LA PENSÉE EN OTAGE

Bande annonce et animation pilote (2x2'). Réalisation Eric Desneux sous pseudo "Herr IK Dé" (2022)

La pensée en otage est un ouvrage de Aude Lancelin paru aux éditions Les Liens qui Libèrent en 2016. Il dresse un constat alarmant sur les médias français.

« On peut éteindre peu à peu le caractère authentiquement démocratique d’un système d’information sans toucher aux apparences. C’est la situation que vit la France, où le CAC 40 a massivement racheté les médias, imposant une idéologie de la «neutralité» mortifère, propulsant sur le devant de la scène ses valets intellectuels, dévastant l’esprit public. Toutes sortes de mensonges, de pseudo-évidences et de mythes consolateurs empêchent les gens de prendre conscience de la gravité de ces manœuvres. Il est urgent de démasquer celles-ci pour que tous s’emparent enfin de la situation.»

Aude Lancelin est journaliste, spécialiste de la vie des idées, fondatrice de QG.media.




(Extrait de la maquette graphique du projet)

Nota: après avoir essuyé de multiples pressions et déboires pour m'empêcher de poursuivre ce projet qui en est resté à sa phase « pilote », les vidéos mentionnées ci-après ont été retirées de ma chaine TV. Ils demeurent disponibles en diffusion privée sur demande.

Bande-Annonce "LA PENSÉE EN OTAGE" (1')

Épisode pilote  "LA PENSÉE EN OTAGE" (2') - 1.1


Épisode pilote "LA PENSÉE EN OTAGE" (2') - 1.2

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Post-scriptum de 2026 : 

Ce projet, initié en 2020 sur la base d'un pamphlet avant-coureur publié en 2016 qui sonnait l'alarme d'une situation toujours préoccupante, a pour ainsi dire fait son temps. Presque 10 ans plus tard, après une décennie marquée par "l'accélération de l'Histoire", qui ignore que les grands médias n'ont rien à voir avec la liberté d'expression et l'information journalistique, mais tout à voir avec la manipulation de l'Opinion au service de puissants intérêts politiques et financiers ? Soulever ce fait patent est devenu un lieu commun de nos jours. Sonner l'alarme à ce sujet, presque un cliché.

Qui ignore de même que les réseaux sociaux et les messageries encryptées subissent de fortes pressions qui les contraignent à l'abandon de toute confidentialité de leurs utilisateurs et la mise en œuvre de biais de surveillance et d'invisibilisation des voix dérangeantes ? Quand ces dernières ne sont pas utilisées pour noyauter et contenir dans des filets savamment tendus les voix contestataires qui osent encore s'exprimer. Ce que l'on nomme dans un certain jargon, l'opposition contrôlée. Opposition contrôlée parfois "complice", parfois instrumentalisée "à son corps défendant" par les pouvoirs en place. Combien de voix sincères, combatives et pro-actives vivaces mais maintenues sous étroite surveillance sont utilisées comme pot de miel pour mouches voletantes dans la nuit des marges insondables ? Raison probable d'une baisse grandissante de la participation des citoyens réfractaires, même auprès de ces relais.

On peut être reconnaissant à ces antennes de continuer de faire vivre ici un mot, là une idée sur ce terrain médiatique de plus en plus miné. Ils contribuent à ce vaste labeur de semailles de ce qui germera à l'avenir. Je pense à Alexandre Jardin qui envoie à tout va les mots "cœur" et "amour", au Parrèsiaste qui porte "le pari de l'intelligence collective", à QG bien sûr qui perpétue le mot et la fonction "Pensée" contre vents et marées, à bien d'autres, disséminés, dispersés qui se posent en veilleurs, vigies ou lanceurs d'alerte, incarnés de plus en plus par des individus issus de la société civile. Un phénomène qui signe bien cette désaffection du public des enseignes officielles ou institutionnelles, à commencer par les Grands Médias, Mais ces antennes que l'on peut honorer pour le sacrifice qu'elle font de leur tranquillité et sécurité personnelles, n'échappent ni aux algorithmes qui super-structurent les flux d'informations sur ces réseaux, ni à la surveillance et manipulation de ce qui gravitent dans leur sillage. Quant à évoquer ce qui permet de recréer du lien en base et d'unir des forces dans un combat...


À l'heure de l'IA-flic généralisée et de l'isolement derrière les écrans, l'urgence à sonner n'est plus de "s'emparer de la situation" comme le reprenait la bande-annonce du projet LA PENSEE EN OTAGE avec appel à prendre pied dans les médias pour faire vivre la liberté d'expression mais d'alerter sur les dangers profonds et réels de l'envahissement de ces réseaux interconnectés et d'échapper à l'aspiration de notre attention, de nos données et au contrôle total de nos vies par la Matrice si habile à nous prendre et retenir dans ses filets. Dit autrement, l'enjeu mute. "Médiatiser notre refus du tout médiatique" voilà l'issue pour les résistants à l'ordre établi qui s'y signent encore ostensiblement aujourd'hui. De "conquête" il passe à "sortie" de la toile médiatique prise dans le même tourbillon que sa sœur siamoise, la nasse politique, de défiance sinon de rejet par la population. 

La scène politico-médiatique est de fait devenue un "théâtre de marionnettes" comme le rappelait Aude Lancelin dans son ouvrage, théâtre dont le but n'est pas de porter sur la place publique les débats de la société mais de détourner et instrumentaliser notre attention, quand il ne s'agit pas simplement de nous maintenir dans notre impuissance d'agir isolés derrière nos écrans. Diviser pour mieux régner, vieil adage des pouvoirs qui gouverne aujourd'hui la Toile, plus que jamais d'actualité. Les réseaux et canaux dit complotistes qui témoignent à leur manière d'une sortie du "Médiatiquement correct", n'échappent pas à ce phénomène de captation, de conditionnement et d'isolement des esprits qui génère attentisme et de la pensée comme de l'action collective, traits marquants des religions soit dit en passant. Nous vivons des temps de basculement qui appellent un complet changement de paradigme du médiatique et de son usage comme des voies concrètes qui changeront le monde. C'est à retrouver ce qui fait réellement sens et peut vraiment nous relier que nous sommes appelés. C'est à libérer nos pensées prises en otage par le médiatique qui sonne comme une ère glaciaire de la relation humaine sur fond de glaciation luminique de l'être, que nous devons œuvrer.