Qui n’a pas entendu parler de la lettre de Guy Mocquet ? Combien l’ont lu, je veux dire, réellement, sans préjugés d’aucune sorte ? Elle mérite que l’on s’y attarde un peu. La voici :
25 octobre 2007
FAIRE FACE À LA MORT
15 octobre 2007
COMME LES VAGUES DE LA MER...
Je n’avais jamais vu de match de rugby avant cette coupe du monde. Le soir de la victoire du XV de France contre les All Blacks je me suis retrouvé devant le poste de télévision pendant les 15 dernières minutes de la rencontre. J’ai voulu vérifier ce que j’avais toujours entendu dire du rugby, « un sport de brutes joué par des gentlemen », à l’opposé du football, « un sport de gentlemen joué par des brutes ». Ma première impression me confirma dans ce que je pense du sport à la télévision en général : il y a quelque chose dans le spectacle de ces masses humaines en plein effort qui fascine et réveille en l'homme des émotions intenses et qui en meme temps le plonge dans un profond hébétement, au point de le vider de toute présence à lui même. Je me demande : est-ce le sport ou la télé-vision qui produit cela ? A y regarder de plus près, je constate que rares sont les moments vraiment dignes d’intérêt. Toute l’attention du spectateur semble absorbée dans l’attente de ce quelque chose qui n’arrivera peut être pas et qui quand il arrive, fait "exploser le compteur".
Il y a bel et bien un retour au primitif dans cette expérience mais je ne suis pas sur que cela vienne du rubgy. La télé réduit tout en même temps qu'elle sacralise et cérébralise à l'excès. Il y a quelque chose de la philosophie des coupeurs-réducteurs de tête dans la télé d'aujourd'hui qui se manifeste tout particulièrement dans le spectacle du sport que la tension du direct et la simplicité de l'enjeu rendent immédiatement et intensément lisible. J'ai aimé regarder ces 15 minutes de rugby. Ce qui m'a plu c'est avant tout la forte présence physique des joueurs, meme si vu au travers du poste de télévision, leurs élans gardaient quelque chose d'irréel. Les yeux rivés sur l’écran, je me suis surpris à me fondre dans l’image au milieu de ces corps emmêlés, ressentant jusque dans mes cotes les coups de leurs chocs.
Dans notre monde de plus en plus virtuel, le rugby a cela d’intéressant qu’il nous nous fait vivre quelque chose d’un corps à corps avec la vie et nous rappelle que c’est dans une confrontation avec les autres que l’on progresse. En regardant les All Blacks avancer irrésistiblement vers la ligne de marquage, j’ai pensé à cette phrase de la Révélation d’Arès qui appelle l’homme à se lever comme les vagues de la mer, comme les vagues se ruent contre le roc qui leur barre leur cours, sourdes et obstinées, pour abattre le péché (Révélation d'Arès 28/12). Ah! me suis-je dit.... Si cette farouche volonté d’en découdre et de gagner était appliquée par l’homme à lutter contre ses propres ténèbres, sans défaillir, on ne célébrerait pas à la fin d’un match la victoire de telle ou telle équipe, laissant l’autre équipe se remplir d’amertume, on célébrerait tous ensemble, la victoire de toute l’humanité contre le mal.
15 septembre 2007
DE RETOUR SUR LE PARVIS
Une clameur plutôt qu’un discours
Pour ouvrir cette année
Annoncer le retour
De la voix hélée
Bitume amer
Je pleure
Sur ton insolence indiffère
Et tes rires crâneurs
Non ! La Colère n’est pas éteinte
Je vois, la rage et la froideur t’enserrent
Retiennent tes larmes dans une longue étreinte
De vivre libre, tu désespères
Et pourtant, de l’oreille au cœur
La pente est légère
Jusqu’à quand préféreras-tu la peur
Au dur labeur de vaincre ta misère ?
Celui qui te parle, n’aie crainte
N’est rien de moins qu’un frère
Tourmenté par la même plainte
Qu’il peine chaque jour à faire taire
Car pour renaître pur
Les déclamations sont vaines
Si de son cœur la souillure
N’est pas arrachée jusqu'à l'aine
L’enjeu est de taille
Car abattre la bête immonde
Lovée dans ses entrailles
Fera trembler le monde
De Joie !
Souldigg
03 juillet 2007
BONHEUR RÉVOLVER
Un ami athée à qui je présentais la Révélation d'Ares au cours d'un dîner en lui disant simplement que le but ultime de cette parole était le rétablissement du bonheur sur terre, me répondit sur un ton bravache : « Quand j'entends le mot bonheur, je sors mon révolver! ». Un accueil pour le moins épineux. J'y ai d'abord vu une manière impulsive de s'opposer à mon propos car le premier réflexe de celui que la vérité dérange est d'abord de chercher à la faire taire. J'ai ensuite cherché à comprendre et je lui ai demandé de s'expliquer. Il voulait dire par là que le vingtième siècle et ses horreurs, toutes nées de volonté d'imposer une vision du bonheur (le nazisme, le socialisme, le communisme, le maoïsme, les khmers rouge visaient tous la construction d'une société idéale), l'avait conduit à devenir extrêmement méfiant envers toute tentative de définir le bonheur et même d'en parler ou d'en faire une visée collective.
