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05 janvier 2024

CROIRE OU S'INTERROGER



Le verbe “croire” prend racine en “credere”
Mot latin qui veut dire confiance donnée
De bonne foi sans preuve tangible
Ni vérifiable à l’objet de sa pensée


Si “croire” est donner foi indéfectible
Jusqu’à défier le sensible et le Voir
Quelle place donner alors dans la foi
Au doute et à l’interrogation motrice ?

Croire est en esprit une position de pensée
qui familièrement s’oppose à celle de douter
Doute qui est le moteur de toute réflexion
Et agent d’évaluation de toute action

Descartes père de la Méthode et du rationalisme
l’a brillamment démontré au point d’en faire un maxime
Que tous connaissent et adoubent sans battre d’un cil
« Je doute donc je pense, je pense donc je suis »

Alors que penser de croire quand il s’agit de réfléchir ?
Si croire à n’en pas douter est avoir les idées fixes
Ne serait-il pas antinomique à penser qui enfile 
doute et idées claires comme des perles pour évoluer ?

C’est que croire est dans l’esprit comme douter

Un jalon nécessaire pour établir
Il fait contrepoint nécessaire au doute embarqué
Il offre netteté du regard là ou le doute produit du flou
Il est assise du projeté là ou le doute le fait tanguer

Croire peut être moteur en cela qu’il porte en force la volonté
Même si cette volonté est circonscrite ou orientée

Croire est comme poser en pensée les fondations de developpements futurs
Dont je peux vérifier et mesurer le bien-fondé Par l’expérience vécue ou l’observation


Du précipité et du résultat de mes operations
Si tant est que j’aurais poursuivi ou déroulé mon action
Sans départir mes actes de ma pensée et de mes présupposés

Vous aurez reconnu là une forme d’empirisme
Empirisme qui selon moi est conforté et confirmé
Par ce que je lis du Créateur quand Il dit qu’Il “fait”
Et “voit” ensuite une fois créé le résultat donné
Comme le rapporte la Genèse de l’Univers
Jour après jour dans la Bible jusqu’au septième

Quand “Dieu fit…” la lumière, la terre et toute la Création (Genèse)
Il marqua chaque pas pour “voir que cela était bon” (Genèse 1/4, 1/10, 1/12,…)
Avant de porter plus haut et plus loin Son Action
Il s’y prit même à deux reprises pour l’animal divinisé
Qu’Il créa à Son Image “homme et femme” (Genèse 1/26-27) pour le parachever
Après avoir d’abord créé l’Humain (Rev. d’Arès vii/6) d’une seule entité

“Il n’est pas bon que la créature humaine soit seule (Genèse 2/18) dit-il car il vit
Une fois que le glébeux fut créé et se mit à vivre
Quoi ? Nous ne savons pas mais Dieu acta sa méprise
Le parachevé Homme et Femme pour l’aider à assumer (Genèse 2/22)
Son Destin de co-créateur à qui Il confia la Terre
avant de reprendre Sa Course dans L’Univers

Oui, vous m’avez bien lu, j’ai bien écrit “Il “confia”
La Terre à “Adam et Eve” comme pour rappeler la foi
Qu’Il mit en eux deux pour porter Son Projet
Ainsi remit-Il entre leurs mains Son Œuvre Créée
Pour relancer Sa Création à partir d’un nouveau palier
Au bord d’un abîme avec cette question : feront-ils Ma Volonté?
Dire qu’il douta n’est pas de mise ici
La question posée existe simplement
Comme éventualité parmi tous les possibles
Qui existent dans l’Omniscience

Croyance et doute forment ensemble une dialectique
Ils sont les maillons d’une même dynamique
Sans lesquels il ne saurait y avoir création de Pensée
De même que pensée et action tournent ensemble pour engendrer
la Création avec sa part de risque
Alors croire pour croire sans douter
N’a pas beaucoup de sens selon moi sauf si c’est pour préparer
Le terrain sur lequel je vais plus tard m’engager et œuvrer

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