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05 février 2024

RÉFRIGIRANCE MÉDIATIQUE ET GLACIATION LUMINIQUE


La caméra peut être autre chose qu’une caisse enregistreuse froide et mécanique. Contrairement à ce qu’en pensent ceux qui l’utilisent comme simple outil de captation d’information, sans intention créatrice, anarchiquement ou normativement. La matière est sensible à l’esprit qui peut l’investir comme l’eau ou l’air chaud investit un contenant. La caméra qui absorbe ma sueur, ma température, mes chocs, mes émotions, vibre au contact de ce que je suis, de ce que je vis dans l’instant. Autant qu’elle vit de la vie de celui ou celle qui s’offre au regard caméra, et transmet à la matière qui incorpore l’information “IMAGE” son ondulation vibratoire.

Une personne filmée émet dans le champs plus que la lumière ; elle rayonne de l’arc électrique de ses émotions qui se répandent dans l’air ambiant et de tout ce que son corps et sa pensée brassent d’énergies et de forces. Energies et forces qui influent sur le cours des photons pris dans les filets de la matrice filmique. Toute prise de lumière se charge de force. Filmer un être avec amour qui vous renvoie son amour, ne produit pas le même résultat que viser un ennemi avec férocité qui vous pointe un regard assassin.

La vie est complexe, elle est avant tout chaleur et vibrance qui perturbent en permanence le cours de toutes les choses, petites ou grandes, humaines et non-humaines. La télévision et les grands médias qui empapillotent la vie dans leurs écrans avec une captation et une diction mécaniques préfabriquées, font penser à ces échoppes standardisées qui servent des encas froids produits en série, réchauffés et agrémentés pour l’occasion, en lieu et place d’un bon repas chaud fait maison.

Quant à ces mille et mille caméras de surveillance qui se multiplient sur tout les territoires, elles impriment à la matière qu’elles produisent, probablement aussi sûrement qu’un cinéaste ou filmeur vivant imprime sa vie aux images saisies, la mort de leur fixité et la froideur de leur œil mécanique dépourvu de conscience créatrice.

Si la télévision et les grands médias qui ont envahi tous les espaces et pris les allures de vitrines réfrigérées renvoient au monde leur haleine givrante réfrigérante et produisent un univers de figures spectrales, la généralisation des images de surveillance produites et stockées en masse sous vide qui fige nos vies et aspirent nos regards, congèle peu à peu le monde et notre lumière dans des banques de données chiffrées stockées en batterie dans des hangars. Il prépare tout bonnement une ère glaciaire de l’émission luminique humaine et une foule de regards hagards.

Vous avez dit “réchauffement climatique” ? Je dis “spectralisation et glaciation luminique” de la Terre.


Eric Desneux

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GRaPHIZ


Poursuite en CREATIONS avec une collections d’écrans travaillés picturalement en mode graph face à un mur. Marques, incises, creusets en la matière numérique comme on s’attaquerait à un mur pour y laisser trace et faire brèche. Les mots jaillis de ces infructuosités surgissent en vents, lames, écume, déchirures, bris de lumière… pour prendre les plis d’une introspection tourmentée qui aspire à une sortie du tunnel.

Images reproduites en mode écran pour faire IMAGE mais consultables individuellement dans l'ALBUM GRAPHIZ sur ma page FACEBOOK ÆRIK ART dédié à mes créations graphiques, picturales et photos.


2007 © Eric Desneux. Tous droits réservés.


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DICTONS DU JOUR SORTIS DU FOUR


Amis du jour, BEAU JOUR

Un brin d’humour pour entamer la semaine ?

Voici trois dictons pour les cinéphiles :

Dans la savane, si les lions sont rois, les zèbres font signe”.

“Feux du cinéma, foire à tout va. Faim de télévision, fin de civilisation”.

“Mot FIN de l’histoire, silence en fond. Fin mot de l’histoire, dictons en foire”.

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PERMANENT FREAK

 


Z comme ZINEMA DE RUE !

En écho à l’article sur le cinéma publié dans la rubrique MONDE, Ze poursuit mon exploration des murs de Paris en traquant les Freaks, i.e les “monstres”* d’Hollywood dans le noir du graph comme il se doit, à savoir dans l’univers du TAG.

Paré pour une plongé dans le “coté obscur” des murs de la Capitale ?

Ci-après une sélection de TAGS puisés à mon ALBUM STREET TAGS 1 publié sur ma page FACEBOOK ÆRIK ART dédié à mes créations graphiques, picturales et photos.

* Note : “freak” signifie monstre en anglais, dans le sens de anormal. Un freak peut être gentil. Les nains, les difformes, les tordus… sont considérés comme des freaks. Rien à voir dans mon langage et ma pensée avec les bizarreries qui peuplent les couloirs des Pouvoirs. Ce que je mire en phare, ce sont les signes dans les marges, là où fleurit la liberté des libres.


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MARX-IST BROZER

 


MARXISTE ? OUI ! Avec les MARX BROZERS.
ASSEZ CLAIR, DIT COMME ÇA ?