dans ses hauts fourneaux télévisions et réseaux sociaux sur le terrain de l’information, avec la Suffisance et le mépris qui ont toujours caractérisé les pouvoirs qui dominent.

Un organe qui ne remplit pas sa fonction meurt ou disparaît selon les lois de l’évolution. De la même manière que la gente de ce pays a massivement déserté les religions, les partis politiques, les princes et leurs officines, après avoir subi leur joug et constaté leur nuisance, elle rejette aujourd’hui massivement et rejettera demain plus encore, télévisions, médias et journalistes qui ne remplissent plus leur fonction de contre-pouvoir et de médiation.

Eric Desneux

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