J'ai acquiescé sur ce point. La Révélation d'Arès reconnaît qu'un grand nombre d'hommes ont été scandalisés et ont abandonné tout espoir pour l'humanité par suite de l'inaccomplissement des fausses promesses brandies par les religieux comme par les politiques. J'ai essayé de lui dire que le bonheur dont je parlais n'était pas lié à l'établissement d'un système, d'une doctrine ou d'un pouvoir (bien au contraire) mais reposait sur l'épanouissement de l'individu libre, aimant et créateur, une voie qui n'a encore jamais été envisagée, mais il n'a rien voulu entendre. Il a rangé le bonheur dans une case "erreur inhumaine" et il coule depuis, contradiction notoire propre à l'homme moderne, son humanité dans le moule conformiste de l'heureux candidat au système qui le protége et qui lui garantit son petit espace de "liberté individuelle", espace dans lequel il voit "son bonheur". Je dis « heureux » car c'est ce qu'il disait être, heureux de savoir que les lois et le système, qui par ailleurs l'enserrent, enserrent également les autres et lui permettent ainsi de jouir du peu qu'il a, en toute tranquillité. Sa vision du bonheur est nombriliste mais sincère et non dénuée de fondements au demeurant. C'est bien tout le problème. Quoi de plus légitime pour l'homme que de chercher à vivre heureux, à connaître joie et plaisirs ? Dieu n'a pas créé l'homme pour autre chose que la joie de vivre sur cette terre et le système que l'homme s'est donné ne manque pas d'attrait. Il s'essouffle voila tout et menace d'imploser.
Comment donc amener ce genre d'homme auto-frustré mais "heureux de l'être" -la majorité des hommes en fait-, à reconsidérer leur notion du bonheur, à l'élargir, à lui donner des ailes pour qu'elle respire aussi de la vie spirituelle ? L'homme a besoin de preuves visibles et sensibles de ce que nous avançons, plus que d'arguments ou de réflexion. Nous prenons à chaque fois le risque de passer pour des idéologues ou des gentils naïfs à parler du bonheur sans avoir le rayonnement qui le traduise immédiatement. « Heureusement que tu n'as pas de charisme, me lança mon ami pour clore la discussion. Car si tu en avais tu pourrais bien convaincre des hommes de te suivre. Tu deviendrais dangereux. Là, je serais vraiment obligé de sortir mon revolver ! ». La preuve qu'il a senti malgré tout dans ce que je lui disais, en dépit de ma faiblesse et de mon manque d'envergure notoires, toute la force de changement et de bouleversement que la Révélation d'Arès promet. « Heureux ceux qui croit sans voir » disait Jésus il y a 2000 ans, saluant par là ceux qui acceptaient de s'engager dans la difficile voie de la spiritualisation du monde sans savoir véritablement ce que le monde changé sera ni quand il adviendra. Ce bonheur là, n'est peut être pas mesurable ni tangible mais il existe.
16 juin 2007
TU NE SERAS LE CHEF DE PERSONNE
Retour après près de 7 semaines d’absence. Les élections passées, que reste t-il de cette effervescence ? Les français ont élu un président qui leur a promis de vastes reformes et ils lui ont donné une nette majorité à l’assemblée nationale. A l’évidence, ils ont été séduits par le candidat qui affirma avec le plus de force sa volonté de changer la France. Une grande partie de la campagne tourna en effet autours de ce thème. Faut il y voir la preuve que les français sont travaillés par la nécessité d’évoluer, de chercher et de s’engager dans d’autres voies et que par là même ils seraient plus enclin à prêter l’oreille à la Révélation d’Arès qui appelle à un vrai changement en profondeur…. de l’homme ? On peut l’espérer. Dommage dans ce cas, qu’ils n’aient pas donné sa chance à François Bayrou, qui incarna jusqu’à l’idée de changer la manière de faire de la politique. Car si Dieu n’attend plus rien de la politique en tant que système (les pouvoirs ont montré le mal qu’ils secrètent dans tous les siècles), il n’en appelle pas moins les hommes qui la font à changer et à faire évoluer leur mode de gouvernement.
Bâtir un monde sans chef*, ne se fera pas sans un retrait progressif et volontaire du pouvoir politique (comme de tous les pouvoirs d'ailleurs), pour faire place à d’autres manières de gérer les affaires collectives qu’il nous reste à inventer. En appelant à dépasser le clivage gauche-droite et en proposant aux français, moins des recettes miracles, qu’une approche mêlée de dialogue et de réalisme pour résoudre leurs problèmes, j’ai vu en F. Bayrou quelqu’un qui pouvait accompagner une évolution en profondeur de la société française. Son échec témoigne, hélas, des blocages qui persistent dans les mentalités. En élisant Nicolas Sarkozy, partisan d’un Etat fort (comme l’était Ségolène Royal), les français ont montré qu’ils sont encore très majoritairement attachés à une vision conservatrice de la société et de l’homme.






